La Chapelle-Bertrand est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, dans la région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie La commune est située sur le massif Armoricain, au pied du point culminant des Deux-Sèvres : Le Terrier du Fouilloux, alt. 272 m.
La Chapelle-Bertrand, commune rurale de 418 habitants (recensement de 1999), s’étend sur une superficie de 1905 hectares et appartient au canton de Parthenay dont elle est distante d’environ Elle se situe également dans une région que l’on appelle Gâtine ce qui désigne une région de terres « gâtées », c’est-à-dire des terres maigres, pauvres.
La nature géologique du sol est propice aux prairies, et facilite une vocation agricole essentiellement tournée vers l’élevage. Les paysages sont légèrement vallonnés et verts, verts des prairies, verts du feuillage des arbres, nombreux dans la région, en effet la plupart des pièces de terre sont entourées de haies épaisses où les chênes têtards, les châtaigniers, les ormes, parfois les pommiers et les cerisiers composent le boisement. L’eau est également omniprésente, c’est le pays des sources, fontaines, mares, étangs, ruisseaux.
Localisation et communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Parthenay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , La Chapelle-Bertrand est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Parthenay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (65,6 %), zones agricoles hétérogènes (22,9 %), terres arables (11,4 %), forêts (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de La Chapelle-Bertrand est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999, 2010 et 2018, chapitre Risque inondation..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1995 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de La Chapelle-Bertrand est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie
Histoire
Vers l’an 1300, La Chapelle-Bertrand était dénommée Capella Bertrandi. L’église paroissiale était consacrée à saint Saturnin de Toulouse et dépendait du prieuré-cure de Parthenay-le-Vieux.
Les hommes préhistoriques ont laissé trace de leur passage dans la localité, et près de l’Orgère, la Pierre Levée indique l’existence d’un menhir. Quant au nom même de l’Orgère, il fait penser à la présence d’anciennes mines d’or.
La population a atteint son apogée en 1886 avec 724 habitants et son minimum en 1800 avec 276 habitants.
Politique et administration
Population et société Démographie
Enseignement
Manifestations culturelles et festivités
Sports
Médias
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments 1 église non-ouverte au public, 1 château classé et privé en cours de restauration, ouvert au public lors de manifestations occasionnelles, 1 circuit de randonnée pédestre,
Découverte du petit patrimoine : Fontaine et lavoir du Fontagnoux.
Église Saint-Saturnin L’église paroissiale était celle d’un prieuré-cure dépendant de Parthenay-le-Vieux.
Bâtie à proximité du château, restaurée au , elle a été agrandie d’une travée et dotée d’un porche surmonté d’un clocher, qui ont remplacé un ballet. La nef était courte, elle a été refaite et couverte d’une voûte d’arête en brique. Au-dessus du carré, un oculus ouvert à la clef de la voûte ogivale, rappelle l’existence d’un clocher qui dut être lui-même anciennement remplacé par une bretèche dressée au sommet du pignon. Le chœur roman a été très restauré si bien qu’il est malaisé d’en déterminer les parties vraiment anciennes.
Monocylindrique, la vieille croix du cimetière ne peut être attribuée avec certitude à l’époque romane.
Château du bourg
Au chevalier Louis Normandin, au , premier seigneur connu de La Chapelle-Bertrand, succéda Jehan Bonnet, également seigneur de Saint-Lin et de La Boissière-en-Gâtine.
En 1549, Madeleine, fille de Léon de Melun, apporta, en l’épousant, terres et château à François d’Escoubleau de Sourdis. Leur descendant, René d’Escoubleau, vendit le domaine, en 1776, à Gabrielle Poignand de Lorgère et à son frère Jean. Dernière de sa lignée, Louise-Eugénie Poignand de Lorgère épousa, en 1813, Alphonse d’Aubéri, chevau-léger en 1814, qui, l’année suivante, accompagna Louis XVIII dans son bref exil à Gand, avant de participer à la chouannerie de 1815 avec Louis de La Rochejaquelein. Dernière du nom, Louise-Radegonde d’Aubéri, célibataire, fille du marquis Louis-Gaspard d’Aubéri du Maurier, après avoir consenti divers dons à des institutions religieuses, légua, en 1967, plusieurs fermes de la commune et le château de La Chapelle-Bertrand à son parent, le comte Louis de La Bérurière de Saint-Laon, du château du Puy-Louet, aux Aubiers. Pour le promeneur venant de la direction de Parthenay, s’ouvre, sur la gauche, à l’entrée du petit bourg de La Chapelle-Bertrand, une longue allée bordée d’arbres séculaires.
Elle mène au château, à la cure toute proche et à l’église qui était celle d’un prieuré-cure dépendant de Parthenay-le-Vieux. Remarquable spécimen de l’architecture du , le château, inscrit depuis 1929 à l’ISMH (Inventaire supplémentaire des Monuments historiques) a été classé en 1991. Son côté gauche est à demi effondré, et en 1998, l’effondrement s’est poursuivi dans la plus grande indifférence. Entre les deux massives tours rondes qui se dressent aux extrémités de la façade du château, s’élève une autre tour, polygonale celle-là. Son toit s’orne d’une élégante fenêtre à pignon à gables. Les fenêtres à meneaux du rez-de-chaussée sont dotées de solides grilles de fer. Une porte surmontée d’un arc en accolade et d’un blason donne accès à un bel escalier en colimaçon conduisant à de vastes salles aux grandes cheminées. Depuis , il est la propriété de M. et Joël Will, qui souhaitent le restaurer et l’ouvrir au public, la première ouverture a eu lieu en , et les travaux de restauration sont engagés depuis .
Château de La Touche-Ory La Touche-Aury tire son appellation d’un nom de lieu d’origine pré-latine signifiant : « réserve de bois entre les défrichements ». À une date indéterminée, et pour distinguer la Touche d’autres terres portant le même nom, on ajouta à son appellation un nom de personne d’origine francique, qui était probablement celui du propriétaire de l’époque.
Vers le milieu du , c’est une demoiselle Nicole Sicard, dame de Viennay qui en est propriétaire, mais à la suite d’un échange, la Touche Ory entre dans la famille Poignand pour y rester jusqu'à la fin du siècle.
Au début du elle est passée dans la famille des Pineau par le mariage de Jacques Pineau avec Catherine Poignand, puis vers le milieu du passa dans la famille Pouget par le mariage de Jeanne Pineau avec Pierre Pouget, qualifié de commissaire de l’Artillerie.
Le , le fils du propriétaire rend aveu au duc de la Meilleraye en ces termes : " Sachent tous que de vous, très haut et très puissant seigneur, monsieur Armand Charles, duc de Mazarin, de la Meilleraye et de Mayenne, pair de France, je Vincent Pouget, fils aîné de Pierre Pouget, tient et avoue tenir de mon dit seigneur, à cause de votre seigneurio de la Crolaye, réunie et incorporée à votre duché de la Meilleraye, a foi et hommage plein, 25 sols de cens et un éperon doré de service quand le cas advient, les choses qui ensuivent, c’est à savoir : une borderie de terre appelée la Touche-Aury, avec ses appartenances de maison, vergers, prés, bois, étang, garenne, ainsi que toutes autres choses quelconques, sises en la paroisse de La Chapelle-Bertrand.
À la fin du , La Touche-Aury passe à une nouvelle famille, lors du partage de la succession entre leurs cinq enfants, elle échoit à Marie Pouget, épouse de Pierre Chaboceau, avocat au Bailliage de Parthenay. Elle passe ensuite dans la famille des Olivier par le mariage de Marie Geneviève Chaboceau avec Pierre Augustin Olivier, sieur de la Barrière.
Le château est à la famille Allard .
Château de La Rouillère