La Crèche est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Le , Chavagné est rattachée à Breloux-la-Crèche (fusion simple) qui devient La Crèche.

Géographie Au nord du Bassin aquitain, dans la plaine de Niort, le bourg de La Crèche s'est implanté de part et d'autre de la Sèvre niortaise. À l'origine, trois villages existaient : Saint-Carlaix, Breloux-la-Crèche et Chavagné. L'unification de ces trois communes le a permis de rassembler des moyens humains et financiers de part et d'autre d'une voie ferrée établie à la fin du , d'une voie royale, devenue nationale puis déclassée aujourd'hui en route départementale.

Au début des années 1980, l’autoroute A10 (Paris-Bordeaux) traverse la commune, depuis l’autoroute A83 (Niort-Nantes) s'est greffée dessus. Ce nœud autoroutier a permis l'installation d'industries nouvelles qui sont venues suppléer les activités du milieu du , à savoir la fabrication de « paniers à beurre, fruits, huîtres... » en peuplier. La population s'est accrue.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maixent-l'École à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , La Crèche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La CrècheUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Niort, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,7 %), zones urbanisées (12,3 %), prairies (11,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %), forêts (2,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de La Crèche est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Sèvre Niortaise, le Chambon, le Musson et le Lambon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation.. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vallée de la Sèvre Niortaise amont », approuvé le , dont le périmètre regroupe ..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Crèche. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de terrains, notamment des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 43,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2003, 2005, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.

Risque technologique La commune est en outre située en aval du barrage de la Touche Poupard, un ouvrage de classe A mis en service en 1995 sur le cours d’eau le Chambon, affluent de la Sèvre Niortaise. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie

Constituée sous le nom de "Sanctus-Petro-De-Berlo"Nommé dans le cartulaire de Saint-Maixent. traduit par "Saint-Pierre-De-Berlus" en français, la commune s'appelait "Berlo" au siècle, et se nommait "Berlou" au .

Puis, en 1622, apparaît "Brelou" qui gardera cette orthographe jusqu’en 1830. Là viendra s’ajouter le " x " final ce qui donna "Breloux". Elle prend ensuite le nom de "Breloux-la-Crèche" en fin 1911, puis celui de La Crèche en 1966 à la suite de la fusion avec Chavagné

Histoire Préhistoire et Protohistoire Dès l'époque paléolithique des hommes circulent sur le territoire de La Crèche. De nombreux bifaces ont été découverts à Boisragon. Ils ont été étudiés par Marcel Bizard et publiés dans les revues historiques locales.

L'époque néolithique ou « Âge de la pierre polie » est également représentée par des haches en silex ou en dolérite, trouvées en divers lieux. Le Néolithique moyen, caractérisé par les mégalithes, est attesté par des toponymes, comme la Pierre Levée, la Pierre Allay, etc. mais aucun dolmen ni menhir ne susbsiste aujourd'hui.

Pour le Néolithique final ou récent, nous connaissons un camp découvert grâce aux photographies aériennes réalisées par Maurice Marsac au lieu-dit la Seppe. Il est composé d'un fossé creusé dans le substrat calcaire avec l'aide de pics en bois de cerf.

Les âges des métaux (bronze et fer) ont laissé des traces d'enclos circulaires repérés par photographie aérienne en divers lieux (travaux de M. Marsac).

Antiquité L'époque antique est représentée par des villae gallo-romaines comme celles de la Pierre Levée, des Brangeries et par le vicus de La Fougeoire occupé du I au de notre ère et étudié en partie par M. Marsac de 1965 à 1969.

Moyen Âge L'époque mérovingienne, au , a laissé une nécropole avec une quarantaine de sépultures en pleine terre et quelques sarcophages et couvercles en calcaire. Deux d'entre eux portent des croix à triples traverses en bas-relief. Un habitat de cette époque a été localisé à proximité des vestiges gallo-romains de la villa des Brangeries (diagnostic archéologique Marie-Claude Bakkal-Lagarde). Les traces se limitaient à des trous de poteaux et des fosses silos, creusées dans le substrat.

Vers l'an mil, l'habitat se regroupe autour d'églises romanes à Saint-Carlaix, à Breloux. Des châteaux forts permettent la surveillance du territoire. Le château de l'Isle sur la Sèvre niortaise, dont il ne reste rien, était un de ceux-là.

Le château de Bougouin () avait le droit de châtellenie et relevait du comte de Poitiers, puis du seigneur de Saint-Maixent.

Période de la Grande Guerre (1914-1918) L’année 1914 commence par un événement festif, la grande cavalcade, qui a lieu le lundi de Pâques, le . C’est une première pour la ville. Le défilé, sur le thème « Hier et aujourd’hui », attire de nombreux spectateurs du département, principalement de Niort et Saint-Maixent, venus admirer une quinzaine de chars thématiques..

L’ordre de mobilisation, le , est lu par un tambour à différents endroits de la ville.. Les premiers mobilisés partent dès le 2, les autres, les jours suivants.. Les soldats de la Crèche sont principalement affectés au RI de Poitiers et au RI de Saint-Maixent, mais également dans les régiments plus distants comme le 63 à Limoges, le 68 à Issoudun, le 90 à Châteauroux, le 107 à Angoulême, le 135 à Angers.…

Bien que très éloignée de la ligne de front, la ville est affectée par la guerre. D’abord par les restrictions, la hausse des prix et les réquisitions, puis par l’arrivée de réfugiés belges dont certains sont hébergés par les habitants..