Saint-Loup-Lamairé est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres dans la région Nouvelle-Aquitaine.
Elle est constituée de deux entités territoriales disjointes correspondant aux deux anciennes communes de Saint-Loup-sur-Thouet et Lamairé qui ont fusionné en 1974. Géographie Situation La ville de Saint-Loup-sur-Thouet se situe au nord-est des Deux-Sèvres, au confluent du Thouet et du Cébron, entre la Gâtine à l’ouest, le bocage au nord-ouest et les plaines du Thouarsais à l’est.
La ville est construite directement sur un socle ancien primaire usé par l’érosion, composé de roches dures, granit et granulite. On retrouve ainsi à Saint-Loup plusieurs types de roches qui dépendent de l’érosion du granit. Par exemple, les parties les moins résistantes forment de la roche sableuse tandis que le granit décomposé par l’oxyde de fer se transforme en roche friable de couleur rougeâtre, que l’on retrouve dans certains mortiers anciens. Cependant, ce sont les terres argilo-siliceuses d’origine tertiaire qui dominent la commune.
La commune est établie à environ de Poitiers, de Thouars et de Bressuire, et de Parthenay.
Avantages et contraintes du site vignette|left|Le pont du chemin de fer sur le Thouet à Saint-Loup-sur-Thouet. vignette|Le lac du Cébron en limites de Gourgé et Saint-Loup-Lamairé.
Saint-Loup s’inscrit dans un fond de vallée entouré par des collines. Le centre-ville est à une altitude moyenne de 74 mètres au-dessus de la mer tandis que les petites collines qui englobent la ville s’échelonnent entre 110 et 140 mètres en moyenne, le point culminant étant à 162 mètres d’altitude.
Le Thouet n’est pas navigable mais pouvait être utilisé pour faire fonctionner des moulins. Il forme une grande boucle à partir de Saint-Loup, dont la rive gauche est dominée par des collines boisées et dont la rive droite est plutôt plane et alluviale, au contact direct avec la ville. S’ajoute à cette rivière son affluent sur sa rive gauche, le Cébron, né lui aussi dans la Gâtine. Ces deux cours d’eau ont apporté leurs avantages mais aussi leurs contraintes au site de Saint-Loup-sur-Thouet. En effet, ces derniers ont permis d’obtenir deux barrières naturelles non négligeables pour défendre la ville au cours du Moyen Âge. Ils ont en outre apporté une certaine fertilité aux terres environnantes, facilitant ainsi la vie quotidienne des habitants. Mais en contrepartie, la proximité du Thouet et du Cébron, et la faible altitude du site ont dû causer de nombreuses inondations au cours des siècles. Le barrage du Cébron a considérablement régulé ces crues, mais il n’existait pas au Moyen Âge. Des parties de la ville ont certainement dû subir plusieurs phases de reconstructions.
Les accès à la ville sont assez peu importants. Au nord, on peut rejoindre Louin, Airvault et Thouars ; au sud, on peut atteindre Le Chillou, Gourgé, et par ce même axe Parthenay ; à l’ouest, on peut se rendre au petit bourg d'Amailloux et à l'est, en passant par Assais-les-Jumeaux, on peut rejoindre la route de Poitiers.
Communes limitrophes Communes limitrophes de Saint-Loup-sur-Thouet
Communes limitrophes de l'enclave de Lamairé
Développement morphologique urbain Saint-Loup s'est établie en deux temps durant l'époque médiévale : une première phase au sein d'un enclos castral doté d'un noyau seigneurial et d'un ancien prieuré, et une seconde phase à la fin du autour de l'axe nord-sud formé par l'actuelle rue Théophane-Vénard. Dès le apparaîtra le quadrillage plus ou moins régulier qui compose la ville. Ce dernier est d'ailleurs toujours en place de nos jours et les rues n'ont pas changé, comme le montre le plan de 1740A.D. Deux-Sèvres, E 1972 B ou le cadastre ancien. On peut donc encore apercevoir des maisons à pan de bois de la fin du ou du début du qui longent ces rues et surtout la rue principale reliant l'ancien château à l'église Notre-Dame, c'est-à-dire la rue Théophane-Vénard.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Glénay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Loup-Lamairé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,9 %), terres arables (31,9 %), forêts (8,7 %), prairies (6,8 %), zones urbanisées (3,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Loup-Lamairé est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Thouet, le Cébron et le Gâteau. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation.. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vallée du Thouet », approuvé le , dont le périmètre regroupe ..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Loup-Lamairé. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie.. 62,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national).. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fortDans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent : au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ; au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ; au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire...
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2003 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risque technologique La commune est en outre située en aval du barrage du Puy Terrier, un ouvrage de classe A mis en service en 1982 sur le territoire des communes de Saint-Loup-Lamairé, Louin et Gourgé, sur le cours d’eau le Cébron, affluent du Thouet. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Loup-Lamairé est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Toponymie
Seul Bélisaire LedainLedain, Bélisaire, Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres, Poitiers, 1902. a apporté le résultat de ses recherches dans son "Dictionnaire Topographique des Deux-Sèvres".
Saint-Loup a connu deux noms radicalement différents, certaines mentions tardives s’en ressentent. En effet, Saint-Loup détermine la ville tandis que le Fief-Franc est un ensemble comprenant Saint-Loup et deux petits bourgs environnants, Le Chillou et Louin.