Le de chasseurs alpins () est une unité militaire française dissoute de l'infanterie alpine (chasseurs alpins) stationnée à Grenoble dans l'Isère. Il a notamment combattu pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations 1871 : création du de chasseurs à pied (), 1888 : devient le alpin de chasseurs à piedPar la loi du , publiée au Journal officiel le , le t à Grenoble le (), 1915 : devient le de chasseurs alpins (), Vosges (Hartmannswillerkopf, bois de Watwiller, Breitfirst, Schnepfenriedkopf, cotes 1025 et 955, Metzeral, le Kiosque, Hirtzenstein, Hartmannswillerkopf).

1916 : devient le de chasseurs alpins (), 1929 : dissolution du bataillon, 1939 : nouvelle création du , 1940 : nouvelle dissolution du bataillon, 1952 : nouvelle création du à partir du , 1955 : dissolution, 1955 : nouvelle création, 1962 : dissolution.

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Second Empire

De 1871 à 1914 1871 à 1872 : Algérie, 1881 à 1882 : Tunisie, 1888 à 1914 : Barcelonnette ou Jausiers.

Première Guerre mondiale Rattachements successifs Casernement : Grenoble avec les et .

Il fait partie de la d'infanterie, d'infanterie, d'armée. D’ à , il est rattaché à la DI .

1914

Bataille du Hartmannswillerkopf Conquête de la Tête du Violu Le , ordre est donné au lieutenant-colonel Desmaillet de s'emparer de la Tête du Violu. Sept batteries d'artillerie sont chargées de préparer l'attaque exécutée par trois bataillons. Celle-ci est déclenchée le . L'artillerie s'en prend en premier à l'observatoire et aux batteries d'artillerie installées au Brézouard. À , du s'emparent du sommet. Au sud, deux compagnies des et s'emparent du Collet du Violu (l'actuel Arbre de la Liberté), mais y sont bloquées par les défenses allemandes.

Durant l'attaque du Collet, le perdra et aura . 

1915 Bataille du Hartmannswillerkopf

1916

1917

1918 Le bataillon combat en Picardie et dans l'Aisne et participe à la bataille de Guise.

Entre-deux-guerres Le bataillon occupe les territoires rhénans de à , puis est stationné à Landau en début d'année 1922. De 1922 à 1929, il est en garnison à Düsseldorf, Duisburg, Trèves et Idar-Oberstein. Le est dissous à Idar-Oberstein le , puis transformé en du et ensuite en du à Guingamp et Landerneau.

Seconde Guerre mondiale Le bataillon est recréé à Gap en 1939 avec un noyau de soldat d'active du et le centre mobilisateur 148.

En 1939, il combat en Lorraine et dans le Soissonnais. Dans le Soissonnais, il combat les 7 et au sud-est de Soissons, à côté de la ferme des Templiers du mont de Soissons avec à ses côtés le et le . Le au soir, ces trois bataillons perdront . 75 d'entre eux sont encore enterrés au cimetière de Serches.

Le bataillon est dissous en 1940.

De 1945 à nos jours Recréé à Landeck (Autriche). 1952 à 1953 : force d'occupation en Autriche, 1953 à 1955 : Briançon, 1955 à 1962 : Algérie. Au cessez-le-feu du en Algérie, le constitue comme régiments les de la Force locale (accords d'Évian du ). Le forme une unité de la Force locale de l'ordre algérienne, la composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'Exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

Dissous à Sissonne en 1962.

Traditions

Insigne

Devise Allant et agilité

Drapeau

Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. (Voir le Drapeau des chasseurs).

Décorations

Le bataillon porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire, qui lui a été remise, après avoir reçu la Croix de guerre 1914-1918 avec huit citations au cours de la Première Guerre mondiale. 5 citations à l'ordre de l'armée, 2 citation à l'ordre du corps d'armée ( armée), 1 citation à l'ordre de la division ( DI).

Chant thumb|Monument du Bataillon de chasseurs Alpins au mémorial de Hartmannswillerkopf Refrains du bataillon :

« Saut’Putten, t’auras d'la saucisse! Saut’Putten, t’auras du boudin ! »

Il ne faut pas écrire ou sonner « putain », mais Putten, le chef de bataillon VanleemPutten venant de la Légion étrangère, l'allusion au boudin est naturelle, la déformation qui suivit aussi, bien que très fâcheuse.

Chefs de corps vignette|Le chef de bataillon Prudhomme, commandant du BCA entre 1916 et 1918. 1871-1873 : chef de bataillon Vanlemputten 1873-1879 : chef de bataillon de Pousargues 1879-1885 : chef de bataillon Fleur 1885-1894 : chef de bataillon Michel 1894-1906 : chef de bataillon de la Pintière 1906-1914 : chef de bataillon Hochstetter 1914 : lieutenant-colonel Brissaud-Desmaillet 1914 : capitaine puis chef de bataillon Lucien Coquet (1869-1947) 1916 : capitaine de Grouchy 1916 : chef de bataillon Prudhomme 1918 : capitaine de Guillebon 1918 : chef de bataillon Masson 1919 : commandant F. Dupont 1920 : commandant Quilliard 1922 : commandant Jeannot 1923 : commandant Brillat-Savarin

Personnalités ayant servi au sein du bataillon

Robert Dubarle, député de l'Isère (1910-1914), mort pour la France le à Metzeral (Haut-Rhin). A effectué son service militaire en 1902-1903 au 28e BCA. Diego Brosset (1898-1944), général français, Compagnon de la Libération. Henry de Buttet (1907-2005), officier, résistant et historien français. Georges Bordat (1934-2014), skieur français.

Voir aussi

Articles connexes

Chasseurs alpins Chasseur à pied Liste des unités de chasseurs à pied de l’armée française.

Liens externes

Photos et historique du BCP sur le site Military-Photos.

Sources et bibliographie

Bataillon de chasseurs durant la grande guerre. Citations collectives des bataillons de chasseurs de 1914-1918.. Traditions et symbolique militaire Les chasseurs à pied, numéro spécial de la revue historique de l'armée 1966. Historique_du_28e_bataillon_de_chasseurs

Notes et références

Catégorie:Bataillon de chasseurs alpins dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1962