La famille de Barrès est une famille française éteinte, originaire du Languedoc.

L'un de ses membres, M. de Barrès-Combas, avait obtenu du roi Louis XVIII un titre héréditaire de vicomte en 1816 sous la seconde Restauration mais sans lettres patentes.

Histoire Origine La famille de Barrès est connue dans la région biterroise, en Languedoc, depuis le , filiation ininterrompue depuis 1558Contrat de mariage du 13 août 1558 entre Jean de Barrès et Angès de Crussi (Cruzy). et archives familiales remontant à 1513On trouve dans les registres de la paroisse Saint-Aphrodise de Béziers un acte de Me de Barrès, avocat, assisté de noble de Barrès chanoine de l'église d'Agde en date de 1513 (source : archives privées d'Henry de Lander sur la famille de Barrès. Plus anciennement, la famille de Barrès (du Biterrois) serait apparentée, mais sans preuves, à la famille de Barrès du Molard établie en Vivarais et éteinte au . Arnaud Clement écrit que cette famille du Vivarais s'était agrégée à la noblesse à partir de 1613 ou 1637 et qu'elle avait été maintenue noble en 1790Arnaud Clement, La noblesse française, Academia, 2024, page 159..

Enracinée dans la région biterroise, en Languedoc, elle est plus précisément établie au à Pouzolles ; au à Pouzolles et Béziers ; au à Pouzolles, Béziers et Servian ; au à Béziers et Servian ; au à Béziers et Espondeilhan.

Branches Il a existé deux branches de cette famille, issues de deux frères : la branche aînée issue de Gabriel de Barrès (1675-), dite branche de Combas, du nom de la métairie et terre à Servian qu'il acquiert en 1714 avec ses droits de haute, moyenne et basse justice et dont il devient le seigneur, puis son fils et son petit-fils. Cette branche, titrée vicomte héréditaire en 1816, s'est éteinte en 1936 par Max de Barrès (1868-1936), propriétaire, sans postérité. la branche cadette issue de François de Barrès (1681-1779), dite branche de Pouzolles, du nom du fief, Cette branche s'est éteinte fin ou début par François de Barrès (1776-), chanoine, émigré pendant la Révolution française.

Son statut social Gustave Chaix d'Est-Ange écrit :

La plupart de ses membres portent des qualifications nobiliaires (« noble », « écuyer », « messire ») dans les registres paroissiaux, les minutes notariales et les matrices de compoix, et ce de manière continue, au moins depuis le et jusqu'à la Révolution française.

Elle est absente de la grande enquête sur la noblesse impulsée par Louis XIV, tant dans les jugements de maintenue de noblesse rendus par Claude Bazin de Bezons, intendant du Languedoc, que celui des condamnations pour usurpation à la suite des jugements de ce même Intendant à l'exception toutefois de l'un des membres d'une branche cadette, Antoine Barrès, demeurant à Pouzolles, qui est condamné à payer l'amende pour usurpation en 1673.

Cette famille s'est illustrée dans le clergé, les charges électives et administratives, la magistrature et la carrière des armes. Elle a notamment donné un évêque d'Agde et un grand archidiacre de Béziers, de nombreux prêtres, chanoines et prieurs, deux premiers consuls-maires de Béziers et un gouverneur de Bédarieux, un conseiller au parlement de Toulouse et plusieurs conseillers et avocats au présidial de Béziers, de nombreux officiers de cavalerie et d'infanterie, ainsi que plusieurs chevaliers de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Mentions de quelques-uns de ses membres : Antoine de Barrès, citoyen de Pouzolles au , est appelé au service du ban et en demande la dispense en 1689, son fils étant lieutenant dans le régiment de Bourbonnais ; Gabriel de Barrès (1675-), seigneur de Combas, émet en 1745 une reconnaissance en faveur du roi pour ladite seigneurie, par devant le prince de ContiArchives privées de la famille de Barrès possédées par Henry de Lander : émission le 15 décembre 1745 par Gabriel de Barrès, seigneur de Combas, d'une reconnaissance en faveur du roi pour ladite seigneurie, par devant Monseigneur le prince de Conti ; Thomas de Barrès (1719-1788), s'intitule « marquis de Pouzolles », émet en 1776 une requête pour faire admettre son procureur pour rendre foi et hommage pour cette seigneurie ; Thomas de Barrès (1721-1804), cousin germain et homonyme du précédent, participe comme membre de la noblesse à l’élection préparatoire de la commune de Servian pour siéger à l'assemblée de la sénéchaussée de Béziers qui elle-même désigne ensuite ses députés aux États généraux de 1789.

Sous la Restauration, le roi Louis XVIII crée vicomte héréditaire le chef de famille, Louis de Barrès, alias de Barrès-Combas, (1781-1825), par ordonnance du Lettre du 20 juin 1816 de la Chancellerie de France annonçant à M. de Barrès qu'il a été créé vicomte par ordonnance du roi (source : archives privées d'Henry de Lander sur la famille de Barrès), citée au Moniteur universel du puis à celui du , Ce titre est Cependant la famille n'a pas reçu les lettres patentes correspondantes. Il s'agit donc d'un titre inachevé et son usage est de courtoisieArchives privées d'Henry de Lander sur la famille de Barrès.

Son dernier représentant masculin est Max de Barrès (1868-1936) ; le nom n'est plus porté depuis le décès de sa dernière sœur en 1949.

Demeures Domaine de Raissac, à Béziers : hérité de la famille Dumas de Soustre, il entre par succession dans la famille de Barrès à la fin du , passe par mariage en 1768 à la famille Gleizes de Lablanque qui le vend en 1828 à la famille Viennet qui le possède toujours au . Entourée d'un domaine viticole de , la propriété est aujourd'hui un château d'hôtes ; Domaine de Combas, à Servian : acquis en 1714, vendu en 1785, racheté en 1813 pour être définitivement cédé en 1825. Le domaine a ensuite été rebaptisé L'Hermitage. La propriété est aujourd'hui un lieu de réception ; Domaine du Coussat, à Servian : hérité de la famille Mas, il entre par succession dans la famille de Barrès à la fin du , passe par mariage en 1926 à la famille Le Court de Béru, qui, sans enfant, le donne à la baronne Durand de Fontmagne qui le lègue à l'Œuvre du père Pierre-Ernest Colombier de l'orphelinat Saint-Jean, à Albi, qui garde l'exploitation et vend le château, aujourd'hui propriété privée ; Domaine de Cabrerolles, à Espondeilhan : acquis en 1869 par Oswald de Barrès (1837-1900). Il en vinifia les ;

Ces demeures correspondent à des châteaux pinardiers de la région de Béziers, édifiés ou reconstruits (à partir de châteaux, maisons fortes ou métairies antérieurs) au pendant l'âge d'or de la viticulture.

Généalogie simplifiée

Alliances Cette famille a conclu de nombreuses alliances dans la société des gens de robe du présidial-sénéchal de Béziers : de Cruzy (1558), de Lenoir (de Ribaute) (1580), Arribat, Thomas, (Dumas) de Soustre (1651), Dautrivay (1656), de Bonnefons (1674), de Mercier (1678), d'Andoque (1719), de Gleizes de Lablanque (1768).

Autres alliances : de Masmejan (1598), de Muret, de Boide (1664), de Martrin-Donos (1693), (de) Blois (1711), Sairas de Rabes (1713), Martin (1714), Janel (1720), de Forès (1724), de Juvenel (de Carlencas) (1746), Bournhonet (1751 et 1753), Thomas (1753), d'Hérail (1771), Mas (du Coussat) (1778), Bousquet (1796), Lecoules de Seignouret (1803), Roussel (1812), Portalon (de Sénas) (1836 et 1867), Giret (1846), Coste (1847), Levère (1851), Falgas (1871), Lagarrigue (1882), de Villaret Monclar (1895), de Lander (1901), Barbara de Labelotterie de Boisséson (1905), Le Court de Béru (1926).

Armes Elle porte pour armes (selon les sources) : D'azur à une levrette d'or lampassée et colletée du même, surmontée de deux étoiles et d'un croissant aussi d'or (famille de Barrès, Béziers). ; D'azur à un chien rampant d'or lampassé et colleté de même, à trois molettes également d'or (famille de Barrès, Béziers) ; D'azur à un chien d'or rampant et lampassé de même, à trois molettes aussi d'or, au franc-quartier de même (Fulcrand de Barrès, évêque et comte d'Agde) ; D'azur au chien rampant d'or, lampassé d'azur, accompagné de trois molettes d'or (Fulcrand de Barrès, évêque et comte d'Agde) ; D'argent à trois barres accotées en chef d'un croissant et côtoyées en pointes de trois étoiles, le tout de gueules (Fulcrand de Barrès, évêque et comte d'Agde ;

Postérité Une impasse Henry de Barrès (1882-1918) à Béziers, a été inaugurée le par le maire Robert Ménard, dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre.

Pour approfondir Bibliographie . . . . . . . .

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Articles connexes Liste des familles françaises anoblies et/ou titrées au (section Titres incomplets) Armorial des familles du Languedoc Liste des évêques d'Agde Château pinardier

Notes et références

Liens externes

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