Philippe Baptiste, né le à Paris, est un ingénieur, docteur, chercheur et homme politique français.

D'abord directeur de cabinet de Frédérique Vidal au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de 2017 à 2019, il est ensuite président du Centre national d'études spatiales (CNES) de 2021 à .

Fin , il est nommé ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, placé auprès d'Élisabeth Borne, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, au sein du gouvernement Bayrou. En , il devient ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, cette fois-ci en tant que ministre de plein exercice, au sein du gouvernement Lecornu II.

Jeunesse et formation Il obtient en 1994 un diplôme d'ingénieur civil des mines de Nancy et un master of science de l'université de Strathclyde (Glasgow, Royaume-Uni), en 1995 un DEA d'informatique à l'université Pierre-et-Marie-Curie, puis en 1998 un doctorat en informatique de l'université de technologie de Compiègne.

Carrière professionnelle Il commence sa carrière à ILOG, puis au E-lab de Bouygues. Il entre au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 1999 avant de travailler aux États-Unis chez IBM Research, au Watson Research Center de 2000 à 2001. En 2002, il est nommé professeur chargé de cours à l'École polytechnique, où il dirige ensuite le laboratoire d'informatique LIX de 2008 à 2010. Il dirige à partir de 2010 l'Institut des sciences de l'information et de leurs interactions (INS2I) au CNRS. Il rejoint en le ministère de l'Éducation nationale en tant que chef du service de la stratégie et de l'innovation à la direction générale de la Recherche et de l'Innovation avant d'être nommé en directeur général délégué à la science du CNRS par Alain Fuchs. Il intègre le conseil d'administration de l'INRIA en (renouvelé en ) et le haut conseil scientifique de l'ONERA en .

En , il est recruté par Total en tant que directeur scientifique du groupe. Il est à ce titre auditionné par l'office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) au sujet de la stratégie nationale de recherche en énergie, où il plaide en faveur d'un renforcement et d'une simplification des dispositifs existants entre le monde industriel et le monde académique. Il souligne également la problématique du prix du carbone, et du nécessaire développement des technologies de séquestration du dioxyde de carbone.

Il est le directeur de cabinet de Frédérique Vidal au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de à . De mai à , il retourne chez Total comme préfigurateur de la Digital Factory. Il est nommé en au conseil d'administration de CentraleSupélec puis en novembre de la même année conseiller éducation, enseignement supérieur, jeunesse et sports au cabinet du Premier ministre Édouard Philippe. Il rejoint Boston Consulting Group en en tant que directeur associé data science.

Il est nommé le au conseil d'administration du CNES et Emmanuel Macron propose son nom pour en devenir le nouveau président afin de succéder à Jean-Yves Le Gall.

Présidence du CNES vignette|Philippe Baptiste (à gauche) signant les Accords Artemis avec Bill Nelson (à droite) à Washington. Un des premiers objectifs de sa présidence est de mettre en œuvre le nouveau « contrat d'objectifs et de performance » (COP) succédant à celui de la période 2016-2020. Lors de ses vœux en et son audition au Sénat le mois suivant, il rappelle la volonté de l’État de voir le CNES accompagner les nouveaux acteurs français du secteur spatial. Cette politique suscite des inquiétudes et une opposition de nombreux salariés du CNES. Une grève fortement suivie au centre spatial de Toulouse, ainsi qu'au centre spatial guyanais et à Paris, a lieu en , un an après la nomination de Philippe Baptiste.

Il signe les accords Artemis le , faisant ainsi de la France le pays à rejoindre le programme d'exploration lunaire du même nom.

Ministre

Le , il est nommé ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche auprès d'Élisabeth Borne, ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.. Il fait partie du gouvernement Bayrou. Il est reconduit dans ses fonctions le dans le gouvernement Lecornu , cette fois-ci en tant que ministre de plein exercice en charge de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace.

Il représente à ce titre la France lors de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne en , où il annonce une hausse de 400 millions d'euros de la contribution française à l'ESA (de 3,2 milliards d'euros entre 2023-2025 à 3,6 milliards entre 2026-2028). Dans un contexte de crise politique et budgétaire et de nécessaire priorisation des dépenses publiques, il annonce également que ces fonds seront majoritairement alloués à l'accès à l'espace (en particulier le programme Ariane 6 et les installations du Centre spatial guyanais), au détriment de nouveaux programmes européens.

Il applique une politique de très fortes augmentations des coûts d'inscription en licence et en master pour les étudiants extra-européens (frais de scolarité majorés) et souhaite restreindre les droits des universités à exonérer de frais ces étudiants en déclarant que . Du fait de ces mesures, 90 % des étudiants extracommunautaires devront payer le "prix fort" pour s’inscrire dans les universités françaises. Ces décisions sont contestées par diverses organisations étudiantes, notamment des associations et syndicats étudiants. Ce tour de vis intervient après une suppression des aides au logement (APL) pour les étudiants extra-européens à partir du mois de .

Ouvrages et publications

Philippe Baptiste est l'auteur de 65 publications scientifiques, principalement rédigées entre 1999 et 2012, concernant notamment l'algorithmique, la programmation par contraintes, l'optimisation combinatoire et le multitâche préemptif. Plusieurs de ses travaux de recherche concernent la sectorisation de l'espace aérien.

Décorations

Le , Philippe Baptiste est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de . puis au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le au titre de ..

Pour approfondir Articles connexes Gouvernement Bayrou Gouvernement Lecornu II

Liens externes

. Liste de publications sur HAL (archive ouverte)

Notes et références

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