René Dragon, né le à Bolbec, et mort pour la France en déportation le à Flossembürg, en Allemagne.., est un ancien combattant de l'armée française de la Première Guerre mondiale ayant rejoint la Résistance française durant l'Occupation.

Biographie

Vie active René Dragon est dessinateur industriel à la filature Manchon Lemaître à Bolbec. Il effectue son service militaire de 1908 à 1910 au d'infanterieArchives départementales de la Seine-Maritime, registre matricule 1R3216, fiche matricule 2813..

Il est domicilié successivement à Bolbec au 25 rue Fauquet, puis à Rouen au 50 et au 30 rue du Lieu-de-Santé, et au 121 rue Thomas-Dubosc.

L'Occupation Il commence à écrire un « journal » en et, dès le mois de juillet, il y consigne son désir d'entrer en résistance. Pour lui, , mais , .

Il est président de la section rouennaise du Parti démocrate populaire et gérant du Démocrate de Rouen.

Fin 1942, Jean Thomas — autre résistant — entre en rapport avec René Dragon qui est responsable départemental du Mouvement Résistance. Alors que partout en France des Comités de libération nationale (CDLN) sont constitués, celui de Rouen voit le jour en . René Dragon y est chargé — avec d'autres représentant de la Résistance locale — de publier un journal concurrent du Journal de Rouen — qui collabore avec l'Occupant —, tel que L'Avenir normand.. À la fin de la même année, il est chargé de préparer la transition administrative et politique qui suivra la Libération, et pour cela de rechercher des gens aptes aux responsabilités.

Le , il est engagé volontaire au titre des Forces françaises de l'intérieur dans le mouvement Voix du Nord. Il est arrêté le alors qu’il se rend à une réunion du Comité départemental de Libération. Il est interné à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen. En juin, il est au camp de Royallieu à Compiègne et part le vers Dachau, où il arrive le 5. De là, il est envoyé en kommando à Allach. Le , il part au camp de concentration de Flossenbürg où il meurt le .

Le , un service funèbre est célébré en sa mémoire par l'archevêque de Rouen, Pierre Petit de Julleville, dans l'église Saint-Godard de Rouen en présence du maire de Rouen, Jacques Chastellain..

Postérité Européen convaincu, d’un mais fermement opposé à la Révolution nationale de la France de Vichy gouvernée par Philippe Pétain, René Dragon est selon le conseil municipal de Rouen.

La rue René-Dragon porte son nom à Rouen..

Décorations (décret du )

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Camp de concentration de Flossenbürg Mouvement Résistance

Liens externes

Catégorie:Résistant français Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Prisonnier au camp de Royallieu Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Survivant du camp de concentration de Dachau Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1950 Catégorie:Naissance en juin 1887 Catégorie:Naissance à Bolbec Catégorie:Décès en septembre 1944 Catégorie:Décès au camp de concentration de Flossenbürg Catégorie:Décès à 57 ans Catégorie:Mort en déportation Catégorie:Mort pour la France