alt=L'ancienne ville d'Isfarayen|vignette|L'ancienne ville d'Isfarayen, d'où al-Isfara'inī tient sa nisba. Abu Ishaq al-Isfara'ini ou Ibrāhīm ibn Muḥammad Al-Isfarāyīnī était un théologien perse sunnite asharite et un juriste chaféite. On ne connaît pas sa date de naissance. Il était originaire de Esfarayen, dans la région du Khorasan. Il est mort vers 1027.

Il a étudié la théologie acharite à la même époque que Ibn Furak et al-Baqillanî, auprès d'. Il fait ainsi partie de la deuxième génération des disciples d'al-Achari. Il a contribué à la diffusion de la doctrine du fondateur de l'école. R.M. Frank le considère comme l'un des théologiens asharites les plus importants de sa génération. On le surnommait Rukn al-dîn (soutien ou pilier de la religion).

Il a étudié à Bagdad puis enseigné à Nichapur où il a eu pour disciples al-Baghdadi et Abû l-Qâsim al-Iskâf al-Isfarâ'inî - qui aura pour élève al-JuwayniMohammad M. A. Saflo, dans Al-Juwayni's Thought and Methodology, p. 12, indique 1027 comme date de décès d'al-Iskaf, le maître de Juwayni. Mais il s'agit sans doute d'une confusion avec Abu Ishaq, puisque Juwayni n'a vu le jour qu'en 1028. . Il a donc joué un rôle important dans la diffusion de la doctrine achariteJan Thiele. « Between Cordoba and Nīsābūr: The Emergence and Consolidation of Ashʿarism » in The Oxford Handbook of Islamic Theology, dir. Sabine Scmidtke. .

Théologie Al-Isfara'ini est un disciple du théologien al-Achari. Il fait partie de la génération des « anciens » selon la distinction appliquée par al-Khaldun à l'évolution du dogme acharite.

Cependant, il diverge déjà par rapport au fondateur de l'école sur la question des attributs anthropomorphiques. Alors qu'al-Achari se refuse à interpréter les versets qui font référence à la Face ou aux Mains de Dieu, al-Isfara'ini affirme la nécessité d'une interprétation allégorique, afin d'éviter tout anthropomorphisme, qui serait en contradiction avec le dogme de l'unicité de Dieu - au sens où Dieu n'est pas semblable à ses créatures.

On sait qu'au sujet de la Parole de Dieu, il considérait qu'elle ne pouvait pas s'adresser directement aux hommes. Les seules exceptions qu'il concède sont Moïse et le Prophète Mahomet - selon lui, la parole d'Allah ne peut être entendue par les hommes que par un intermédiaire. Al-Juwayni suivra cette position.

Postérité La plupart de ses œuvres sont perdues. Mais ses livres sont souvent cités par ses successeurs, signe de sa popularité.

Œuvre Seule une partie de ses écrits a été conservée.

Nūr al-ʿayn fī mašhad al-Ḥusayn

'Aqida (un bref essai dépourvu de titre, sorte de catéchisme qui présente les dogmes essentiels de l'islam, édité par Richard M. Frank).

On sait, par le biais de citations par des auteurs postérieurs, qu'il avait écrit aussi :

al-Jāmiʿ fī uṣūl al-dīn wa-l-radd ʿalā l-mulḥidīn (« Un compendium des principes de la religion et de la réfutation des athées »)Cité par al-Juwaynī, Le livre du Tawhīd, p. 299.,

Kitāb al-Asmāʾ wa-l-ṣifāt (« Livre des Noms et des Attributs »), et

Mukhtaṣar fī l-radd ʿalā ahl al-iʿtizāl wa-l-qadar (« Brève réfutation des mutazilites et des partisans du libre arbitre »).

Références

Catégorie:Théologien musulman du Xe siècle Catégorie:Théologien musulman du XIe siècle Catégorie:Décès en 1027 Catégorie:Asharites Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom