James Butler comte d'Ormonde (né le – mort le ) est le fils de , il succède à son père comme comte d'Ormonde de 1405 à 1452. Surnommé le Comte Blanc (anglais The White Earl), il fut renommé pour sa culture et le commanditaire d'une œuvre de la littérature irlandaise The Book of the White Earl: Leabhar an Iarla Bháin). Sa longue carrière politique se caractérise par une âpre faide avec la famille Talbot.

Origine James Butler est le second mais l'aîné des fils survivants de James Butler, d'Ormond, et de sa première épouse , fille de John de Welles, baron Welles et de Maude de Ros, fille de de Helmsley.

Carrière thumb|right|200px|L'Irlande en 1450 dont le comté d'Ormond Il convainc Henri V de créer une fonction de en Irlande, avec un titre de , modifié plus tard par Édouard VI en , et il attribue des domaines à perpétuité au College of Arms, de Londres. Il est nommé Lord Deputy d'Irlande du au , et Lord-lieutenant d'Irlande du au , Deputy et Lieutenant 1424, Justiciar au et de 1426 à 1247 de nouveau Deputy et Lieutenant 1441-1442, Lieutenant au et enfin Deputy et Lieutenant de 1450 à 1452. Il nomme lui-même James FitzGerald sénéchal d'Imokilly en 1420.

Le conflit Butler-Talbot L'exercice de sa fonction de Lord Lieutenant est marqué par un âpre conflit avec la famille Talbot, qui avait à sa tête John Talbot, et son frère Richard, Archevêché de Dublin. Le point culminant de leur contentieux intervient 1442 quand l'archevêque Talbot, intervenant sans doute à la demande du Parlement d'Irlande, présente au Conseil Privé une longue liste de reproches contre Ormond, qui est accusé d'être sénile et affaibli, en fait il n'avait que , ce qui n'était pas considéré comme un grand âge même au , et qui aurait perdu de nombreux États irlandais du fait de sa négligence; il y est également fait de vagues références à sa trahison et d'« autres crimes qui ne peuvent être nommés » O'Flanagan, J. Roderick Lives of the Lord Chancellors of Ireland, Londres, 1870. Le Conseil somme Ormond de rendre compte de ses actes : il se défend lui-même vigoureusement, et fait détailler des contre charges envers l'archevêque. Le Conseil ne prend aucune sanction contre lui. Au lieu de cela, il réprimande sévèrement les deux partis du différend pour avoir perturbé la bonne gouvernance de l'Irlande. Le conflit s'éteint progressivement et des relations amicale s'établissent entre les deux familles concrétisées par un le mariage de la fille d'Ormond Elizabeth avec John le fils et héritier de Shrewsbury Otway-Ruthven, J.A. History of Mediaeval Ireland Barnes and Noble 1993 Art Cosgrove (sous la direction de) Op.cit 414,546,550-51,582.

Dernières années Ormond demeure une figure influente de la politique irlandaise, bien que ses dernières années soient troublées par de nouvelles querelles avec le comte de Desmond, avec Giles Thorndon, le Trésorier d'Irlande, avec Thomas Fitzgerald, le prieur des hospitaliers de Kilmainham et avec Richard Wogan, le lord Chancelier d'Irlande du au . Wogan, en particulier, se plaint de ne plus pouvoir supporter le fardeau de la « lourde seigneurie» d'Ormond et demanda à être autorisé à suppléer ses fonctionsOtway-Ruthven. Les relations entre Ormond et le prieur Fitzgerald devinrent si mauvaises qu'en 1444 on suggéra sérieusement qu'ils règlent l'affaire par un duel judiciaire, mais le roi Henri VI intervint en personne pour les persuader de faire la paixBurton, Rev. Nathaniel, History of the Royal Hospital, Kilmainham, from the Original Foundation to the Present Time William Curry and Co., Dublin 1843, pp.92-93.

En 1440, Ormond obtient la concession du temporel du siège de Cashel pour 10 ans, après la mort de l'archevêque, Richard O'Hedian. Il édifie les châteaux de Nenagh, Roscrea et Templemore dans le Nord du comté de Tipperary et de Tulleophelim (ou Tullowphelim) dans le comté de Carlow. Il donne le manoir et l' de Hickcote dans le Buckinghamshire aux Hospital of St Thomas of Acre à Londres, ce qui est confirmé par le Parlement d'Angleterre dans la année ) à la demande de son filsLodge, John The Peerage of Ireland or, A Genealogical History Of The Present Nobility Of That Kingdom, 1789, vol. IV, p 11..

Lorsque son beau-père meurt sans fils héritier survivant, Ormond, revendique du droit de sa seconde épouse Elizabeth, la possession du comté de Kildare, et réussit pendant plusieurs années à exclure l'héritier légitime de son patrimoine.

Il meurt à Dublin le au retour d'une expédition contre Connor O'Mulrian, et il est inhumé dans l'église de l'abbaye Sainte-Marie, près de Dublin.

Unions et descendance Il épouse d'abord en 1413, Joan Beauchamp (1396–1430 ; la fille de William de Beauchamp, baron Bergavenny, et de Joan FitzAlan (en), qui lui donne trois fils et deux filles puis en secondse noces par contrat du , Elizabeth FitzGerald (c. 1398), veuve de John Grey, baron Grey of Codnor (mort le , et fille de Gerald FitzMaurice et de sa seconde épouse Agnes Darcy, avec qui il n'a pas d'enfant.

James Butler (1er comte de Wiltshire), comte d'Ormonde, meurt sans héritier légitime. John Butler (6e comte d'Ormonde), meurt sans héritier légitime. , Elizabeth Butler, épouse John Talbot (2e comte de Shrewsbury) Anne Butler, meurt célibataire.

Notes et références

Sources

Butler family Consulté le . Charles Mosley, editor, Burke's Peerage, Baronetage & Knightage, , 3 volumes (Wilmington, Delaware, U.S.A.: Burke's Peerage (Genealogical Books) Ltd, 2003), volume 2, page 2298.

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