Le réseau d'autobus de Nantes est un réseau d'autobus et de transport à la demande exploité par la Semitan et ses sous-traitants en complément du tramway de Nantes, du Busway de Nantes et du Navibus. Ce réseau couvre l'ensemble des 24 communes de Nantes Métropole plus la commune du CellierCommune non membre de Nantes Métropole, desservie par le réseau TAN via la ligne 67 mutualisée TAN/Aléop. Au-delà de l'arrêt Droitière, la tarification Aléop est appliquée..

Il comprend 65 lignes de bus et services sur demande dont : 57 lignes régulières de jour : 9 lignes « Chronobus » numérotées de C1 à C20 ; 38 lignes classiques numérotées de 10 à 98 (dont 2 lignes « navettes ») ; 4 lignes « Express » numérotées de E1 à E8 ; 1 navette Aéroport reliant la station Hôtel-Dieu à l'aéroport de Nantes-Atlantique ; 1 navette évènementielle en service lors du festival de musique La Folle Journée ; 3 circuits internes sur la commune de La Chapelle-sur-Erdre. 4 lignes régulières de nuit « Luciole » en fonctionnement dans la nuit du jeudi au vendredi et du samedi au dimanche. 4 services de transport à la demande : un service « Proxibus » couvrant l'ensemble de l'agglomération pour les personnes à mobilité réduite ; trois services « Transport À la Demande (TAD) » desservant sur demande des quartiers isolés de trois communes.

En plus des lignes régulières et des services sur demande, il existe sur l'agglomération 3 services de dessertes scolairesTan - Dessertes scolaires :

un service de lignes scolaires composé de 39 lignes ; un service de renfort des lignes régulières ; un service de cars scolaires composé de 285 circuits.

Histoire Les débuts vignette|left|Les autobus et les tramways se croisaient sur la place du Commerce. Le premier autobus nantais est mis en service par la ville de Nantes le dimanche sur une ligne Place du Commerce ↔ Exposition. Douze autobus seront mis en service au total afin d'assurer quatre lignes : Commerce ↔ Exposition, Place Zola ↔ Chantenay ↔ Roche Maurice, Commerce ↔ Canclaux ↔ Grillaud, Place du Bon-Pasteur ↔ Repos de Jules César. Ces autobus font leur apparition alors que les transports collectifs de la ville sont majoritairement constitués de lignes de tramway depuis la disparition des omnibus à chevaux en 1898.

Les années qui suivent marquent le remplacement progressif du tramway par de nouvelles lignes d'autobus. Plus flexible et moins dangereux (l'ancien tramway de Nantes était même parfois surnommé le « péril jaune »), l'autobus mit un terme au réseau de tramway en 1958 qui a beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Cette même année, la Compagnie des tramways de Nantes (CTN) qui gérait le réseau de transport de la ville est remplacée par la Compagnie nantaise de transports en commun (CNTC). Le réseau d'autobus nantais est alors majoritairement constitué de bus de la société des usines ChaussonOMNIBUS NANTES - Le réseau TAN.

Cette compagnie fut elle-même remplacée par la Société des transports de l’agglomération nantaise (STAN) le puis par la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (SEMITAN) le qui exploite le réseau depuis lors.

Le réseau à son apogée vignette|L'Heuliez O 305 fait partie des véhicules très présents sur le réseau dans les années 80 et 90, avec la livrée verte et orange de la SEMITAN. En 1979, le réseau d'autobus de Nantes est, selon une étude réalisée par le journal Le Point, l'un des plus importants de France en chiffre et en qualité, notamment pour la jeunesse de son matériel roulant (en moyenne 4 ans d'ancienneté) et la densité du réseau ( de lignes d'autobus par kilomètre carré desservi). Le réseau dispose aussi de nombreux couloirs réservés aux autobus qui constituaient de la longueur totale du réseau à cette époque. Néanmoins, le réseau nantais ne se distingue pas spécialement pour ses prix avec pour le ticket en carnet, comparé à Dijon (, première du classement) et Marseille (, dernière du classement)Une enquête du journal "Le point" sur les transports en commun à Nantes - Vidéo Ina.fr.

En 1980, 306 autobus circulent sur les 38 lignes et les du réseau, et ont transporté 40 millions de passagers cette année-là. La SEMITAN disposait également de 900 employés qui assuraient le bon fonctionnement du réseau, ainsi que de trois dépôts dont celui de la Morrhonnière qui abritait autrefois les tramways. Le parc automobile à cette époque représentait un patrimoine de 200 millions de francsTransports en commun : Service public - la SEMITAN - Vidéo Ina.fr.

vignette|left|Un Mercedes-Benz O 305 de la SEMITAN avec la livrée de la CNTC.

Les usagers peuvent voyager en utilisant des cartes hebdomadaires ou mensuelles, ou des tickets à l'unité valables une heure sur le réseau. Un système dit de « self-service » est également mis en place sur certains autobus permettant aux usagers d'ouvrir eux-mêmes les portes grâce à des boutons présents à l'intérieur et à l'extérieur du véhicule. Des plans géographiques et schématiques, des fiches horaires distribuées gratuitement, des girouettes colorées sur les autobus et une nouvelle signalétique aux arrêts sont également mis à disposition des usagers afin de faciliter leurs déplacements. Un service de transport à la demande effectué par cinq minibus est également proposé aux personnes à mobilité réduite.

Néanmoins, le réseau se heurte toujours à des problèmes de retards liés à des bouchons et à la saturation de la circulation automobile, rendant compliqué et long les déplacements des usagers. Également, les municipalités doivent imaginer le développement de leur réseau de transport collectif afin de mieux supporter les conséquences du premier et deuxième choc pétrolier. Nantes envisage alors de relancer un réseau de tramway, avec une première ligne mise en service début 1985. Pour ce faire, quatorze communes de l'agglomération se sont réunies en un syndicat afin d’organiser le réseau de transport de l'agglomération, le Syndicat intercommunal des transports publics de l'agglomération nantaise (SITPAN).

En 2001, le système de « self-service » est retiré des véhicules et la montée par l'avant est mise en place afin de revaloriser la relation conducteur/client et améliorer la sécurité des clients et du personnel.

Rationalisation de l'offre et arrivée de lignes à haut niveau de service

Le réseau d'autobus a subi de nombreuses réorganisations de ses lignes, notamment avec l'arrivée des nouvelles lignes de tramway ou du Busway en 2006. Mais 2009 a été une période de nombreuses suppressions de lignes et de « rationalisation de l'offre de transport ». Ainsi, plusieurs circuits ou lignes ayant une fréquentation jugée comme trop faible ou étant considérées comme peu performantes sont supprimées, comme la navette Galheur ↔ Neustrie (15 usagers par jour), les circuits de Carquefou (15 usagers par jour), la navette de Trentemoult permettant de relier le Navibus Loire avec le dépôt de bus (30 usagers par jour), ou encore le Navibus Erdre avec en 2008 (comparé au Navibus Loire qui en transporte cette même année)15 lignes de bus sur... des voies de garage. Ce lourd chantier de rationalisation de l'offre du réseau bus va s'étaler de 2009 (après la délibération du conseil communautaire de Nantes Métropole du ) à 2020Évaluation Chronobus - Lignes C1 à C7.

vignette|Un Heuliez GX 327 GNV sur la ligne C5 habillé de la livrée spécifique aux lignes « Chronobus ».

Néanmoins, une réflexion sur la mise en place de nouvelles lignes labellisées et disposant d'un haut niveau de service est également portée. Ainsi, le label « Chronobus » est créé en avec la labellisation de la ligne 32 (actuelle ligne C2), puis de la ligne 25 en 2004 (actuelle ligne C20) et la ligne 86 à la rentrée 2007.

Le , le conseil communautaire de Nantes Métropole a débattu sur l'évolution de l'offre de transport collectif, avec notamment la création de lignes de bus structurantes baptisées « Chronobus » qui seraient complémentaires au tramway et au Busway. Ces nouvelles lignes permettraient de poursuivre le développement du réseau tout en créant une hiérarchisation du réseau avec d'abord les lignes armatures de tramway et de Busway, puis les lignes Chronobus et enfin une desserte plus fines des lignes de bus classiques. Les lignes Chronobus seraient donc un système intermédiaire entre les lignes armatures et les lignes de bus classiques. La mise en œuvre de ces nouvelles lignes est définitivement voté le .

Le , les quatre premières lignes Chronobus « nouvelle génération » sont mises en service et reprennent des tracés de lignes ayant une fréquentation élevée (la rationalisation de l'offre du réseau lancée en 2009 permet également d’optimiser l’offre sur ces nouvelles lignes). Ces nouvelles lignes disposent d'une grande amplitude horaire (de 5 heures à minuit en continu, tous les jours de l'année sauf le ) et d'une fréquence soutenue notamment en heure de pointe (avec un bus toutes les 5 à 8 minutes). Des aménagements sur la voirie permettent également de faciliter la tenue des horaires et le gain de rapidité, avec notamment la mise en place d'un système de « Nouvelle prise en compte aux feux » (ou NPCF) qui permet de faciliter le passage des bus aux carrefours à feux grâce à un système de radio courte portée, ou la création de sites propresMarché public : Mise en Œuvre de la nouvelle prise en compte aux feux sur les lignes chronobus - Nantes.

D'autres lignes Chronobus « nouvelle génération » sont ensuite mises en service (trois en 2013, deux en 2018 et une en 2025) et permettent d'améliorer le niveau de service sur certaines parties du réseau.

Refonte du secteur sud-ouest en 2021 Une refonte du secteur sud-ouest (notamment la desserte de Bouguenais, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, Bouaye, Brains et Saint-Léger-les-Vignes) a eu lieu lors de la rentrée 2021 du réseau TAN. Une nouvelle ligne numérotée 38 a été créée et relie le pôle d'échanges Greneraie à l'aéroport de Nantes-Atlantique en reprenant l'itinéraire complet de la ligne 48 (qui est supprimée) et l'itinéraire de la ligne 98 entre l'aéroport et Greneraie. Cette dernière est alors limitée à Neustrie puis prolongée à Brains et Saint-Léger-les-Vignes, en remplacement de la ligne 68 (elle aussi supprimée) et des deux branches correspondantes de la ligne 88. Cette dernière enfin, part toujours de Neustrie et emprunte un nouveau tracé via le terminus Croix Jeanette de la ligne 36 pour retourner vers Bouaye et former deux branches (une via la gare en heure de pointe et l'autre reprenant l'ancien tracé en heure creuse) avant de repartir vers le nord pour rejoindre le nouveau terminus Château d'Aux à La MontagneCompte rendu du conseil municipal du 9 avril 2021.

Également, une nouvelle ligne scolaire numérotée 118 relierait directement Saint-Léger-les-Vignes et Brains au pôle d'échanges Pirmil, en compensation de la suppression de l'accord avec la région concernant l'utilisation des lignes 301 et 303 du réseau Aléop avec un titre de transport TAN.

Ce projet permet de répondre au développement de l'urbanisation de ce secteur, et de la demande de liaisons inter-communales notamment vers la gare de Bouaye. Les prolongements de la ligne 98 vers Saint-Léger-les-Vignes et Brains permet également de créer une offre de desserte de ces communes le dimanche.

Pour la rentrée 2021, une amélioration de l'offre sur les lignes E1 (avec ajout de courses supplémentaires le matin et le soir) et 28 (avec amélioration de la fréquence), une modification du tracé de nuit de la ligne 91 (qui desservirait la commune d'Indre), et un ajustement de l'offre en jour bleu sur la ligne 11 (passage de la fréquence à 15/16 minutes au lieu de 13/14 minutes) est également prévu.

Le réseau actuel Aperçu général vignette|Un Iveco Urbanway 18 GNV sur la ligne Chronobus 3 (ou « C3 »).

Le réseau d'autobus de Nantes est actuellement constitué de 64 lignes de bus et services sur demande, dont :