Le Serein est une rivière française qui coule dans les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne. C'est un affluent de l'Yonne en rive droite, donc un sous-affluent de la Seine.
Son ancienne orthographe « Serain » est citée par Vaast Barthélemy Henry, prêtre et historien né à Seignelay, dans son ouvrage paru en 1833 et intitulé Mémoires historiques sur la ville de Seignelay.
Géographie
Affluent de l'Yonne, le Serein prend sa source dans l'Auxois sur la commune de Beurey-Beauguay, et se jette sur la rive droite de l'Yonne à Bonnard, au sud de Joigny.
Par sa longueur de ., le Serein est la .
Son cours se situe constamment en Bourgogne-Franche-Comté, et traverse, entre autres, les communes de Précy-sous-Thil, Guillon, L'Isle-sur-Serein, Chablis, Pontigny, Noyers.
Hydrologie Le module du Serein, calculé sur 14 ans à Dissangis (en amont de Noyers-sur-Serein), est de pour une surface de bassin de .
Le Serein à Chablis Son débit a été observé durant 54 ans (de 1954 à 2007) à Chablis, localité située à une trentaine de kilomètres de son confluent avec l'Yonne. Le bassin versant de la rivière y est de .
Le module du Serein à Chablis est de .
La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, comme souvent dans l'est du bassin parisien. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre 12,4 et , de décembre à février inclus (avec un maximum en février). Les mois de mars et d'avril constituent une période intermédiaire durant laquelle le débit reste assez élevé (respectivement 11,8 et ). Dès lors le débit baisse progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, qui ont lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à au mois d'août. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes.
Étiage ou basses eaux
À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque , en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, mais est assez fréquent en Bourgogne.
Crues
Les crues peuvent être assez importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 67 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 de et le QIX 50 de .
Le débit instantané maximal enregistré à la station a été de le 1998, tandis que la valeur journalière maximale était de le lendemain . En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue d' était d'ordre vicennal, et donc pas exceptionnelle.
Lame d'eau et débit spécifique Le Serein n'est pas une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 219 millimètres annuellement, ce qui est fort moyen, largement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France, et aussi inférieur à la moyenne du bassin de l'Yonne (274 millimètres par an à son confluent avec la Seine). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n'atteint que le chiffre de 6,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Les pertes du Serein
Le Serein traverse une zone karstique entre Dissangis et Chablis. Cette région calcaire pauvre en ruissellement conduit à des échanges d’eau par voies souterraines entre différents bassins, dans le cas présent celui du Serein et la Cure.
En 1970, le BRGM a réalisé une étude sur les pertes du Serein dans la région de Tormancy, située entre Dissangis et Chablis. Cette expérience a été menée au moment des basses eaux, par un lâcher d’eau en amont de 3 à . Il a été constaté une perte de à Tormancy. Les ¾ de ces pertes sont récupérées plus en aval par un trajet souterrain de 4 à 6 jours, et ¼ de ces pertes ont rejoint le bassin de la Cure à Vermenton après un trajet souterrain de 17 à 19 joursCAMART (R.), CAMPINCHI (J.) et RAMPON (G), Les pertes du Serein dans le Bathonien (Yonne). Expérience B.R.G.M. d’été 1970, BRGM, septembre 1970..
Si, sur l’écoulement annuel, ce phénomène de pertes est faible puisque de l’ordre de 2 à 3 %, en période d’étiage il atteint près de 40 %Agence de l'eau Seine-Normandie.
Galerie de photos
Liens externes La vallée du Serein de secret en secret Le capitan : Dans ce film réalisé par André Hunebelle (1960), la scène du cheval effrayé du roi Louis XIII qui tombe des hauteurs rocheuses dans une rivière et dans laquelle plonge François de Capestang (Jean Marais) pour sauver son roi, a été tournée dans le Serein.
Bibliographie
Francine Bonardot, dossier dans la revue Pays de Bourgogne n° 188, , pages 28 à 34
Voir aussi
l'Yonne la Seine liste des rivières de France la liste des cours d'eau de l'Yonne
Notes et références
Catégorie:Cours d'eau dans l'Yonne Catégorie:Cours d'eau dans la Côte-d'Or Catégorie:Système hydrologique de l'Yonne Catégorie:Auxois