Claude Ferréol Pagnier, né le à Petite-Chaux et mort le à hameau de Schirlenhof sur la commune de Gundershoffen, est le premier militaire français « officiellement » tué au combat au début de la guerre franco-allemande de 1870.

Biographie Claude Pagnier est né dans une famille d'agriculteur de la Petite-Chaux dans le Doubs.

États de service Il est incorporé le au 5e escadron du 12e régiment de chasseurs à cheval. Il est nommé brigadier le . Il se distingue lors de l'expédition du Mexique et reçoit la médaille militaire en 1863. Au retour de son régiment en France en 1867, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

En 1869, il se réengage pour deux ans dans le même régiment. vignette|alt=Combat du 25 juillet 1870|Représentation du combat mené le 25 juillet 1870 par le 4e peloton du 5e escadron du régiment face à des dragons badois en reconnaissance à Schirlenhof (Gundershoffen).

L'escarmouche de Schirlenhof Le , la France déclare la guerre à la Prusse. Le , le 12e régiment de chasseurs à cheval est stationné à Niederbronn-les-Bains quand les gendarmes de Wœrth le préviennent que la bourgade a été traversé par un groupe d'Allemands. Des patrouilles sont lancées dans toutes les directions..

La patrouille allemande, du 3e régiment de dragons badois, est composée de quatre officiers francophones et de sept dragons. Elle est commandée par le capitaine comte Ferdinand von Zeppelin. Le , les dragons sont à l'auberge de Schirlenhof où ils prennent leur repas. C'est là que les surprend le peloton du lieutenant Jacques Marie de Chabot, dont fait partie le maréchal-des-logis Pagnier.

Lorsque les Français pénètrent dans la cour de l'auberge, la sentinelle allemande, tire à la carabine sur Claude Pagnier qui meurt sur le coup. Le lieutenant Chabot blesse mortellement le second-lieutenant Winsloe de deux balles de pistolet dans le ventre. Ce dernier mourra quelques heures plus tard. Le capitaine von Zeppelin profite de la confusion du combat pour s'enfuir par l'arrière de l'auberge. Il rejoint ses lignes sans problèmes le .

Les deux pays revendiqueront la victoire lors de cette escarmouche. Les Français parce qu'ils ont arrêté et capturé l'essentiel de la patrouille, les Allemands car le capitaine von Zeppelin est revenu avec tous les renseignements sur le déploiement des troupes françaises malgré la perte de ses hommes.

Le maréchal-des-logis Pagnier et le lieutenant Winsloe sont considérés « officiellement » par les deux pays comme les premiers morts de la guerre.

Les premiers morts non officiels Claude Pagnier est le premier mort officiel, mais il y a eu d'autres victimes avant l'accrochage de Schirlenhof. Dans la nuit du 20 au (quatre jours plus tôt), sur les hauteurs de Forbach, le sergent-major Biron du 8e régiment d'infanterie , au retour d'une ronde aux avant-postes, est abattu par un tir ami provenant du 23e régiment d'infanterie.

Dans la même nuit et la même région, un détachement du 67e régiment d'infanterie, commandé par le colonel Jean Thibaudin, a un blessé et un tué lors d'une escarmouche. L'histoire n'a pas retenu le nom de ce premier mort.

Toujours dans la même nuit, pendant une reconnaissance vers Spicheren, un détachement, du 6e escadron du 5e régiment de chasseurs à cheval, commandé par le colonel de Séréville, rencontre des Allemands et le chasseur Goudart est tué lors d'un échange de tir.

Le , au poste douanier de Schreckling, PIerre Mouty, un ancien militaire repousse une première patrouille de uhlans. Vers , un détachement d'infanterie prussienne attaque le poste et tire sur les deux douaniers de garde, qui refusent de se rendre, puis les achève à la baïonnette. Pierre Mouty succombe, mais son collègue Lejust survivra à ses 19 blessures. Le , un monument à la mémoire du douanier Mouty est inauguré au cimetière de Château-Rouge proche de Scherckling. Il porte l'épitaphe .

Décorations

(1867) ; (1863) ;

Reconnaissance

Une plaque commémorative à la mairie de la Petite-Chaux est posée par le Souvenir français en 1900 ; Une plaque dans l'église Notre-Dame-du-Soldat de Hans ; Un obélisque, surmontée d'une croix, est élevée en 1890 sur sa tombe par le Souvenir français. Il y est gravé le texte suivant :

Deux plaques sur le mur de l'ancienne auberge de Schirlenhof dont l'une porte la mention suivante :

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

. Tombe existante à Niederbronn-Les-Bains, un soldat français impliqué dans la bataille de Woerth-Froeschwiller

Articles connexes

Guerre franco-allemande de 1870.

Liens externes

.

Catégorie:1870 en France Catégorie:Décès en juillet 1870 Catégorie:Naissance en octobre 1828 Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1867 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Guerre franco-allemande de 1870 en Alsace Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la guerre franco-allemande de 1870