La famille de La Croix de Castries, anciennement Le Cros puis Lacroux puis Lacroix, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Montpellier, dans le Languedoc, anoblie en 1487Étienne de Séréville, Fernand de Saint-Simon Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 579. Issue d'une lignée de marchands de poissons devenus changeurs, puis banquiers, cette famille tira parti de sa nouvelle fortune en achetant une charge anoblissante en 1487 puis la seigneurie de Castries en 1495, avant de s’agréger à la haute noblesse à la fin de l'Ancien Régime.
Cette famille compte parmi ses membres un maréchal de France qui fut également secrétaire d'État à la Marine sous le règne du roi , des lieutenants généraux et maréchaux de camp, chevaliers des ordres du roi, et gentilshommes de la chambre du roi. Elle a été admise aux honneurs de la Cour.
À noter la prononciation particulière de ce nom de famille, consacrée par l'usage : Castries se prononce [kastʀ].
Histoire redresse|vignette|Charles de La Croix de Castries (1727-1801), maréchal de France en 1783. vignette|Charles de La Croix de Castries (1756-1842), duc de Castries, (deuxième en partant de la gauche). vignette|redresse|Élisabeth de La Croix de Castries (1834-1900), épouse de Patrice de Mac Mahon, président de la République. vignette|redresse|Christian de La Croix de Castries (1902-1991), général de brigade. vignette|redresse|Henri de Castries (1954), ancien patron d'AXA.
La famille La Croix était établie à Montpellier à la fin du . Grâce à des recherches récentes faites sur les compoix, on sait que « Johan Le Cros, peysonnier, fils de Louis Le Cros », également marchand de poissons, possédait deux petites maisons avec boutique et étal transmises quatre fois entre 1381 et 1480. Son fils Raimond, marié à Thibozette Denis, et son petit-fils Jean Lacroux, marié à Judith Pierrefort, sont toujours marchands, mais aussi devenus changeurs, et demeurent dans la même maisonPierre Burlats-Brun, Le Compoix de Montpellier.. On leur connait un fils, Guilhem Lacroix, qui est anobli et qui est la souche de toute la famille.
Guillaume Lacroix, qui est toujours marchand et changeur en 1469, mais aussi usurier, fait une grosse fortune et une ascension rapide. Il devient consul de Montpellier entre 1465 et 1474, conseiller à la cour des aides de Montpellier, puis est anobli en 1487 par une charge de président en la même cour. En 1495, il devient gouverneur de la ville de Montpellier. Il achète le la seigneurie de Castries à son cousin , baron de Pierrefort et de Ganges (1347), baron de Hierles (1482), seigneur de Castries (1437-1495). Il avait épousé Suzanne Cezelli, dont il a eu deux fils, Louis et François, secrétaire du roi..
Vers 1520, l'ancien château fort de Castries est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village. Il appartiendra à cette famille jusqu'en 1986midilibre.fr, au château de la famille de Castries..
Des membres de cette famille participèrent à la guerre d'indépendance des États-Unis.
Généalogie simplifiée
Châteaux et demeures Château de Castries (Hérault) Hôtel de Castries (Paris) Château de Gatine (Maine-et-Loire) Château de Sainte-Suzanne (Manche) Château de la Norville (Essonne)
Alliances Les principales alliances de la maison de La Croix de Castries sont : Denis, Pierrefort, Cezelli, d'Anglards (1494), de Laudun (1499), de Guilhem de Figaret (1535), de Bandinel (1554), de Béranger de Montmaton (1558), d'Albenas (1565), de La Vohle, de L'Hôpital (1609), Brachet (1637), de Bonzi (1644), de Grave (1659), de Brunet (1674), Rochechouart de Mortemart (1693), Lévis-Charlus (1722), de Talaru (1740), de Rosset (1743), Mailly (1767), de Bonnières de Guînes (1778), Coghlan (1805), Maillé de La Tour-Landry (1816), de Beaurepaire (1828), Choiseul-Praslin (1832), d'Harcourt (1833), de Saint-Georges de Vérac (1838), Mac Mahon (1854), Séguier (1862), Bonnin de La Boninnière de Beaumont (1864), de Bryas (1867), de Hodos et Kyzdia (1868), de Denesvre de Domecy (1875), Hautecloque (1887), Goffe (1894), de L'Esperonnière (1901), de Croÿ (1907), Thomas de Saint-Laurent (1907), Salignac-Fénelon (1909), de Coëtnempren de Kersaint (1921), de Cassagne (1934), Tulle de Villefranche (1946), de Quatrebarbes (1946), de Chevigné (1952), Millin de Grandmaison (1960, 1984), Chandon-Moët (1981), de Rougé, de La Tour d'Auvergne-Lauraguais (2013), Rambuteau (2018), Sietter Giesen (2022).
Titre de duc de Castries (éteint en 1886) Charles de La Croix, marquis de Castries, fut créé duc de Castries par brevet (non héréditaire) en 1784, lieutenant général des armées du roi en 1814, pair de France héréditaire le , duc-pair héréditaire le , avec promesse de réversion sur une autre branche si la branche ducale s'éteignaitDuc de Castries, Papiers de famille, France-Empire, 1977..
Le titre ducal s'éteignit en 1886 avec son petit-fils, après avoir été porté par : 1784-1842 : Charles de La Croix (1756-1842), duc de Castries 1842-1866 : Edmond de La Croix (1787-1866), de Castries, fils du précédent. Il épousa Claire de Maillé de La Tour-Landry, plus connue sous le nom de , restée célèbre pour sa liaison avec BalzacPhilarète Chasles, Mémoires, t.I, 303, Édition Charpentier, Paris, 1876-1878. Cité par André Maurois dans Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p. 194. et pour son salon parisien considéré comme la « fleur » du faubourg Saint-GermainAndré Maurois,Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, 240. Elle servit de modèle au personnage d'Antoinette de Langeais dans La Duchesse de LangeaisAndré Maurois, Hachette, 1965,240. 1866-1886 : Edmond de La Croix (1838-1886), et dernier duc de Castries, neveu du précédent et petit-fils du duc. Il épousa en 1864 Iphigénie Sina de Hodos et Kyzdia (1846-1914), dont il n'eut qu'un fils mort à 2 mois. Devenue veuve, celle-ci se remarie avec Emmanuel d'Harcourt (1844-1928, 2e fils du marquis d'Harcourt, chef de la maison d'Harcourt).
En 1907, René de La Croix (1842-1913), comte de Castries, ancien diplomate, ayant recherché en vain l'appui du maréchal de Mac Mahon, époux de la fille de l'avant-dernier duc, puis du duc d'Orléans, releva proprio motu le titre ducal et s'intitula duc de Castries.
Il appartenait à la branche cadette de Meyrargues (titrée comte de Castries par lettres de 1821), devenue aînée depuis 1886. Il était devenu le chef de la maison de Castries en 1886 mais ne descendait d'aucun duc de Castries et son ancêtre commun avec la branche ducale vivait au (Jacques de La Croix, baron de Castries 1536-1575père de Jean (1571-1592, auteur de la branche ainée devenue ducale), et de Gaspard (né en 1575, auteur de la branche cadette et ancêtre de l'historien)). Ce titre irrégulier est donc de courtoisie. Les aînés de ses descendants (dont l'historien et académicien) continuèrent à porter ce titre après lui, et ce jusqu'à aujourd'hui.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Nicolas Viton de Saint-Allais, L'ordre de Malte, ses grands Maîtres et ses chevaliers, Paris, Delaunay, 1839 Joseph Valynseele, Les Maréchaux de Napoléon III, leur famille et leur descendance, Paris, 1980 Pierre Burlats-Brun, La Croix de Castries (de), réponse à 98.II.453, in Héraldique et généalogie, , Paris, ,
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z) Liste de devises de familles françaises notoires Armorial des familles du Languedoc
Liens externes Maison de La Croix sur www.heraldique-europeenne.org Les papiers de la famille de Castries aux Archives nationales
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