Sabine Khéris, née le , est une magistrate française.

Biographie Sabine Khéris démarre sa carrière de juge d'instruction à Béthune puis Bobigny et Nanterre.

En 2012, elle est affectée au tribunal de Paris et travaille sur le bombardement de Bouaké et, en 2016, demande le renvoi, sans succès, devant la Cour de justice de la République des anciens ministres Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier pour ne pas poursuivre les responsable du bombardement pour raison diplomatique. Le , la commission des requêtes de la Cour de justice de la République rend son avis indiquant l’abandon des poursuites, rien ne montrant, après enquête, l’implication des anciens ministres..

En 2015, Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, est renvoyée en correctionnelle par Sabine Khéris dans l'affaire du « Mur des cons ». Cette même année, elle travaille aussi sur des assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015. En tant que doyenne du tribunal de Paris, elle a la charge des dossiers liés aux gilets jaunes.

En 2019, elle fait le lien entre la disparition d'Estelle Mouzin et l'implication du tueur en série Michel Fourniret qui lui avoue le crime. Ses méthodes utilisées dans cette affaire sont reprises par la profession. Elle instruit également le procès de sa compagne Monique Olivier qui ne parle qu'à elle.

En , elle est nommée à la tête du pôle national dédié aux crimes en série et non élucidés rattaché au tribunal judiciaire de Nanterre. C'est la première fois qu'un tel pôle est créé en France dont elle est à l'origine avec l'ancien magistrat Jacques Dallest et les avocats Corinne Herrmann et Didier Seban.

Références

Catégorie:Naissance en novembre 1966 Catégorie:Magistrat français du XXe siècle Catégorie:Magistrat français du XXIe siècle Catégorie:Magistrate française