Henri Drouilh, né le à Panama City et mort pour la France le au large de l'Angleterre, est un militaire français, compagnon de la Libération. Bigor puis aviateur vétéran de la Première Guerre mondiale, il s'engage dans les Forces françaises libres en 1940 et combat aux côtés du colonel Leclerc. Chargé ensuite des opérations aériennes clandestines au-dessus de la France occupée pour le compte des services secrets de la France libre, il meurt dans un accident aérien au retour d'une mission.

Biographie

Jeunesse et engagement

Henri Drouilh naît le à Panama City d'un père français, ingénieur dans les travaux publics et d'une mère américaine. Il passe une partie de son enfance en Allemagne et en Angleterre où il est en pension. Il effectue ses études secondaires à Bordeaux puis deux années de classes préparatoires avant de partir pour l'Indochine où il travaille sous les ordres de son père. Omis de la classe 1911 puis dispensé, Henri Drouilh est finalement incorporé le au régiment d'artillerie coloniale ( RAC).

Première Guerre mondiale

Toujours en poste au RAC au début de la Première Guerre mondiale, il fait campagne au Tonkin jusqu'au puis, désireux de combattre en métropole, il embarque à destination de la France et, après un mois de mer, rejoint les rangs du régiment d'artillerie coloniale le . Le , il est dirigé vers l'aviation et intègre l'école d'aviation d'Étampes le . Après avoir obtenu son brevet de pilote, il est promu caporal et rejoint l'escadrille des Cigognes dont il intègre la SPA 103 de René Fonck. Titulaire de quatre victoires aériennes et blessé deux fois, il est notamment cité à l'ordre de la armée et à l'ordre de l'aéronautique de la armée. Il est démobilisé le avec le grade d'adjudant de réserve.

Entre-deux-guerres

Après la guerre, il continue à piloter dans le civil en parallèle de sa carrière d'ingénieur mécanicien dans l'industrie des huiles et du pétrole. Installé en Afrique en 1937, il travaille au Gabon où il participe à l'implantation d'installations frigorifiques.

Seconde Guerre mondiale

Le , l'adjudant-chef Drouilh est mobilisé et affecté au bataillon de l'air à Bangui en Oubangui-Chari. Après l'armistice du 22 juin 1940, refusant la défaite, il s'enfuit vers la colonie britannique du Nigeria et s'engage dans les forces françaises libres. Les 26 et , il fait partie de la vingtaine d'hommes accompagnant le colonel Leclerc pour obtenir le ralliement du Cameroun à la France libre. Il est ensuite engagé dans la campagne du Gabon avant d'être blessé le dans un crash d'avion au cours duquel il sauve la vie de son coéquipier en marchant huit jours dans la jungle pour trouver du secours. Promu sous-lieutenant, il fait partie de la colonne Leclerc lorsque celle-ci remporte la bataille de Koufra au début de l'année 1941. À l'été de cette même année, il participe à la campagne de Syrie à l'issue de laquelle il intègre les forces aériennes françaises libres (FAFL). D'abord pilote sur les liaisons aériennes du Moyen-Orient au départ de Damas, il fait ensuite un court passage à l'état-major des FAFL à Rayack, au Liban avant d'être affecté à l'escadrille Nancy du groupe de bombardement Lorraine jusqu'en .

Promu lieutenant, il quitte le Moyen-Orient pour l'Angleterre où il travaille à nouveau à l'état-major des FAFL. En , Henri Drouilh est détaché au bureau central de renseignements et d'action (BCRA) où il met en place et dirige une section chargée de l'organisation des opérations aériennes clandestines en France. De mars à , cette section assure le parachutage de alliés et réalise une cinquantaine d'atterrissages au cours desquels sont infiltrés tandis que 235 sont exfiltrés. Henri Drouilh participe lui-même à plusieurs de ces actions.

Dans la nuit du 16 au , au retour d'une mission de parachutage, son bombardier Halifax est pris dans le mauvais temps et s'écrase dans la Manche au large des côtes de l'Essex. Mort dans le crash, le lieutenant Henri Drouilh est inhumé au cimetière de Brookwood, près de Londres.

Missions aériennes clandestines Henri Drouilh a joué un rôle crucial dans l'organisation et la direction des missions aériennes clandestines en France pour le compte des services secrets de la France libre.

De mars à , sa section a assuré le parachutage de 57 agents alliés et réalisé une cinquantaine d'atterrissages, infiltrant 140 agents et exfiltrant 235 agents de la France occupée.

Ces opérations ont grandement aidé la Résistance française en fournissant des ressources humaines essentielles et en facilitant la communication et la coordination entre les différents groupes de résistance en France et les Alliés.

Les détails spécifiques de ces missions, y compris les défis rencontrés et les tactiques employées, méritent d'être explorés et documentés pour fournir une compréhension complète de la contribution d'Henri Drouilh à l'effort de guerre allié.

Décorations

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Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationMédaille militaireCroix de guerre 1914-1918Avec quatre palmesCroix de guerre 1939-1945Médaille de la Résistance françaiseMédaille colonialeAvec agrafe "Koufra"Mention in dispatch(Royaume-Uni)

Références

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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