vignette | droite | Casquette à visière de la Garde wallonne. Collection du Mémorial de Mons. En , le parti rexiste, dans la foulée de la levée de formations paramilitaires pour lutter contre le bolchevisme sur le front de l'Est, crée des Gardes wallonnes chargées de la surveillance du « front intérieur ».

Équipées, armées et soldées par la Wehrmacht, ces gardes wallonnes sont recrutées d'abord au sein des « Formations de combat » (la milice du Mouvement rexiste) et dans les milieux d'anciens combattants de 1940. Dans les faits, les occupants les destinent à remplir une fonction de policePaul Struye, G. Jacquemyns, José Gotovitch, La Belgique sous l'occupation allemande, 1940-1944, Éditions Complexe, 2002, .. Lors de la mise sur pied définitive en , le commandement de la Garde wallonne est confié au major Torne, secondé par le capitaine-commandant de réserve (artillerie) Jean Malherbe. Au fil du temps, trois bataillons sont constitués. Ventilés en Wallonie (le à Mons, le à Liège) ainsi que dans le département français du Nord (le à Douai), ils se décomposent en un nombre variable de compagnies, chaque compagnie étant elle-même rattachée à un bataillon allemand. Les autorités allemandes transmettaient leurs ordres aux responsables des différentes compagnes. L'occupation se prolongeant, la Garde wallonne étendit ses fonctions de protection des installations militaires à la traque du marché noir puis elle en vint à servir d'auxiliaire à la dans la recherche des réfractaires au Travail obligatoire. Après le Débarquement, fin , elle fut totalement assimilée à une unité allemande, et ses débris se replièrent outre-Rhin à la Libération.

Notes et références

Catégorie:Rexisme Catégorie:Unité de volontaires étrangers au service du Troisième Reich