Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2023. Elle inclut les élections présidentielles et parlementaires, ainsi que les référendums, dans les États souverains ou sécessionnistes.

Les élections infra-nationales (territoriales, régionales, municipales,...) sont répertoriées dans la liste d'élections infranationales en 2023.

Commentaires généraux

En Argentine, le candidat d'extrême-droite de tradition libertarienne Javier Milei est élu président en novembre dans un contexte de crise économique. Aux Pays-Bas, le Parti pour la liberté, parti de la droite radicale nationaliste et populiste, devient en novembre la première force au parlement avec un quart des sièges à la chambre basse. En Pologne, le gouvernement de coalition de droite populiste et d'extrême-droite de Mateusz Morawiecki perd le pouvoir aux élections d'octobre, le centriste pro-européen Donald Tusk formant le nouveau gouvernement.

Au Gabon, les élections présidentielle et législative en août qui reconduisent au pouvoir Ali Bongo sont suivies d'un coup d'État.

none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :

Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives L'Union progressiste le renouveau (UPR, centre gauche) perd sa majorité absolue des sièges mais demeure la première force à l'Assemblée nationale. Les partis de la majorité présidentielle du président de la République Patrice Talon, l'UPR et le Bloc républicain (centriste), conservent à eux deux la majorité absolue à l'Assemblée. Sénatoriales Élections au suffrage indirect de 20 des 50 sénateurs du Sénat khazak 20 candidats indépendants sont élus sénateurs Législatives Le Parti travailliste (centre gauche) subit un très net recul mais conserve de justesse la majorité absolue des sièges. Gaston Browne demeure Premier ministre. Présidentielle Suffrage indirect. Onzième session du scrutin entamé en septembre 2022. Michel Moawad, candidat de l'Alliance du 14-Mars remporte avec 75,55 % des suffrages exprimés le premier tour pour la 11e fois de suite. Cependant, pour la 11e fois de suite, le taux de suffrage exprimé est inférieur à 2/3 de la Chambre des députés, ce qui invalide les résultats du premier tour et rend impossible la tenue d'un deuxième. Un premier tour est donc requis. Présidentielle Scrutin indirect. Christine Kangaloo, candidate du Mouvement National du Peuple est élue avec 68,57 % des voix par le Parlement face à Israel Khan, candidat du Congrès national uni Référendum constitutionnel Possibilité d'organiser un référendum sur le déclenchement d'élections anticipées. Le "oui" l'emporte à 98,44 %, mais seuls 27,26 % des inscrits ont voté, en deçà des 50 % requis. Le référendum échoue donc. Générales Territoire de facto autonome sous souveraineté de la Nouvelle-Zélande.Élection du General Fono (parlement) et du Conseil permanent du Gouvernement (exécutif), tous deux au suffrage universel direct. Il n'existe pas de partis politiques aux Tokelau. Tous les élus sont des indépendants. 13-27- Présidentielle Ayant effectué deux mandats, le président sortant Miloš Zeman (droite populiste, proche du parti ANO 2011) n'est pas rééligible Alternance. Petr Pavel (indépendant, soutenu par une partie de la coalition gouvernementale de centre-droit du Premier ministre Petr Fiala est élu avec 58,33 % des voix au second tour face à Andrej Babiš (ANO 2011 : droite populiste ; 41,67 %). Référendum constitutionnel Interdiction des casinos. Le "non" l'emporte largement avec 73,32 % des suffrages. Législatives tour. Dans le cadre de la crise politique de 2021-2023, les citoyens ont approuvé par référendum en 2022, mais avec un très fort taux d'abstention et de boycott, une nouvelle Constitution qui instaure un régime présidentiel et réduit le rôle et les prérogatives du Parlement. Ces élections législatives connaissent un taux de participation historiquement bas : 11,2 % au premier tour, et 11,4 % au second tour.Dans un contexte d'une très forte abstention et du boycott des principaux partis politiques, les candidats indépendants remportent la majorité des sièges. La nouvelle législature qui s'ouvre le voit la demande du président Kaïs Saïed de ne pas former de groupe parlementaire.

Février Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Avec 89,6 % des voix, l'Union nationale monégasque (centre-droit à droite, conservatrice, libérale en économie, eurosceptique), au pouvoir, remporte tous les sièges au Conseil national face à Nouvelles Idées pour Monaco (centre-gauche social-démocrate, écologiste et progressiste). Le gouvernement étant nommé par le prince indépendamment des résultats des élections, Pierre Dartout (indépendant) demeure ministre d'État (chef du gouvernement). Référendum constitutionnel Porte sur plusieurs questions relatives à la sécurité, l'organisation des pouvoirs publics et l'environnement. Les 8 modifications constitutionnelles proposées par le président de la république Guillermo Lasso par referendum sont rejetées par une majorité des votes. 5 et Présidentielle Le président en exercice Níkos Anastasiádis n'est pas candidat à sa réélection, la constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Le candidat de son parti, Avérof Neofýtou (Rassemblement démocrate : droite libérale-conservatrice et chrétienne-démocrate) est éliminé au premier tour avec 26,1 % des voix. Níkos Christodoulídis, exclu du Rassemblement démocrate pour s'être présenté contre le candidat de ce dernier, et se présentant en indépendant mais soutenu par le Parti démocrate (droite nationaliste, conservatrice et populiste), le Mouvement pour la démocratie sociale (centre-gauche social-démocrate et laïc), le Front démocratique (centriste, libéral) et le Mouvement solidarité (droite national-conservatrice), est élu au second tour avec 52,0 % des voix face Andréas Mavroyiánnis, candidat indépendant soutenu par le Parti progressiste des travailleurs (communiste, 48,0 % des voix). Le nouveau président forme le 1er mars un gouvernement de coalition minoritaire constitué des partis politiques DIKO, EDEK,DIPA et AL Présidentielle Scrutin indirect. Seul candidat en lice, Mohammad Shahabuddin est déclaré élu en l'absence d'opposants. Législatives Djibouti n'est généralement pas considéré comme une démocratie, l'opposition étant soumise à des restrictions et à des actes d'intimidation. Un seul parti d'opposition est autorisé à concourir, et pour près de la moitié des sièges seul le parti au pouvoir a des candidats. L'Union pour la majorité présidentielle, parti du président Ismaïl Omar Guelleh au pouvoir depuis 1999, conserve sans surprise sa majorité écrasante des sièges. Présidentielle Le président sortant Muhammadu Buhari (Congrès des progressiste) n'est pas candidat à sa réélection, la Constitution interdisant à un président d'effectuer plus de deux mandats. Bola Tinubu (Congrès des progressistes : centre, libéral) est élu dès le premier tour avec 36,6 % des voix, ayant rempli les conditions d'obtenir la majorité relative des suffrages au niveau national et plus de 25 % dans au moins 24 des 36 États du pays. Ses principaux concurrents Atiku Abubakar (Parti démocratique populaire : droite néo-libérale et conservatrice) et Peter Obi (Parti travailliste : centre-gauche, social-démocrate) obtiennent respectivement 29,1 % et 25,4 % des voix. LégislativesSénatoriales Le Congrès des progressistes perd sa majorité absolue à la Chambre des représentants mais conserve néanmoins celle au Sénat.

Mars Date Pays Élections Contexte Résultats PrésidentielleScrutin indirect anticipé.Seul candidat en lice au sein d'un régime à parti unique, Võ Văn Thưởng est élu à l'unanimité des voix.Législatives Parlement sans majorité. Le Parti de la réforme (centre-droit libéral et pro-européen) de la Première ministre Kaja Kallas accroît sa majorité relative avec plus d'un tiers des sièges. Il devance largement le Parti populaire conservateur (extrême-droite national-conservatrice et populiste) qui devient la deuxième force au Parlement, juste devant le Parti du centre (centriste, social-libéral, proche de la minorité russophone) et le nouveau parti Estonie 200 (centriste, social-libéral, pro-européen).Kaja Kallas (Parti de la réforme) demeure Première ministre, formant un gouvernement de coalition avec Estonie 200 et le Parti social-démocrate (centre-gauche, troisième voie). Micronésie Législatives Il n'y a pas de partis politiques aux États fédérés de Micronésie. Le Congrès fédéral, composé d'un représentant pour chacun des quatre États du pays ainsi que de dix représentants de circonscriptions, élit ensuite en mai le président et le vice-président de la République, parmi les quatre représentants des États. Douze des quatorze députés sortants sont réélus. Battu toutefois à ces élections, David Panuelo ne peut briguer de second mandat à la présidence de la République. Le 11 mai, le Congrès élit Wesley Simina à la présidence de la République.Présidentielle Scrutin indirect. Ram Chandra Poudel l'emporte par 68,54 % des voix.Présidentielle Scrutin indirect. La Chine est un État à parti unique, sans aucune élection nationale au suffrage direct.Seul candidat en lice, Xi Jinping est réélu pour un troisième mandat, une première dans le pays depuis la suppression de la limitation à deux mandats entreprise sous son impulsion. Sénatoriales Scrutin indirect.Disposant du soutien d'une large majorité des conseillers municipaux et régionaux, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir remporte la totalité des sièges au sénat.Présidentielle tour. Le candidat du DPS Milo Đukanović et le candidat du PES! Jakov Milatović sont qualifiés pour le second tour organisé le 2 avril. Législatives Élections anticipées. Elles font suite à la révolte populaire de janvier 2022 suivie du référendum constitutionnel de juin 2022 qui réduit quelque peu les pouvoirs du président de la République et réforme le mode d'élection du Parlement, accordant une plus grande représentation à la diversité de partis politiques du pays. Radio Free Europe rapporte toutefois que tous les partis autorisés sont plus ou moins inféodés au gouvernement, et que les candidats d'opposition indépendants peinent à voir leur candidature validée par les autorités "Kazakh Opposition Candidates Battle To Compete In Parliamentary Elections", Radio Free Europe, 3 mars 2023.Le parti Amanat (conservateur, laïc, attrape-tout), au pouvoir, conserve une large majorité des sièges. Législatives Cuba est un État à parti unique. Des organismes liés au parti choisissent un unique candidat par siège à pourvoir, ce candidat étant ensuite soumis à l'approbation des citoyens par ces élections.Avec un taux de participation de 75,8 %, 90,3 % des votants approuvent au moins l'un des candidats dans leur circonscription. Tous les candidats sont élus.Législatives Le Turkménistan est une dictature, parfois qualifiée d'État totalitaire. Aucun parti d'opposition ni aucune candidature d'opposition n'est toléré.Le Parti démocrate (autoritaire, conservateur, attrape-tout), au pouvoir, obtient une courte majorité absolue des sièges, les autres sièges revenant à des partis qui lui sont de fait subordonnés.

Avril