vignette|Urbain de La Croix Urbain Henri Edouard de La Croix, né le à Paris et mort pour la France le , à l’âge de 25 ans, lors de la traversée du Rhin à Mutzig, est un officier français.
Origines familiales Il est le fils unique et posthume d’Urbain Joseph Albert de la Croix (1885-1919), Inspecteur des Finances, lieutenant engagé volontaire au Régiment d’Infanterie, mort à 33 ans, le . Par son père, il est l’arrière-petit-fils de l’avocat, homme d'affaires et mécène François-Joseph Audiffred (1807-1892).
Par sa mère, Marguerite-Marie de Curières de Castelnau (1883-1933), il est le petit-fils du Général Édouard de Castelnau, général d'armée français et chef d'État-major des armées durant la Première Guerre mondiale.
Ses parents se marient civilement le à Paris, et la bénédiction nuptiale est donnée le par le Cardinal Amette, archevêque de Paris.
Jeunesse et Seconde Guerre mondiale Après la mort de sa mère le , alors âgé de 13 ans, il est confié à son grand-père maternel, le Général de Castelnau. Il est élève au Collège Stanislas de 1926 à 1935, puis au Lycée Saint Geneviève et est reçu à l'École Polytechnique (X1939)Voir une photo dans l'album de promotion École Polytechnique 146e promotion 1939, Paris, Édition Paul Darby, s.d., p. 30 (Consulter en ligne)..
Il fait part à plusieurs reprises à sa famille de son souhait de rejoindre la France libre et, en , il s'évade de France et rejoint par l'Espagne la armée française. Lieutenant au Régiment d’Artillerie d’Afrique, il prend alors part à la campagne d'Italie, puis à la campagne de France et pénètre en Allemagne.
Mort au combat Le , alors que la armée française du Général de Lattre de Tassigny doit franchir le Rhin de force vive à Gemersheim, le Lieutenant Urbain de La Croix se porte volontaire pour prendre le commandement du Détachement de Liaison et d'Observation qui traversera en premier le fleuve. Son embarcation atteint la rive droite mais il est grièvement blessé par plusieurs balles et a la colonne vertébrale brisée. Paralysé, il continue néanmoins à guider par radio le tir des batteries d'artillerie qu'il commande en appui des régiment d'infanterie et RTM et parvient ainsi à neutraliser progressivement les défenses allemandes. Le détachement débarqué avec lui en éclaireur tient une nuit entière face à l'ennemi avant de pouvoir recevoir du renfort et l'évacuer.
Il meurt de ses blessures le à l’hôpital de Mutzig, en Alsace. Conformément à ses dernières volontés, il sera inhumé aux côtés de ses parents à Chaumont, ville dont est originaire la famille de La Croix.
Citation à l'ordre de l'armée : .
Décorations et hommages Chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 avec palme Médaille des évadés
La promotion d'EOR 510 de I' École d'artillerie de Draguignan, essentiellement composée d'artilleurs de la promotion 1985 de Polytechnique, est baptisée « Promotion Urbain de la Croix ».
Un bâtiment de l'École d'artillerie d'ldar-Oberstein portait le nom d'Urbain de la Croix.
Son nom est mentionné sur la façade de la mairie de Saint-Côme-d’Olt (Aveyron) où est dressé un mémorial dédié à la famille de Curières de Castelnau, originaire du lieu.
Urbain était le dernier représentant masculin de la famille de la Croix. En vertu de la loi du autorisant le relèvement du nom des citoyens morts pour la France, le patronyme « de la Croix » est adjoint à celui de Jean Dimier de la Brunetière, fils aîné d’Yvonne Dimier de la Brunetière (1920-1977), née de la Croix. vignette|Saint-Côme-d'Olt monument frères Curières
Notes et références
Catégorie:Lieutenant français Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille des évadés Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Élève du lycée Sainte-Geneviève Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Naissance à Paris au XXe siècle Catégorie:Naissance en septembre 1919 Catégorie:Décès en mars 1945 Catégorie:Décès à Mutzig Catégorie:Décès à 25 ans