Jean-Baptiste-François de Bourgeon, né le au Perray et mort le à Paris, est un homme politique français.

Biographie

Né au Perray le , Jean-Baptiste-François Bourgeon est le fils de Françoise Courtois et de Jean-Baptiste BourgeonDossier de récipiendaire de la Légion d'honneur LH/329/18., receveur des aides, Les Familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, t. 1, Paris, Champion, 1901, ..

Jean-Baptiste-François Bourgeon est très vraisemblablement l'auteur d'un conte en vers intitulé La Prédiction accomplie, signé « Bourgeon du Perray » et publié dans l’Almanach des Muses de 1782Almanach des Muses, 1782, -226..

Avant le 10 août 1792, Bourgeon est agent général de la direction de la maison et de la liste civile du roi Louis XVI.

vignette|gauche|Anne-Louis Girodet, Portrait du citoyen Bourgeon, Salon de 1800 (Saint-Omer, Musée de l'hôtel Sandelin)

Bourgeon est l'ami du peintre Girodet, qui a réalisé son portrait, exposé au Salon de 1800 sous le titre Portrait du C[itoyen] B[ourgeon] ()Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture..., Paris, 1800, .. Bourgeon y est représenté assis dans un fauteuil de style Directoire et tenant un exemplaire du De Amicitia de Cicéron, « Jean-Bernard Duvivier (Bruges, 1762 - Paris, 1837), l'artiste et les livres », , , 2015, -81 (consultable en ligne sur BrepolsOnline).. Le tableau est conservé depuis 1921 au Musée de l'hôtel Sandelin à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Une copie d'atelier, limitée au buste, en a été effectuée (Paris, galerie Alexis Bordes)Kathryn Calley Galitz, « Portrait du citoyen Bourgeon », in Sylvain Bellanger, Girodet (1767-1824), catalogue d’exposition, Paris, Musée du Louvre Éditions/Gallimard, 2005, cat. 93, -403..

Le , à la mairie de l'ancien 3 arrondissement de Paris, Bourgeon, qui habite alors à Chartres, épouse Marie-Madeleine Couturier (1761-18..), veuve de Guillaume CouturierArchives de Paris, état civil reconstitué, actes de mariages, 21 février 1801 (vue 14 sur 42).. Ce dernier, condamné à mort et guillotiné le , aux côtés de 27 autres anciens fermiers généraux, dont LavoisierAlexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, t. 11, Paris, 1914, -455., avait acquis le château de Boissy-le-Sec lors de la Révolution. Le château ayant été récupéré par Marie-Madeleine sous le Directoire, celle-ci s'y installe avec son second mari, qui y fait réaliser d'importants travaux en 1802, Essais historiques sur la ville d'Étampes (Seine-et-Oise) : avec des notes et des pièces justificatives, t. II, Étampes, 1837, ..

En 1805, au début du Premier Empire, Bourgeon est nommé maire de la commune de Boissy-le-Sec. Il reste à ce poste jusqu'en 1834. Il est également membre du conseil de l'arrondissement d'Étampes.

En tant que maire et surtout en tant qu'ancien fonctionnaire ayant servi Louis XVI, Bourgeon est anobli avec le rang d'écuyer par le roi Louis XVIII, qui signe en à cette fin une ordonnance royale le puis des lettres patentes le suivant. Bourgeon est désormais autorisé à ajouter la particule nobiliaire « de » à son patronyme et à porter les armoiries suivantes : D'Azur au lévrier assis et accolé d'argent sur une terrasse du même, au chef d'or, chargé de deux tiges de lys au naturel posées en sautoir. L'écu timbré d'un casque taré de profil, orné de ses lambrequinsArchives nationales, BB/29/978, p. 204.. Quatre ans plus tard, le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Par ordonnance royale du , Jean-Baptiste-François de Bourgeon est nommé membre du conseil général de la Seine en remplacement du vicomte de Lamoignon, démissionnaireLe Moniteur universel, 10 juillet 1822, .. Il occupe cette fonction jusqu'à la Révolution de juillet 1830.

Habitant à Paris, au de la rue Neuve-des-Petits-Champs, il y meurt le Journal des débats, 5 juin 1843, .. Il est inhumé deux jours plus tard au cimetière du Père-Lachaise ( division)Archives de Paris, cimetières parisiens, registres journaliers des inhumations, cimetière du Père-Lachaise, 1843, (vue 7 sur 31).. Le journal légitimiste La Quotidienne déplore la perte « d'un royaliste éclairé et fidèle »La Quotidienne, 5 juin 1843, ..

Les opinions légitimistes de M. de Bourgeon étaient partagées par son fils, (1805-1870), juge-auditeur à Chartres sous Charles X, auteur d'un éloge du duc d'Enghien distingué d'une première mention par la Société royale des bonnes-lettres le Jules de Bourgeon, Éloge de Louis-Antoine-Henri de Bourbon Condé, duc d'Enghien, Paris, Hachette, 1827, 32 p..

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Catégorie:Naissance en mai 1757 Catégorie:Maire de Seine-et-Oise Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1820 Catégorie:Conseiller général de la Seine Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle Catégorie:Décès en juin 1843 Catégorie:Décès dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 86 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 24)