Sainte-Blandine (Sénte Bllandine en poitevin-saintongeais) est une commune déléguée d'Aigondigné et une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Le territoire de l'ancienne commune couvre . Il est limitrophe de Mougon et Thorigné au nord, de Verrines-sous-Celles à l'est, de Saint-Médard et Brûlain au sud et de Prahecq à l'ouest.
L'habitat est réparti entre le bourg de Sainte-Blandine et plusieurs écarts. L'Inventaire général du patrimoine culturel cite Tauché et Saumon comme les plus importants. Le territoire comprend également Bois-Renoux, Challoue, Fief-Briant, la Forêt, le Magnou et la Pièce, ainsi que les fermes isolées de Belle-Plaine et du Genet et le château du Courteil.
La partie située à l'ouest de Sainte-Blandine et de Tauché est historiquement moins bâtie. Le paysage rural conserve par endroits des chemins bordés de murs en pierre sèche.
Toponymie Le nom de la localité est anciennement attesté sous la forme Sainte-Plasine. Dans ses Mémoires de la Ligue, Simon Goulart rapporte qu'en 1588, lors des opérations menées dans la région par les troupes d'Henri de Navarre pour s'emparer de Niort, l'une d'elles « s'achemina jusques à un Carrefour, près le Bourg de Sainte Plasine ».
En poitevin-saintongeais, Sainte-Blandine est appelée Sénte Bllandine.
Histoire Ancien Régime La plus ancienne mention connue de l'église de Sainte-Blandine remonte à la fin du . Elle appartient à un prieuré de chanoines réguliers de saint Augustin.
Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Sainte-Blandine relève de l'élection de Saint-Maixent et dépend en partie de la prévôté de Melle. Sur le plan religieux, elle appartient à l'archiprêtré d'Exoudun. Le « grand chemin dit rochelais » longe alors une partie de la limite sud de la paroisse avant d'atteindre Saumon.
Deux trésors constitués de monnaies d'or françaises et espagnoles des ont été découverts à proximité du lieu appelé « Champ doré ». Selon l'Inventaire général du patrimoine culturel, ces découvertes témoignent probablement d'un courant commercial, notamment lié au commerce des mules.
À l'époque de la Réforme, une part importante de la population adhère au calvinisme. Cette implantation protestante a notamment laissé de nombreux cimetières familiaux privés sur le territoire de Sainte-Blandine.
L'église est probablement restaurée avant 1714 et est mentionnée en bon état au cours du .
Époque contemporaine À la Révolution française, l'église est vendue puis partiellement démolie. Ce qui subsiste de l'édifice est donné à la commune en 1859, avant d'être remis en état et restauré.
Lors de la création du département des Deux-Sèvres, Sainte-Blandine est rattachée au canton de Celles-sur-Belle. Au , la communauté protestante de Sainte-Blandine, avec celles de Celles et de Verrines, constitue la seconde section de l'Église consistoriale de Melle et est desservie par un pasteur résidant à Celles. Les protestants de Sainte-Blandine participent financièrement à la construction du temple de Celles-sur-Belle. Un petit oratoire protestant, aujourd'hui disparu, est également construit à Tauché avant 1916.
Durant la première moitié du , le nord de la commune est traversé par la ligne ferroviaire de Niort à Ruffec, à l'ouest de Challoue. Un nouveau cimetière communal est ouvert en 1968 au lieu-dit le Magnou, entre Sainte-Blandine et Tauché.
Création d'Aigondigné Le , Sainte-Blandine fusionne avec Aigonnay et Mougon-Thorigné pour former la commune nouvelle d'Aigondigné. Elle devient à cette occasion une commune déléguée.
La commune nouvelle fait partie de la communauté de communes Mellois en Poitou.
Politique et administration thumb|upright=0.9|left|La mairie.
Démographie À partir du , les recensements réels des communes de moins de ont lieu tous les cinq ans. Pour Sainte-Blandine, cela correspond à 2008, 2013, 2018, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.
Économie L'activité de Sainte-Blandine est historiquement essentiellement agricole. Le territoire a également connu une activité d'extraction de pierre, avec les anciennes carrières dites de Saintonge.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Sainte-Blandine, ancienne église d'un prieuré de chanoines réguliers de saint Augustin. La plus ancienne mention connue de l'édifice remonte à la fin du . Vendue et partiellement démolie à la Révolution française, elle est donnée à la commune en 1859 puis restaurée. L'ensemble est recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Le château du Courteil, situé au sud-est du bourg, et la ferme qui en dépend sont recensés par l'Inventaire général du patrimoine culturel. L'ancienne gare de Mougon-Tauché, située sur l'ancienne ligne ferroviaire reliant Niort à Ruffec.
Personnalités liées à la commune Jacques Pierre Bujault (1771-1842), agronome et homme politique, représentant puis député des Deux-Sèvres, est mort à Challoue, sur le territoire de Sainte-Blandine, le .
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste des communes des Deux-Sèvres Anciennes communes des Deux-Sèvres
Liens externes
Sainte-Blandine sur le site de l'Insee
Notes et références Notes
Références
Sainte-Blandine Sainte-Blandine ```