Pierre Delsol, né le à Clairac et mort le à Nice, est un militaire français, neuvième compagnon de la Libération. Militaire de carrière dans les troupes coloniales, il décide de rejoindre les forces françaises libres après l'armistice du 22 juin 1940. Il participe aux combats en Afrique du Nord et en Italie puis prend part à la Libération de la France.
Biographie
Jeunesse et engagement
Enfant d'agriculteurs, Pierre Delsol naît le à Clairac, en Lot-et-Garonne. En 1928, il effectue son service militaire au régiment de dragons puis retourne à Clairac en pour y suivre les traces de ses parents dans le travail de la terre. Cependant, en , il décide de s'engager et fait un court passage au régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM) avant de passer, en juillet de la même année, au régiment mixte d'infanterie coloniale. Parti en Indochine avec ce régiment, il est promu caporal en et caporal-chef en . De retour en France en 1938, il retrouve le RICM avant de partir à Beyrouth où il est muté au régiment d'infanterie coloniale ( RIC) en .
Seconde Guerre mondiale
Pierre Delsol est promu au grade de sergent en , au moment où se déclenche la Seconde Guerre mondiale. N'acceptant pas l'armistice du 22 juin 1940, lui et les hommes de sa section suivent leur chef, le lieutenant Jean de Laborde-Noguez et rejoignent la compagnie du RIC commandée par le capitaine Raphaël Folliot qui a décidé de passer en Palestine pour poursuivre le combat. Parti de Tripoli, la troupe rejoint les britanniques de l'autre côté de la frontière le . Les volontaires français rassemblés au camp de Moascar à Ismaïlia en Égypte forment le bataillon d'infanterie de marine ( BIM). Au sein de ce dernier et aux côtés des britanniques, Delsol est engagé dans la guerre du désert en Libye. Il s'illustre le lorsqu'il est blessé par des éclats de mine mais reste malgré tout à son poste et assure la sécurité de son groupe. Après avoir pris part à la campagne de Syrie en , il est promu sergent-chef.
Toujours avec le BIM, intégré à la brigade française libre indépendante du général Kœnig, il combat à nouveau en Libye puis est promu adjudant en . Du au , il participe à la bataille de Bir Hakeim. Les survivants de celle-ci, renforcés par des hommes du bataillon du Pacifique, forment le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP). En , Delsol et sa nouvelle unité prennent part à la seconde bataille d'El Alamein. Après avoir combattu dans la campagne de Tunisie, il embarque le vers l'Europe pour participer à la campagne d'Italie. Dans la nuit du 11 au , alors que tous les officiers ont été tués ou blessés pendant la prise du mont Girofano, Pierre Delsol prend le commandement de sa compagnie.
Promu sous-lieutenant, il participe au débarquement de Provence en accostant à Cavalaire le . À la tête de sa section, il s'illustre lors de la libération de la ville, notamment le lorsqu'il prend d'assaut une position ennemie au hameau de la Mauranne. Il est alors gravement blessé à l'épaule mais continue de combattre jusqu'à ce que l'ensemble de sa compagnie ait atteint sa position où il se fait amputer du bras à l'Hôpital de campagne. Hospitalisé plusieurs mois dans des hôpitaux de Marseille et Alger, il arrive en à Aix-en-Provence où il est affecté dans une école de cadres.
Après-guerre
Après la guerre, Pierre Delsol sert en Nouvelle-Calédonie de 1949 à 1952 et est promu capitaine en . De 1954 à 1956, en Indochine, il commande une compagnie du régiment mixte d'infanterie coloniale puis il retrouve la métropole et termine sa carrière militaire en 1961 à Fréjus. Il occupe sa retraite dans diverses associations patriotiques et d'anciens combattants. Pierre Delsol meurt le à Nice et est inhumé à Fréjus.
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationMédaille militaireCroix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreCroix du combattant volontaireAvec agrafe "1939-1945"Croix du combattantMédaille colonialeAvec agrafes "Libye 1940-1941", "Bir Hakeim", "Libye 1942-1943","Tunisie", "Tripolitaine" et "Extrême-Orient"Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreOfficier de l'ordre de l'Étoile noire(Bénin)Commandeur de l'Ordre du Nichan el Anouar(Djibouti)Bronze Star(États-Unis)
Hommages
À La Garde, une rue a été baptisée en son honneur. À Fréjus, un square a été baptisé en son honneur. À Clairac, sa ville natale, une rue a été baptisée en son honneur.
Références
Bibliographie
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Voir aussi Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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