Montgobert est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation vignette|upright|gauche|Entrée de Montgobert. Montgobert est située à : de Villers-Cotterêts, de Vic-sur-Aisne, de la sous-préfecture Soissons, de Compiègne, de la préfecture Laon, de Saint-Quentin, de Reims, de Paris, d'Amiens et de Lille. Le bourg se trouve à la lisière nord de la forêt de Retz, qui couvre la plus grande part de la commune vers le sud.

vignette|centre|upright=1|Carte de la commune.

Communes limitrophes

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Géologie et relief Le sol de la commune est occupé par des étages géologiques du Tertiaire du Bassin parisien. Vers le sud s'étend la forêt de Retz, qui est établi sur des sables du Bartonien. Vers le nord se trouve un plateau typique du Soissonnais, où le sol limoneux lœssique fertile de surface couvre un sous-sol calcaire du LutétienAlbert F. de Lapparent, Région de Paris. Excursions géologiques et voyages pédagogiques, Hermann, Paris, 1964, (Excursion X, Soissons, Laon et Saint-Gobain).. Autrefois, des carrières de calcaire souterraines et à ciel ouvert étaient exploitées ; la rue des Carrières en perpétue le souvenir.

Le village s'étage en contrebas du plateau sur trois niveaux d'une colline en forme d'amphithéatre, ouvert vers l'ouest. En bas se trouvent le ru de Retz, l'étang de Montgobert et les prairies, au-dessus il y a l'église et le village, et tout en haut de la colline sur le plateau vers le nord se trouve le château et le parc du château, qui surplombent la vallée.

Voies de communication et transports Trois routes relient Montgobert aux communes voisines : la RN 2 Paris - Maubeuge, la et la . L'accès à l'autoroute A26 - E17 Calais - Troyes est à .

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Villers-Cotterêts à sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière).

Les grands aéroports parisiens sont à .

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Savières, le ru de Retz, le cours d'eau 01 de la commune de Longpont, le cours d'eau 01 de la commune de Motgobert et le cours d'eau 01 de la Goblette.

La Savières, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Parcy-et-Tigny et se jette dans l'Ourcq à Troësnes, après avoir traversé .

Le Ru de Retz, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Puiseux-en-Retz et se jette dans l'Aisne à Fontenoy, après avoir traversé .

En ce qui concerne les nappes phréatiques, la forêt de Retz est riche en nappages d'eau lutétiennes et thanétien.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la commune de Montgobert ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Margny-lès-Compiègne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Montgobert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,1 %), terres arables (16,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14 %), zones urbanisées (3,4 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine vignette|Montgobert, un village en étage.

L'ensemble des habitations est presque entièrement localisé dans le bourg. Les rues de Montgobert sont la rue de la Forêt (anciennement rue d'En-Bas), la route des Bauves (tronçon de la D 250 ; anciennement la rue d'En-Haut), la rue de l'Église (tronçon de la D 250), lÉtang du moulin (tronçon de la D 250) la ruelle Poncette, la rue de la Croix, lallée du Château, la rue des Carrières et la sente du Lavoir.

Logement

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 108, alors qu'il était de 101 en 2007. Parmi ces logements, 86 (79,6 %) étaient des résidences principales, 18 (16,7 %) des résidences secondaires et 4 (3,7 %) des logements vacantsCommune de Montgobert (02506), Résumé statistique, INSEE .

Projets d'aménagement

. Pourtant, l'urbanisme de la commune est concernée par le PPR plan de prévention des risques inondations et coulées de boue entre Laversine et Chézy-en-Orxois, secteur vallée du ru de Retz de . Dans ce cadre, Montgobert a aménagé dans le début des années 2000 des digues enherbées et des avaloirsPlan de Prévention des Risques Inondations et Coulées de Boue entre Laversine et Chézy-en-Orxois, Secteur Vallée du ru de Retz décembre 2007 .

Puis, au niveau de la communauté de communes, un premier schéma de cohérence territoriale, le SCoT de la communauté de communes de Villers-Cotterêts / Forêt de Retz pour les années 2014-2030 a été approuvé le SCoT de la communauté de communes de Villers-Cotterêts - Forêt de Retz.

Toponymie Les anciennes formes du nom sont Mons Gunberti dans une charte de 1162Acte dans Chartae Galliae. Édition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). Date de mise à jour : 16/09/11. Première version : 10 juin 2010. , Mons Gumberti dans une charte de 1171Louis Victor Pecheur, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Léger de Soissons, 1870, et Montgombert dans une charte de 1239Acte dans Chartae Galliae. Édition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). Date de mise à jour : 16/09/11. Première version : 10 juin 2010. . Les variantes dans les actes de Philippe II Auguste, au , sont Mons Goberti, Guberti, Gumberti et GunbertiLeopold Delisle, Catalogue des actes de Philippe-Auguste .

Le nom de Montgobert, au aussi écrit Mont-Gobert, signifie le mont, la colline de Gobert, du latin Gumbertus, nom de personne germanique composé des racines gund (bataille, racine qu'est présent aussi dans gonfanon) et behrt (brillant, excellent). Un certain était un des premiers évêques de diocèse de Wurtzbourg, en 794-795. Le nom peut donc signifier Mont du combattant brillant.

Histoire Moyen Âge Au existaient entre Montgobert et Longpont le village disparu de Chavigny (aujourd'hui hameau) et la ferme disparue de Mentard. Leurs noms survivent dans les noms des maisons forestières des Têtes de Chavigny et des Champs Mentard. Par une charte de 1070, Chavigny, son église et la ferme de Mentard sont données par Adélard, évêque de Soissons, à la collégiale Saint-Léger de SoissonsLouis Victor Pecheur, op.cit. , . Cette charte de 1070 est la plus ancienne acte du cartulaire de l'Abbaye Saint-Léger de Soissons; la donation a été à la collégiale, l'abbaye n'étant fondé qu'en 1139..

Le nom de Montgobert pour la localité se laisse retracer jusqu'au . Une charte de 1162, co-signé par Theobald de Montgobert et Jean son frère « S. Theobaldus de Monte Gunberti et Johannes frater ejus » fait mention de la donation par l'abbaye Notre-Dame de Longpont de l'auteldans les actes de cette période autel signifie une église ou chapelle, ses dîmes censes, terres et possessions de Montgobert à l'abbaye Saint-Léger de SoissonsActe dans Chartae Galliae, op.cit.. Une charte de 1174 décrit les dîmes de Montgobert aux abbayes de Valsery et de Saint-Léger.

Révolution française et Empire En 1791, Montgobert est vendu à Clément de Malleran, professeur à l'université de Paris et secrétaire du roi, puis en 1798, par adjudication, au général Charles Leclerc, qui avait épousé l'année précédente Pauline Bonaparte, sœur de .

Le général Leclerc, qui est aussi maire de Montgobert, meurt jeune en 1802, pendant l'expédition de Saint-DomingueJacques Poulet, Montgobert, le Général Leclerc et les Bonaparte, in: Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne - Mémoires, Tome 18, 1972 . Pauline fait rapatrier son corps, qui est inhumé dans le parc du château de MontgobertBernard Ancien, Retour des cendres du Général Leclerc (Soissons-Montgobert), in: Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne - Mémoires, Tome 12, 1966, ; elle se remarie au prince italien Camille Borghese et délaisse peu à peu Montgobert.

En 1814, les membres de la famille de Napoléon doivent se défaire de tous leurs biens, Pauline et sa belle-mère, madame Leclerc, simulent une vente à un sieur Edon, lequel transmet Montgobert au comte Leclerc, sénateur, beau-frère de Pauline. Montgobert passe en 1821 ou 1822 à Louis Nicolas Davout, prince d'Eckmühl, époux de Louise-Aimée-Julie Leclerc, la belle-sœur de Pauline. Davout meurt en 1823. Sa veuve, princesse d'Eckmühl, cède Montgobert en 1831 à son gendre, le comte Étienne-Armand-Napoléon de Cambacérès. Ce dernier meurt en 1881, et Montgobert passe en 1883 à sa petite-fille Zénaide de Cambacérès, épouse de Raoul Napoléon Suchet et de ce fait duchesse d'AlbuféraM. de Berthier, op.cit., .. Emmanuel Suchet, 7e duc d'Albufera, reste jusqu'à ce jour propriétaire du château de Montgobert.

Première Guerre mondiale