La Villa des Rosiers est une maison bourgeoise construite au . Elle est située au 3 bis de l'avenue de Castelnau à Montpellier, dans le quartier des Beaux-Arts.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à la suite de l'invasion de la zone non-occupée par les forces allemandes, elle est réquisitionnée du au par la Gestapo et le Sicherheitdienst (SD). Elle sert alors de lieu de torture et d'exécution extrajudiciaire. Ses locaux sont également utilisés par la brigade spéciale de la police nationale dirigée par l'intendant de police et directeur régional des Groupes mobiles de réserve (GMR) nommé par le régime de Vichy, Pierre Marty. Elle se trouve d'ailleurs à proximité de la caserne de Lauwe où s'était installée la Milice.
Histoire La Villa des Rosiers est souvent confondue avec la Villa Saint-Antonin qui abritait les bureaux administratifs du Kommando der Sicherheitpolizei und der Sicherhietdienst (KDS) de Montpellier commandé par le SS-Obersturmbannführer . La Villa Saint-Antonin était sise au 6 de l'avenue de Castelnau, de l'autre côté de la route ; elle est rasée après-guerre et une plaque commémorative est apposée à son adresse, ce qui explique la confusion. En réalité, la Villa des Rosiers était l'annexe de la Villa Saint-Antonin, où avaient lieu les interrogatoires.
À la Villa des Rosiers sont torturés, avant d'être fusillés à la butte du stand de tir de La Madeleine ou déportés vers les camps de concentration nazis via le Frontstalag 122 de Compiègne, de nombreux résistants héraultais mais aussi lozériens, dont Jacques Lafont alias "Legrand", arrêté le Le ; René Devic, arrêté le ; Louis Cabanette, Émile Gibelin, François Olive, Marcel Pierrel, Olivier de Framond, Albert Picolo et Serge Wourgaft, arrêtés le La Résistance en Lozère, CD-ROM publié par l'association pour des Études sur la Résistance Intérieure (AERI) et réalisé par l'Association Départementale des Anciens de la Résistance (ADAR), 2006 ; Sylvain Gargon ; René Poitevin alias "Fouillet-Paulet", arrêté le ; Roger Abbal et ses parents, ainsi qu'Alex Piquet de Camplong et François Revelle, arrêtés le ; Eugène Taly, arrêté le ; Ernest Sourdon, arrêté le .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Collaboration policière sous le régime de Vichy Histoire de la police française Histoire de Montpellier Occitanie pendant le régime de Vichy Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Gestapo Catégorie:Police politique Catégorie:Sicherheitsdienst Catégorie:Service de renseignement et de police du Troisième Reich