vignette|Enseignes du régiment. Le de hussards du Corps est une unité d'élite de la cavalerie prussienne.

Composition vignette|Le prince héritier prend le commandement du régiment de hussards de la Garde (Dantzig, 15 septembre 1911) Le cinquième régiment de hussards de l'armée prussienne est créé par Ordre du cabinet du roi Frédéric II le sous le nom de « Régiment des hussards noirs. » Son premier chef de corps est le commandant von Mackroth. Ses 5 escadrons sont recrutés jusqu'au suivant et stationnés en Prusse-orientale à Goldap, Lyck, Darkehmen, Lötzen, Oletzko, Stallupönen, Schirwindt et Pillkallen.

Comme c'est alors la coutume, le régiment ne prend le nom que du chef de corps suivant : . Son nom change, du reste, à chaque nouvelle nomination d'un chef de régiment : le le le régiment von Göckingk le régiment von Suter le 1804

Au moment de la signature du Traité de Tilsit le , les hussards de Prittwitz sont le seul régiment de hussards de l'armée prussienne ayant conservé tous ses effectifs intacts, ayant été dispensé du double écrasement d'Iéna et d'Auerstedt le .

Par ordre suprême du , le régiment fut divisé en un régiment de hussards du Corps à Goldap et un de hussards du Corps à Preußisch Stargard. Le général von Prittwitz demeure toutefois l'unique chef de corps de ces deux unités. Le le régiment des Hussards emménagea dans ses nouveaux quartiers de Dantzig et rebaptisé régiment de hussards du Corps le .

Les hussards du régiment des de la Garde ne chevauchaient que des gris-pommelés.

Campagnes militaires Le régiment de hussards von Ruesch s'illustra en 1744 au cours de la seconde guerre de Silésie à Smatschna et Moldauthain. Le à Hennersdorf, le contingent saxon fut dispersé par la charge des 22 escadrons du général von Zieten. EN reconnaissance de leur témérité, Frédéric II offrit aux hussards noirs des timbales que cette unité conserva jusqu'en 1918.

Le régiment chargea de nouveau victorieusement le à la bataille de Zorndorf, un épisode de la guerre de Sept Ans (ou, du point de vue de la Prusse, la troisième guerre de Silésie). Au cours de la guerre de succession de Bavière (1778-79) , les hussards ne servirent qu'aux avant-postes et en tant qu'éclaireurs.

Au début de la Guerre de la quatrième coalition (1806-07), le régiment fut d'abord tenu en réserve en Pologne puis envoyé descendre la Vistule jusqu'à Thorn, où il bouscula le 55e régiment d'infanterie le à la bataille d'Heilsberg, s'emparant de l'aigle impériale. En souvenir de ce véritable exploit, une statue a été dressée aux hussards sur la place du marché de Heilsberg.

Au cours de la Campagne d'Allemagne (1813), le régiment se battit à Gross Beeren et à la bataille de Leipzig. Après la première abdication de Napoléon, le régiment défila en tête des armées victorieuse dans Paris .

Lors des multiples soulèvements de la Pologne (1830, 1848 et 1863-64) le régiment des hussards de la Garde fut maintenu en défense à la frontière russe.

Au cours de la Guerre austro-prussienne, cette unité combattit en Bohême et prit part le à la bataille de Sadowa. Pendant la Guerre de 1870, le régiment de hussards affronta l'armée de Napoléon III à Sedan jusqu’à l'anéantissement complet de l'Armée du Sud dans la région d'Orléans. Le , il retrouvait sa garnison en Poméranie.

Au début de la Première Guerre mondiale, le , les deux régiments de la Garde fusionnèrent et agirent jusqu'à la fin de la guerre comme brigades démontées, d'abord sur le Front de l'Ouest où ils prirent part à la bataille de la Marne et aux combats pour la prise d'Arras avant d'être transférés à la fin de l'automne 1914 sur le Front de l'Est. Ils se battirent en Galicie puis à la bataille de Riga ; ils assurèrent l'occupation des îles baltes d'Œsel et de Dagö puis aidèrent la Finlande dans sa guerre d'indépendance en 1918. Après la signature du Traité de Brest-Litovsk avec les Soviets le , ils continuèrent d'occuper les territoires russes conquis et ne retrouvèrent leur garnison de Dantzig qu'au mois de . L'unité prussienne historique fut démobilisée et dissoute au printemps suivant.

Le de la Reichswehr, stationné à Belgard, a perpétué la tradition sous la République de Weimar.

Commandants GradeNomDateOberstDietrich Bogislav 1806OberstFriedrich von Szerdahely1809Major/Oberstleutnant/Oberst20 mars 1812 au 9 avril 1816OberstleutnantLeopold Dallmer12 septembre 1816 au 24 mars 1817Major/Oberstleutnant/Oberst25 mars 1817 au 5 mai 1830OberstKarl von Canitz und Dallwitz6 mai 1830 au 2 février 1833Major/Oberstleutnant/Oberst3 février 1833 au 4 mai 1838Oberstleutnant/Oberst30 mars 1839 au 17 juillet 1843Oberstleutnant/OberstKarl von Gerhardt30 mars 1844 au 30 mars 1846OberstleutnantFriedrich von Tyszka31 mars 1846 au 8 mars 1848Major9 mars au 6 mai 1848 (chargé de la direction)Major/Oberstleutnant/OberstBernhard Clairon d’Haussonville7 mai 1848 au 21 mars 1853Oberstleutnant/OberstLudwig von Wrangel7 avril 1853 au 19 mars 1856Oberstleutnant/OberstBernhard von Blumenthal20 mars 1856 au 18 novembre 1859Oberstleutnant/OberstHeinrich von Eckartsberg19 novembre 1859 au 14 mai 1862Oberstleutnant15 mai 1862 au 27 juin 1864Oberstleutnant/OberstKarl von Kehler28 juin 1864 au 25 juillet 1867Major/Oberstleutnant/Oberst26 juillet 1867 au 16 février 1874Oberstleutnant/Oberst17 février 1874 au 11 décembre 1882Oberstleutnant/Oberst12 décembre 1882 au 16 avril 1888Oberstleutnant/OberstTheobald von Geldern-Egmond zu Arcen17 avril 1888 au 16 juin 1893Oberstleutnant/OberstAugust Mackensen17 juin 1893 au 26 janvier 1898OberstleutnantOskar von Parpart27 janvier 1898 au 26 janvier 1900Oberstleutnant/OberstRichard von Colomb27 janvier 1900 au 19 mars 1906Oberstleutnant/OberstWillem Clifford Cocq von Breugel20 mars 1906 au 14 septembre 1911OberstGuillaume de Prusse15 septembre 1911 au 11 décembre 1913OberstGeorg Heinrich von Eicke12 décembre 1913 au 29 juin 1916MajorWilli Sametzki30 juin 1916 au 29 décembre 1918OberstleutnantCarl von Borcke30 décembre 1918 au 1919

Uniforme

Les « hussards tête-de-mort » Tel était le sobriquet du régiment des hussards de Brunswick et des deux régiments des hussards de la Garde à Dantzig (Langfuhr) , à cause de la tête-de-mort qui ornait leurs bonnets à poil et leurs toques. C'était pourtant un symbole militaire déjà ancien (arboré par certaines unités révolutionnaires françaises), qui signifiait que cette unité ne ferait pas de quartier. D'autres unités prussiennes portaient des signes de reconnaissance macabres, comme les « hussards de la mort » du colonel Belling, qui ornaient leurs bonnets à poil d'un squelette entier portant l'inscription .

Bibliographie Hugo F. W. Schulz, Die Preußischen Kavallerie-Regimenter 1913/1914. Weltbild Verlag 1992. Jürgen Kraus et Stefan Rest (éd.), Die deutsche Armee im Ersten Weltkrieg. Uniformierung und Ausrüstung 1914-1918. Verlag Militaria, Wien 2004, , (catalogue du Bayerischen Armeemuseums Ingolstadt, vol. 2) Adrian Ruda: Der Totenkopf als Motiv. Eine historisch-kulturanthropologische Analyse zwischen Militär und Moden. Böhlau, Cologne 2023, .

Notes

Voir également

Garde Garde Catégorie:Unité de protection rapprochée Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1741 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1919