Le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) française du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Situation Dans le nord du département de la Dordogne, en partie à l'intérieur du parc naturel régional Périgord-Limousin, le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » 720020064 - Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720020064, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». s'étend sur , sur le territoire de huit communesLa commune de Saint-Séverin-d'Estissac (à plus de trente kilomètres à vol d'oiseau du point le plus proche de cette ZNIEFF) listée sur la fiche de l'INPN n'a rien à voir avec cette ZNIEFF ; il s'agit d’une confusion avec la commune charentaise de Saint-Séverin située face à celle de Saint-Paul-Lizonne. (Champagne-et-Fontaine, Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, La Rochebeaucourt-et-Argentine, Rudeau-Ladosse, Saint-Front-sur-Nizonne, Saint-Paul-Lizonne, Sainte-Croix-de-Mareuil, et Vendoire), et cinq anciennes communes (Beaussac, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, Les Graulges, Puyrenier et Saint-Sulpice-de-Mareuil) intégrées à la commune nouvelle de Mareuil en Périgord depuis 2017. Comme le montre la carte du site, les communes du département de la Charente mentionnées par la fiche de l'INPN ne font que tangenter cette ZNIEFF, intégralement comprise dans le département de la Dordogne. Ces communes de Charente sont traitées dans une autre ZNIEFF de : « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes » 540120099 - Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le ..
Environ 29 % de la superficie de la ZNIEFF « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » se trouve sur le territoire de la commune de Vendoire, 27 % sur la commune nouvelle de Mareuil en Périgord, de 12 à 14 % sur Champagne-et-Fontaine et La Rochebeaucourt-et-Argentine, 10 % sur Rudeau-Ladosse, 5 % sur Saint-Paul-Lizonne, 3 % sur Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, et moins de 1 % sur Saint-Front-sur-Nizonne et Sainte-Croix-de-Mareuil.
La zone s'étage entre d'altitude sur le cours de la Nizonne (ou Lizonne) en une dizaine de sites disjoints, depuis le territoire de Saint-Front-sur-Nizonne jusqu'à celui de Saint-Paul-Lizonne, ainsi que de la partie aval de son affluent, le ruisseau de Beaussac (sur le dernier kilomètre). La seule commune totalement absente de ce parcours est celle de Bouteilles-Saint-Sébastien.
Description Le site « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de , c'est-à-dire qu'elle est de superficie réduite, avec des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qu'elle abrite au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d'intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.
Des recensements y ont été effectués aux niveaux faunistique et floristique depuis 1987 jusqu’en 2015.
Faune recensée Espèces déterminantes Douze espèces déterminantes d'animaux y sont répertoriées entre 1998 et 2003 : deux amphibiens en 2003 : la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; sept insectes dont quatre lépidoptères en 2000 : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et trois odonates de 1998 à 2000 : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; deux mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) en 2000 et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) en 1999 et 2002 ; un reptile en 2000 : la Cistude (Emys orbicularis).
Autres espèces Cent soixante autres espèces animales y ont été recensées : un arachnide en 2000 : la Thomise variable (Misumena vatia) ; dont : quatre coléoptères en 2000 : la Cétoine dorée (Cetonia aurata), la Cétoine grise (Oxythyrea funesta), le Lepture tacheté (Rutpela maculata) et l'Œdémère noble (Oedemera nobilis), un hémiptère en 2000 : le Membracide bison (Stictocephala bisonia), La liste de l'INPN comporte d'espèces de Lépidoptères mais deux d'entre elles doublonnent : Selenia lunaria et Selenia lunularia. : l'Amaryllis (Pyronia tithonus), l'Argus bleu (Polyommatus icarus), l'Argus bleu-nacré (Lysandra coridon), l'Arlequinette jaune (Acontia trabealis), l'Azuré de l'esparcette (Polyommatus thersites), l'Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus), l'Azuré du trèfle (Cupido argiades), la Batis (Thyatira batis), la Belle-Dame (Vanessa cardui), le Biston marbré (Biston strataria), la Boarmie pétrifiée (Menophra abruptaria), la Boarmie recourbée (Alcis repandata), le Bois-veiné (Notodonta ziczac), le Bombyx dictéoïde (Pheosia gnoma), le Bombyx du trèfle (Lasiocampa trifolii), la Bordure ensanglantée (Diacrisia sannio), la Bordure entrecoupée (Lomaspilis marginata), la Brocatelle d'or (Camptogramma bilineata), la Cabère virginale (Cabera pusaria), la Carte géographique (Araschnia levana), le Céphale (Coenonympha arcania), le Chameau (Notodonta dromedarius ), la Cidarie fauve (Cidaria fulvata), le Citron (Gonepteryx rhamni), la Citronnelle rouillée (Opisthograptis luteolata), le Collier-de-corail (Aricia agestis), le Cordon blanc (Ochropleura plecta), la Crête-de-coq (Ptilodon capucina), le Cuivré commun (Lycaena phlaeas), le Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus), le Demi-deuil (Melanargia galathea), la Demi-lune noire (Drymonia ruficornis), la Doublure jaune (Euclidia glyphica), l'Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria), l'Écaille tigrée (Spilosoma lubricipeda), l'Ennomos lunaire (Selenia lunularia), le Fadet commun (Coenonympha pamphilus), la Faucille (Drepana falcataria), le Flambé (Iphiclides podalirius), la Flavicorne (Achlya flavicornis), le Gamma (Autographa gamma), la Gothique (Orthosia gothica), le Grand nègre des bois (Minois dryas ), le Grand sphinx de la vigne (Deilephila elpenor), la Grande tortue (Nymphalis polychloros), la Hachée (Rheumaptera hastata), l'Hameçon (Watsonalla binaria), la Harpye bicuspide (Furcula bicuspis), l'Hémithée éruginée ( ), l'Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus), l'Hespérie des sanguisorbes (Spialia sertorius), le Hibou (Noctua pronuba), l'Impolie (Idaea aversata), la Livrée des arbres (Malacosoma neustria), le Machaon (Papilio machaon), la Mégère (Lasiommata megera), la Mélanthie du Caille-lait (Epirrhoe galiata), la Mélanthie pie (), la Mélitée des centaurées (Melitaea phoebe), le Mi (Euclidia mi), la Mignonne (), le Moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), le Museau (Pterostoma palpina), le Myrtil (Maniola jurtina), la Nasse (), la Noctuelle argentule (), la Noctuelle couleur de bronze (Phytometra viridaria), la Noctuelle en deuil (Tyta luctuosa), la Noctuelle de la persicaire (Melanchra persicariae), l'Orthosie variable (), le Paon-du-jour (Aglais io), le Petit mars changeant (Apatura ilia), le Petit sylvain (Limenitis camilla), la Petite épine (Cilix glaucata), la Petite tortue (Aglais urticae), la Petite violette (Boloria dia), la Phalène du fusain (Ligdia adustata), la Phalène linéolée (Plagodis dolabraria), la Phalène de la mancienne (Crocallis elinguaria), la Phalène picotée (Ematurga atomaria), la Phalène du sureau (Ourapteryx sambucaria), la Piéride du chou (Pieris brassicae), la Piéride du lotier (Leptidea sinapis), la Piéride de la rave (Pieris rapae), le Point d'exclamation (Agrotis exclamationis), le Psi (Acronicta psi), le Réseau (Chiasmia clathrata), le Robert-le-Diable (Polygonia c-album), la Rosette (Miltochrista miniata), la Rouillée (Xanthorhoe ferrugata), le Souci (Colias crocea), la Soyeuse (Rivula sericealis), le Sphinx bourdon (Hemaris tityus), le Sphinx du tilleul (Mimas tiliae), la Sylvaine (Ochlodes sylvanus), le Tabac d'Espagne (Argynnis paphia), la Thècle de l'yeuse (Satyrium ilicis), le Tircis (Pararge aegeria), la Tortue (Apoda limacodes), le Trapèze (Cosmia trapezina), la Triple raie (Aplocera plagiata), la Triple tache (Drymonia dodonaea), le Tristan (Aphantopus hyperantus), la Troënière (Craniophora ligustri), le Vulcain (Vanessa atalanta), la Zérène du groseillier (Abraxas grossulariata) et la Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae), entre 1998 et 2000 : l'Æschne bleue (Aeshna cyanea), l'Æschne printanière (Brachytron pratense), l'Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes), l'Agrion blanchâtre (Platycnemis latipes), l'Agrion délicat (Ceriagrion tenellum), l'Agrion élégant (Ischnura elegans), l'Agrion joli (Coenagrion pulchellum), l'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella), l'Agrion mignon (Coenagrion scitulum), l'Agrion orangé (Platycnemis acutipennis), l'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum), l'Agrion de Vander Linden (Erythromma lindenii), l'Anax empereur, (Anax imperator), l'Anax napolitain, (Anax parthenope), le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens), le Caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis), le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo), le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii), la Cordulie bronzée (Cordulia aenea), le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus), le Gomphe semblable (Gomphus simillimus), le Gomphe vulgaire (Gomphus vulgatissimus), le Leste vert (Chalcolestes viridis), la Libellule à quatre taches, (Libellula quadrimaculata), la Libellule déprimée (Libellula depressa), la Libellule écarlate (Crocothemis erythraea), la Libellule fauve (Libellula fulva), la Naïade au corps vert (Erythromma viridulum), la Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula), l'Onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatus), l'Onychogomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus), l'Orthétrum bleuissant (Orthetrum coerulescens), l'Orthétrum brun (Orthetrum brunneum), l'Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum), l'Orthétrum à stylets blancs (Orthetrum albistylum), le Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum) et le Sympétrum strié (Sympetrum striolatum), dix orthoptères en 2000 : le Conocéphale bigarré (Conocephalus fuscus), le Conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula), le Criquet des ajoncs (Chorthippus binotatus), le Criquet italien (Calliptamus italicus), le Criquet marginé (Chorthippus albomarginatus), le Criquet noir ébène (Omocestus rufipes), le Criquet tricolore (Paracinema tricolor), le Criquet verdelet (Omocestus viridulus ), l'Œdipode émeraudine (Aiolopus thalassinus) et le Phanéroptère commun (Phaneroptera falcata) ;
Protection de la faune Les deux espèces d'amphibiens de la ZNIEFF : la Rainette verte et le Triton marbré, sont protégées sur l'ensemble du territoire françaisArrêté du 8 janvier 2021 fixant la liste des amphibiens et des reptiles représentés sur le territoire métropolitain protégés sur l'ensemble du territoire national et les modalités de leur protection, Légifrance, consulté le . et sont de plus protégées au titre de la Directive habitats de l'Union européenne. Six espèces d'insectes sont protégées sur l'ensemble du territoire français : l'Agrion de Mercure, la Cordulie à corps fin , le Cuivré des marais, l'Écaille chinée, le Fadet des laîches et le Gomphe de GraslinArrêté du 23 avril 2007 fixant les listes des insectes protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection., Légifrance, consulté le . et le sont également au titre de la Directive habitats.