vignette|Drohobytch est situé au sud du centre d'extermination de Bełżec. Le ghetto de Drohobytch est un ghetto de transfert mis en place par les nazis dans la ville alors polonaise de Drohobytch (aujourd'hui en Ukraine) sous la domination du Troisième Reich. D' à , jusqu'à environ 10 000 Juifs y sont internés. Presque tous sont assassinés par les SS, soit déportés au centre d'extermination de Belzec, soit tués sur place..
Histoire Occupation de la ville et premières « actions » (1941-1942) Avant la Seconde Guerre mondiale, plus de quarante pour cent de la population de la ville sont des Juifs, soit environ 15 000 habitants, bien que d'autres réfugiés juifs polonais soient arrivés en ville après l'occupation de la Pologne. Avec l'arrivée de la Wehrmacht le , commence une période de pogroms et de mesures discriminatoires à l'encontre des Juifs : dès les et , un pogrom auquel participent à la fois des Polonais et des occupants allemands provoque la mort de .. Le même mois sont mis en place un Judenrat ainsi qu'une force de police juive, laquelle sert notamment à remplir les quotas de travailleurs forcés. En effet, cinq camps de travaux forcés sont établisDer letzte Jude von Drohobytsch. Ein Film von Paul Rosdy, 2011., dont un pour soutenir l'industrie pétrolière de la ville.
La première (« action ») a lieu le , lorsque la Sicherheitspolizei (Sipo), la Schutzpolizei et la police auxiliaire ukrainienne assassinent jugés inaptes au travail dont les noms ont été fournis par le Judenrat. En , les SS et les auxiliaires ukrainiens déportent de (selon lEncyclopedia of Camps and Ghettos de l'United States Holocaust Memorial Museum) à (selon l'historien israélien Yitzhak Arad) vers le centre d'extermination de Bełżec dans le cadre de la « Solution finale ».. Le , environ ou supplémentaires (selon les sources), dont des habitants de villages alentour, y sont envoyés par train de marchandises afin d'y être assassinés, et 100 à (selon les sources) sont massacrés sur place.
Création du ghetto (1942) Au début d', le ghetto est mis en place pour les quelque restants. Lors de l'« actions » des 23 et , Juifs sont envoyés au centre d'extermination de Bełżec, puis environ autres subissent le même sort lors de la quatrième action, le , selon les données de l'United States Holocaust Memorial Museum. L'historien Yitzhak Arad évoque quant à lui un total de déportés à Bełżec en octobre et novembre, et assassinés par les SS et la police auxiliaire ukrainienne sur place.
« Jeudi noir » (19 novembre 1942) Le est connu comme le « Jeudi noir ». Ce jour-là, les Allemands assassinent les Juifs dans la rue, au motif qu'un détenu juif a fui le ghetto quelques jours plus tôt et blessé un SS ; sont tués, parmi lesquels l'écrivain polonais Bruno Schulz.
Le SS-Hauptscharführer a longuement rapporté dans son journal son implication dans les meurtresErnst Klee; Willi Dreßen; Volker Rieß: "Schöne Zeiten" : Judenmord aus der Sicht der Täter und Gaffer Frankfurt am Main 1988, , S. 87–104 / Teilabdruck als Dok. VEJ 7/18 und VEJ 7/21..
En , le ghetto ne compte plus qu'approximativement , auxquels il faut ajouter enfermés dans les camps de travail alentour.
Liquidation Une dernière action, le , durant laquelle sont déportés, précède la liquidation du ghetto.
Celle-ci a lieu du (assassinat de dont les membres du Judenrat) au (élimination des policiers juifs) et est menée par la Sipo et les SS. Les bâtiments sont incendiés, les détenus de trois camps de travaux forcés sont envoyés dans la forêt de Bronicky où ils sont exécutés. Les camps de travaux forcés qui restaient étaient les ateliers de céramique et une société pétrolière, seule cette dernière étant exploitée. En raison de l'avancée de l'Armée rouge, les travailleurs forcés restants sont évacués le au camp de concentration de Płaszów. Lorsque la ville est libérée par l'Armée rouge, il n'y a que survivants dans la villeIsrael Gutman u. a. (Hrsg.): Enzyklopädie des Holocaust. München und Zürich 1995, , Bd. 1, S. 371..
Personnalités vignette|Plaque commémorative sur l'ancienne maison du ghetto où Bruno Schulz a été interné. L'écrivain et peintre Bruno Schulz (1892–1942) était probablement le détenu le plus célèbre du camp. Il a été contraint de peindre une chambre d'enfants dans la villa du SS-Hauptscharführer Felix Landau. Le (le « Jeudi noir »), le jour de son évasion planifiée, il est abattu par un SS dans la rue.
Alfred Schreyer (1922–2015), chanteur et violoniste, est revenu à Drohobych après la fin de la guerre ; il était le dernier habitant juif né avant la Seconde Guerre mondiale. Le documentaire Der letzte Jude von Drohobytsch (Le dernier juif de Drohobytch) (2011) décrit, entre autres, sa vie dans le ghetto.
Hommages vignette|Mur commémoratif du ghetto de Drohobych Un monument a été érigé sur un mur d'exécution au centre de Drohobych. Des plaques commémoratives ont également été érigées dans la forêt de Bronicky. L'ancienne Grande Synagogue a été restaurée à partir de 2014 et un centre culturel juif doit être construit sur place.
Notes et références
Lien externe
Drohobytch Catégorie:Drohobytch