La Commanderie de Melun se trouve à Melun, elle relève du prieuré hospitalier de Saint-Jean en l'Île-lez-Corbeil du grand prieuré de France.
Origine En 1195, Robert, comte de Melun, avait donné une maison à MelunArchives nationales S 5148, supplément n. 28Mannier (1872) p. 61. En 1200, Alix, mère de Philippe-Auguste confirmait la donation faite par Drogon de Latre d'une rente de onze sols parisis à prendre sur le moulin-de-l'Oiselet au pont de MoulinArchives nationales S5146, supplément n. 18Mannier (1872) p. 62. En 1210, Philippe Auguste accorde aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui y séjournaient déjà, des terrains, des champs avec des vignes pour y construire une commanderie de MelunArchives nationales S5147, supplément n. 22 situés en dehors des murs de la ville.
Quand les Hospitaliers voulurent construire une chapelle, les religieux du couvent Saint-Pierre-de-Melun s'y opposèrent. Ils choisirent Gombert, abbé de Prouilly et l'abbé de Saint-Remi de Sens. Ceux-ci décidèrent, en 1236, que les Hospitaliers pourraient construire leur chapelle à la condition que cela ne porte pas préjudice aux droits de l'église Saint-AspaisArchives nationales S 5146, supplément n. 10.
Commanderie Un état des revenus de la commanderie, en 1319, étaient de et par an égale à celui des quêtes et aumônes. Les maisons de Rubelles, de Passy avec les dimes de Maincy, Milly et Montereau-sur-Jard rapportaient de froment à le setier de froment et d'avoine à le setier d'avoine et les vignes de Misery et de Boissettes étaient louées l'arpent.
La commanderie était composée, à la même époque, de Jean Capy, commandeur, d'un frère prêtre pour desservir la chapelle, un frère clerc, un donné, un valet et une chambrière qui dépensaient chaque année pour leur entretien à comparer avec les revenus de Mannier (1872) p. 63-64.
Les guerres du causèrent la ruine de la commanderie de Melun et les Hospitaliers préférèrent la supprimer pour réunir ses revenus à ceux du Prieuré hospitalier de Saint-Jean en l'Île-lez-CorbeilMannier (1872) p. 64.
Un procès-verbal de visite prieurale de 1456, donne une description : « Hors la ville de Melun, près des fossés d'icelle, une place en laquelle souloit avoir belle chapelle et grande, et à l'entour belle maison qui, du temps des guerres, ont esté du tout desmoliz; et de présent n'a qu'une chappelle bien et suffisamment entretenue et aornée et desservie toutes les sepmainnes de quatre messes. A iceluy appartient plusieurs membres, lesquels sont totalement en ruyne et désolation. »
En , la chapelle disparue à son tour.
Les revenus de l'ancienne commanderie étaient, en 1757, de par an.
Dépendances Plusieurs membres dépendaient de la commanderie de MelunMannier (1872) p. 63 : le membre de Passy ; le membre de Rubelles ; le membre de Maincy.
Notes et références Nota : les références des Archives nationales ont été reclassées et les références actuelles sont changéesinventaire des Archives nationales.
Sources
Catégorie:Commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem