L' (en occitan : alèa Gabrièl Bienès) et le rond-point André-Cros (en occitan : redond Andreu Cros) sont deux voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description L'allée Gabriel-Biénès et le rond-point André-Cros sont deux voies publiques. Elles se trouvent sur l'île du Ramier.

L'allée Gabriel-Biénès naît dans le prolongement de l'allée du Professeur-Camille-Soula, dont elle se sépare au niveau du rond-point André Cros. Longue de 505 mètres, rectiligne et orientée au nord, elle longe d'abord à gauche les installations du Stadium municipal, et donne accès de chaque côté aux places de stationnement du parking B. Elle est ensuite surplombée par le pont Pierre-de-Coubertin, puis longe le complexe de la piscine municipale Alfred-Nakache à gauche – face à l'entrée s'ouvre, à droite, la rue Colette-Besson, qui rejoint l'allée du Professeur-Camille-Soula. Enfin, l'allée Gabriel-Biénès se termine au niveau d'un carrefour formé par l'allée Jacques-Lacassagne, qui permet de rejoindre le pont Pierre-de-Coubertin et le pont du Garigliano, et l'allée du Professeur-Camille-Soula, qui se prolonge jusqu'au pont de Banlève et à l'avenue du Grand-Ramier.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de l'allée du Professeur-Camille-Soula, au nord, vers le rond-point André-Cros, au sud. Elle est bordée de chaque côté par une bande cyclable.

Voies rencontrées L'allée Gabriel-Biénès rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Allée du Professeur-Camille-Soula Rond-point André-Cros Rue Colette-Besson (d) Allée Jacques-Lacassagne (d) Allée du Professeur-Camille-Soula

Transports L'allée Gabriel-Biénès et le rond-point André-Cros ne sont pas directement desservis par les transports en commun Tisséo. Ils sont cependant proches du pont Pierre-de-Coubertin où se trouvent les arrêts des lignes de Linéo et de bus .

Il n'existe pas de station de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité immédiate de l'allée Gabriel-Biénès.

Odonymie L'allée Gabriel-Biénès ne fut longtemps qu'un chemin rural de l'île du Ramier, qui ne portait aucune dénomination particulière. Simple allée au milieu du , elle prit en 1963 le nom de Gabriel Biénès (1937-1957). Joueur de rugby, il était membre du Toulouse olympique employés club (TOEC).

Lors du conseil municipal du , le nom d'André Cros (1926-2021) est donné au rond-point qui se trouve au sud de l'allée Gabriel-BiénèsJean-Noël Gros, « Les personnalités qui donneront leur nom aux futures rues de Toulouse », 11 août 2023.. Il apprend la photographie auprès de Jean Dieuzaide entre 1945 et 1961, puis devient, jusqu'en 1988, le correspondant local du journal Sud-OuestJ.-M. L. S., « Toulouse. Carnet noir : disparition d'André Cros, photographe toulousain facétieux », 2 avril 2021.. En 2007, il vend son fonds photographique à la mairie de Toulouse : il est désormais conservé aux archives municipales où il a été numérisé. Il est depuis valorisé, particulièrement par des expositions publiquesPascal Alquier, « Exposition : L’œil d’André Cros, photographe du rugby d’après-guerre », 6 septembre 2023.. André Cros habitait route de Seysses, dans le quartier de Bordelongue.

Histoire Depuis le début du , les différentes municipalités s'efforcent d'aménager le « Parc toulousain » sur les îles du Ramier, un vaste parc d'une cinquantaine d'hectares. L'aménagement d'un parc avec kiosque à musique et café-restaurant date de 1904. En 1907, l'architecte Joseph Galinier dessine un théâtre de verdure de , le théâtre de la Nature, au nord de l'île. En , le projet d'un « stadium populaire » et d'une « piscine d'été et d'hiver » est approuvé par le conseil municipal dirigé par Étienne Billières. La municipalité fait appel aux architectes Jean Montariol et Robert Armandary.

Patrimoine et lieux d'intérêt Stadium municipal

Piscine municipale Alfred-Nakache et ..

La piscine municipale Alfred-Nakache est construite entre 1927 et 1934, dans le cadre de la construction d'équipements sportifs par la municipalité socialiste d'Étienne Billières. C'est l'architecte de la ville, Jean Montariol, accompagné d'un jeune architecte basque, Robert Armandary, et en association avec Paul Barthe, directeur des Charpentiers toulousains, qui conçoit le projet d'ensemble. Ils font appel pour le décor au sculpteur Henry Parayre et au céramiste Gustave Violet.

La porte principale, au nord, ouvre sur l'esplanade Georges-Vallerey. L'entrée monumentale, surnommée le Minaret, est construite en 1931, sur un dessin de Robert Armandary. Le groupe sculpté représente une femme, un enfant à ses côtés, allongée sur une urne d'où jaillit de l'eau : elle représente une déesse de l'Hygiène.

Le bassin de la piscine ouverte, de de long sur de large, est à son inauguration le plus grand d'EuropeEn 2020, il reste le cinquième plus grand bassin du continent, après celui du à Berne (Suisse) et du à Francfort-sur-le-Main (Allemagne). : il doit être, comme l'annonce la Dépêche de Toulouse en 1931, « une plage de luxe pour le prolétariat ». La profondeur est variable, entre . Le bassin était entouré d'une plage de sable. Il est dominé à l'est par une colline artificielle. Bâtie en enrochement de pierre de lave du Vésuve, elle est aménagée comme une grotte où sont ménagés des passages et des escaliers. Elle est surmontée d'un kiosque circulaire en béton, formé de colonnes et décoré d'une frise de briques crénelée. Elle est cependant fermée depuis 2008 à cause de la dégradation du matériau.

À l'est se trouve un bassin en hémicycle de faible profondeur, entre . À l'ouest, la piscine sportive, de de long sur de large, est entourée de gradins qui peuvent recevoir .

Le grand bâtiment, inauguré en 1934, est long de et large de . Il abrite la piscine couverte, les vestiaires, des salles de sport et des salles de réunion. L'ossature du bâtiment est en béton armé, ce qui permet de couvrir de vastes espaces, tout en ouvrant largement les façades. Le fronton est mis en valeur par une frise en céramique de Gustave Violet. Elle présente des sportifs (deux joueurs de pelote, un tennisman et une tenniswoman, un footballeur et un rugbyman), mais aussi un soldat, deux aviateurs, dont un tenant une hélice, des enfants présentant des fleurs, un homme maîtrisant un cheval, des alpinistes. Au centre, trois femmes reçoivent les fleurs que leur tendent les enfants..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Ouvrages généraux . .

Ouvrages spécialisés . . .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse • Liste des édifices labellisés « Patrimoine du » de la Haute-Garonne Liste des œuvres publiques de Toulouse

Liens externes « Notice » et « notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Gabriel Bienes Gabriel Bienes