Raheem Kassam (né le ) est un journaliste et homme politique britannique, soutien de la droite libertarienne. Il est notamment le conseiller en chef de Nigel Farage quand celui-ci est à la tête du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP). En 2016, il postule à la direction de l'UKIP, avant d'abandonner la course.

Vivant entre le Royaume-Uni et les États-Unis, il crée une version britannique du site Breitbart News, lancé par Steve Bannon. Il est également rédacteur en chef de Human Events, qu'il abandonne au profit de The National Pulse. Selon le site Bridge/Factsheet, .

Enfance Raheem Kassam est né à l'hôpital Hammersmith de Londres, de parents immigrants tanzaniens d'origine indienne de Hillingdon, dans le Grand Londres. Il a été élevé comme musulman ismaélien, mais en 2016 a affirmé qu'il ne pratiquait plus depuis plus de 10 ans. Il se dit alors athée, affirmant que le rejet de sa foi religieuse lui a été inspiré par Christopher Hitchens selon qui .

Éducation Raheem Kassam a fait ses études à l'école Bishopshalt, une école publique polyvalente d'Uxbridge, puis au St Helen's College de Hillingdon, puis a étudié les sciences politiques à l'université de Westminster.

Kassam a brièvement travaillé quand il était étudiant pour la banque Lehman Brothers avant qu'elle ne fasse faillite (lors de la crise de 2008, crise qu'elle a par ailleurs contribué à déclencher). D' à , il aurait, selon luiprofil Linkedin de Raheem Kassam, travaillé comme chercheur pour Governetz Limited.

Activisme étudiant Conservative Future Jeune étudiant, Raheem Kassam a été en 2008-2009 vice-président de la branche de Hillingdon du Conservative Future (CF), puis du Conseil exécutif national de l'organisationRaheem Kassam sur Linkedin. Le CF est le mouvement de jeunesse du parti conservateur en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord. Il a été créé en 1998 et se présentait en 2006 comme la plus grande organisation politique présente sur les campus britanniques affirmant que le nombre de ses membres a déjà atteint les ).

Raheem Kassam a mis à profit la généralisation de l'usage de l'internet et des smartphones chez les étudiants pour diffuser ses messages via les réseaux sociaux, dont : en tant que directeur exécutif du site Web controversé de droite, The Commentator dénoncé pour des articles troublants, laissant par exemple entendre qu'il n'y a pas des de bombardement ou d'abris anti-bombes à Gaza (à l'époque où les étudiants manifestaient contre ces bombardements)à titre d'archive : lien vers l'article (supprimé) Why there are no bomb shelters in gaza http://www.thecommentator.com/article/2076/why_there_are_no_bomb_sh elters_in_gaza ; en tant que fondateur de Trending Central, un autre site Web controversé diffusant des « nouvelles » de droiteà titre d'archive : http://www.trendingcentral.com/about/, cité par la Motion de condamnation déposée contre ‘Student Rights’ par Alex Brooks (President, Students’ Union University of Greenwich), secondé par Owais Chishty (VP Education and Welfare, SUUG).

Groupe « Student Rights » Raheem Kassam a aussi dirigé un groupe dénommé Student Rights créé en 2009 ; groupe qui s'est fait connaitre par des déclarations à la presse, jugées par Alex Brooks (président de l'union des étudiants de l'université de Greenwich), secondé par Owais Chishty (vice-président du SUUG) .

Ce groupe , s'affichait comme ayant le projet de lutter contre l'extrémisme dans les campusLien donné à titre d'archive : http://www.studentrights.org.uk/about_us (extrêmisme incluant selon Kassam la vague de manifestations (pacifiques) qui a gagné les campus du Royaume-Uni en guise de protestation contre le bombardement israélien de la Gaza dans le cadre de l'opération Plomb durci)Lien donné en guise d'archive : http://www.studentrights.org.uk (Site internet fermé), cité par la Motion de condamnation déposée contre ‘Student Rights’ par Alex Brooks (President, Students’ Union University of Greenwich), secondé par Owais Chishty (VP Education and Welfare, SUUG, mais selon le syndicat étudiant NUS il pratiquait plutôt une stratégie de , au point de susciter un contre mouvement étudiant baptisé « Real Student Rights », supporté par des groupes divers.

Le groupe Student Rights de Raheem Kassam a ensuite admis être en réalité un projet caché de la Henry Jackson Society, think tank néoconservateur dont Kassam faisait aussi partie, et dont le directeur associé, Douglas Murray, a fait valoir que et .

L'Institut anglais des relations raciales (IRR) a relevé, avec inquiétude, que les publications de Student Rights ont été qui a conduit à des menaces de violence signalées ayant conduit à l'annulation de l'évènement par l'université de Greenwich.

Henry Jackson Society En 2011 (ou depuis septembre 2010 selon son profil Linkedin tel que cité par Powerbase, Kassam a été employé comme directeur des campagnes au sein de la Henry Jackson Society, think tank de tendance néoconservatrice libertarienne de droite, se présentant comme voué à la politique étrangère.

Raheem Kassam contre la Libye de Kadhafi Raheem Kassam a fait campagne contre la London School of Economics (LSE) pour avoir accepté de l'argent de la Libye de Kadhafi ; le directeur de l'université Howard Davies démissionnera plus tard quand de nouvelles révélations montreront l'étendue des relations entre cette école et le régime de Mouammar Kadhafi.

Carrière politique thumb|Raheem Kassam s'exprimant au Conservative Political Action Conference (CPAC-2018) en 2018 au National Harbour (Maryland, États-Unis).

Rédacteur en chef de « The Commentator » Kassam s'est présenté sur son fil tweeter comme rédacteur en chef de la plateforme internet controversée The Commentator. The Commentator était aussi une entreprise à responsabilité limitée créée par Theformationcompany.com Limited pour le compte de Kassam sous le nom Commentator Media Limited , créée le , basée à Pinner, déclarée « compagnie dormante », puis dissoute trois ans plus tard : le ). Kassam était propriétaire de 100 % des parts et en était le directeur (officiellement à partir du ). Sa déclaration au registre du commerce, le dit né en .

Il a quitté cet organisme, après s'être brouillé avec son fondateur et premier rédacteur, Robin Shepherd (qui a ensuite décrit Kassam comme ). The Commentator. Selon Iain Dale () Kassam a démarré avec l'idée de créer son propre site Web, multi-contributeur, dit Trending Central. L'entreprise s'est auto-dissoute.

Création d'une version britannique de « Breitbart News » Après qu'ils se sont rencontrés lors d'un panel à l'occasion de la conférence « Young Britons' Foundation » (YBF-2013), Kassam a été embauché par Steve Bannon pour lancer et diriger une édition londonienne du journal américain d'extrême droite Breitbart News. Kassam a démarré la version londonienne de « Breitbart News » avec James Delingpole, un journaliste anglais se décrivant lui-même comme « conservateur libertarien ».. Il y reviendra en 2014 quand l'UKIP ne voudra plus le payer en son sein après que Farage n'ait pas été élu député, il y est à nouveau rédacteur en chef, durant quatre ans ; Kassam quitte le journal en .. Selon l'ONG durant la mandat de directeur de Kassam, Breitbart a été un média « pro-Farage », « pro-UKIP » et « obsessionnellement anti-islam et anti-immigration ».

Participation à divers think tanks et groupes de pression Kassam a contribué à plusieurs groupes de réflexion conservateurs de droite ou d'extrême droite, dont : le TaxPayers' Alliance ; Kassam dit avoir dirigé durant 4 mois (de juin à ) la Coalition Against Hate Education au sein de ce lobby libertarien anti-impôts ; il dit y avoir été chargé de forger des alliances internationales avec d'autres think tanks afin d'influencer les politiques publiques à l'échelle mondiale dans l'espoir de mettre fin à « l'éducation haineuse », souvent financée - selon lui - par les contribuables ; le Bow Group ; le Gatestone Institute ; le Middle East Forum ; le « GreenCEASE » : cette ONG semble être, selon Powerbase.info, dont Kassam a été rédacteur en chef.. Durant un an environ « GreenCEASE » (dont le nom pourrait parodier celui de Greenpeace) a contribué à instiller le doute sur la réalité du réchauffement climatique et de la crise environnementale). En avril et , dans le Huffington Post, Kassam a signé plusieurs articles de blog en s'auto-désignant comme directeur du «GreenCEASE». (le lien cité au bas de ses articles a redirigé vers un site de mariage) puis a été désactivé.. Ce « Centre vert pour l'analyse économique et l'environnement durable » était supposément voué à l'analyse de l'impact économique des préoccupations environnementales mondiales, en adoptant une approche de « neutralité carbone axée sur le principe de la croissance d'abord ». Il visait aussi à « s'assurer que ceux qui ne sont pas activement impliqués dans les efforts environnementaux ne soient pas contraints ou enrôlés dans tout mouvement contre leur volonté » ; dénonçant les scientifiques et militants environnementaux, et un « impérialisme vert » qui seraient (selon Kassam) à l'origine d'un alarmiste climatique hypocrite, de gaspillages, de corruption et de mesures de précaution ou protection supposément en réalité dommageable pour l'environnement.. Kassam y dénonce y compris les mesures gouvernementales visant à réduire le changement climatique. Ce site Web, ouvert le ainsi que son compte Twitter semblent inactifs depuis , puis le site a été fermé. Son compte Twitter cite l'Institut Heartland (réputé être le principal support du déni du changement climatique puis du climatoscepticisme dans le monde, ou encore la Global Warming Policy Foundation (GWPF) un think tank créé par Nigel Lawson source de désinformation sur la science du climat. GreenCEASE a relayé de nombreux « sceptiques AGW » (AGW signifiant ici réchauffement climatique anthropique)ex : GreenCEASE a relayé des usagers tels que @globalwarminghoax, @skepticscience, @ClimateScam, @AGW_IS_A_HOAX et bien d'autres ou Peter C. Glover présenté comme «expert en science du climat» par The Commentator, auteur d'articles dénigrant les écologistes, dont via son livre (co-écrit) : Energy and Climate Wars: How Naïve Politicians, Green Ideologues, and Media Elites are Undermining the Truth About Energy and Climate figure parmi le textes de déni du changement climatique selon un article sur ce sujet publié par la revue American Behavioral Scientist. « Young Britons' Foundation » (YBF), controverséeLe rapport 2017 de l'ONG antiraciste Hope not Hate (basée au Royaume-Uni) cite la Young Britons Foundation comme un (voir et 22), décrite par son fondateur, Donal Blaney, comme une « madrassa conservatrice ». Lancé en juillet 2003, initialement supposée former de futurs politiciens de centre-droite, elle a été influencée par le conservatisme américain, dont via des partenariats avec des think-tanks et des fondations américains conservateurs, qui l'on conduit à notamment introduire au Royaume-Uni un mouvement de droite américain qui s'est développé sur les campus, visant à lister et dénoncer ce que ce mouvement percevait comme un « biais » ou « parti pris » de gauche dans les universités.... Des fonds privés la finançaient.. L'ancien premier ministre David Cameron a cherché à s'en distancier parce que devenue source d'une radicalisation des jeunes militants du parti et fin 2015 (le ) le Times annonçait la démission de Donal Blaney (directeur général) à la suite des allégations d'inconduite de son directeur (Mark Clarke)..... En novembre 2016, le site Web de YBF n'était plus maintenu.. Kassam a été l'un des membres et partisans de la YBF ; c'est via cette fondation qu'il a fait connaissance de Nigel Farage, par l'entremise de Matthew Richardson (alors secrétaire général de la YBF) ;