Jean-Baptiste Ferracci né le à Sartène (Corse) et mort le à Paris, est un résistant, homme politique français apparenté à la SFIO et maire de Sartène de 1947 à 1950.

Biographie Enfance et jeunesse Jean-Baptiste Ferracci naît dans une famille nombreuse de petits propriétaires ruraux de condition pauvre. Son père est Antoine François et sa mère est Palme Marie, née Batucci. À l'instar de nombreux jeunes corses, Jean-Baptiste Ferracci quitte son île à l'âge de 19 ans, en émigrant en Guinée française, où il débuta en qualité d’agent commercial.

Activités politique et professionnelle de l'entre-deux-guerres (1930-1939) De plus en plus acquis aux idéaux du socialisme, et ce dès l'âge de vingt ans, Jean-Baptiste Ferracci est élu au Conseil supérieur de la France d'outre-mer en 1936, en coïncidence avec l'élection du Front populaire au gouvernement. Il y déclare : Plus . Jean-Baptiste Ferracci continua à pratiquer cette même politique, qu’il qualifiait , en favorisant le principe et les initiatives des assemblées locales et fédérales..

Résistance Les années 1930 signent la montée des totalitarismes, dont celui du fascisme italien, aux portes de l'île Corse, terre natale de Jean-Baptiste Ferracci. Le , l'Italie fasciste prétend annexer Nice, la Savoie, et la Corse. Ce dernier prononce le de la même année « Le serment de Bastia » devant , répondant à l'Italie l'affirmation avec force de l'attachement de la Corse à la France et le rejet du pan-italianisme mussolinien : ..

Activité politique et fin de vie (1945-1950) La SFIO étant investie après la guerre, il est élu député du premier collège du territoire de Guinée de la II Assemblée constituante en , après un premier échec en octobre 1945. En , Jean-Baptiste Ferracci est élu conseiller de la République par 11 voix contre 5, et est réélu, en , lors de la constitution définitive de cette assemblée.

En Guinée comme à Paris, tous les témoignages s’accordèrent pour saluer sa générosité, son dévouement et sa grande activité parlementaire. Il participa à la discussion de propositions de loi tendant à établir la Constitution de la République française. Au Conseil de la République et toujours apparenté au groupe socialiste, il fut nommé membre de la commission de la France d’Outre-Mer et de la commission de la reconstruction et des dommages de guerre ().

Il dépose le une proposition de loi tendant à rétablir la subvention instituée au profit de la Corse par la loi du . Le , il est nommé à nouveau membre des mêmes commissions..

Lors des élections municipales d'octobre 1947, il réalise son souhait de longue date : devenir maire de sa ville natale, Sartène, en succédant à Joseph Pascal Tramoni. Ses fréquents séjours dans son département d'élection, comme son état de santé, qui se dégrade, l'éloignent de la séance publique. Alors qu'il se préparait à un nouveau voyage en Guinée, le maire socialiste de Sartène disparaît à Paris le . Le président du Conseil de la République, Gaston Monnerville, déclara lors de l'éloge funèbre du sénateur Jean-Baptiste Ferracci que .

Références

Liens externes

Catégorie:Naissance en mai 1884 Catégorie:Naissance à Sartène Catégorie:Résistant corse Catégorie:Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière Catégorie:Décès en décembre 1950 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans Catégorie:Membre de la Ire législature du Conseil de la République Catégorie:Membre de la IIe législature du Conseil de la République Catégorie:Membre du Conseil de la République représentant la Guinée