Jeanne Parisot, née le à Vieux-Thann et morte le à Toulon, est une pédagogue française, épouse du résistant Maurice Parisot.
Biographie
Famille et jeunesse Jeanne de Place est la fille de Guy de Place (1874-1928), ingénieur de l’École centrale et industriel, et d’Hélène Duméril (1878-1955). Elle naît le à Vieux-Thann (alors dans l'Empire allemand, actuellement dans le Haut-Rhin, France).
Après son baccalauréat, elle passe ses diplômes de professeur en économie familiale. Très tôt, elle montre un intérêt pour l’action sociale qu’elle exerce en premier lieu dans son village natal en s’occupant de la formation des jeunes filles, puis dans un cadre professionnel.
L'épouse de Maurice Parisot
En 1933, elle épouse Maurice Parisot. Le couple s’installe en Tunisie, au Kef, pour une durée de trois ans. C’est là que naît leur fille Anne-Marie Françoise.
Revenue à Paris en 1936, Jeanne Parisot y vit quelques années heureuses jusqu’à la mobilisation de son mari au début de la Seconde Guerre mondiale.
Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale Après la défaite de 1940, Maurice Parisot est démobilisé et la famille Parisot s'installe à Saint-Gô, dans la commune de Bouzon-Gellenave, en Gascogne.
Ils commencent à organiser un réseau de Résistance qui prendra le nom de « bataillon de l’Armagnac ».
Débusqués, leur maison est incendiée par les nazis le . Maurice Parisot décède accidentellement sur le terrain de Francazal le .
À la Libération, Jeanne Parisot reçoit la médaille de la Résistance et la croix du combattant volontaire de la Résistance.
La formation des femmes
Sollicitée par de nombreux mouvements, notamment la CGA, elle exerce en outre son métier dans le domaine de la formation des femmes, successivement à Toulouse, Orléans où elle dirige une école, puis à partir de 1949 à Marseille au sein de l’école de La Cadenelle, où elle fonde et dirige une école rurale. Dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Var, elle crée des « centres populaires de formation ».
L'action en Afrique
Entre 1958 et 1959, elle est envoyée en mission en Côte d'Ivoire auprès de Georges Monnet, ancien ministre de l’Agriculture dans le gouvernement Blum, alors ministre du Président Houphouët-Boigny, pour établir un programme de formation pour les femmes de ce pays.
Revenue en France, elle est nommée « expert » à la FAO en 1962 et y exerce ses fonctions jusqu’à sa retraite. Elle fonde alors une école de monitrices rurales à Thiès au Sénégal. À partir de cette époque, elle parcourt l’Afrique pour mettre en place des formations de monitrices (Algérie, Maroc, Sénégal, Mauritanie, Cameroun, Mali, Burundi, etc.). Entre ses missions, elle enseigne à La Cadenelle.
Mort Jeanne Parisot meurt le à Toulon.
Distinctions
(décret du 14 juin 1946)
Références
Voir aussi
Bibliographie Le Bataillon de guérilla de l'Armagnac, RI, Amicale du Bataillon de l'Armagnac et CTR, 1997 ; AITI, 2002. Raymond Escholier, Maquis de Gascogne, collection « Documents d'aujourd'hui » , Genève, Éditions du Milieu du Monde, 1945 ; réédition : Éditions du Bastion, 2004. Jacques Lasserre, général, Le Bataillon de l'Armagnac. La Gascogne en Résistance, Toulouse, Privat, 2018
Liens externes
Le fonds d'archives de la famille Parisot est conservé aux Archives départementales du Gers.
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