Le drapeau noir flotte sur la marmite est un film français réalisé par Michel Audiard en 1971.
Le film sort pour la première fois en édition DVD / Blu-ray au cours de l'année 2023.
Synopsis Alexandre Volabruque, le chef d'Antoine Simonet à la SNCF, à Villeneuve-Saint-Georges, félicite chaleureusement son employé pour la construction d'une maquette en allumettes d'une frégate avec laquelle il vient de remporter un prix à l'exposition des artistes cheminots. Mais Volabruque, qui a de la suite dans les idées, tient à présent à ce que Simonet lui construise un véritable bateau pour pêcher la daurade. Il a en effet l'idée fixe d'aller passer sa retraite à Dieppe, à bord d'un Grondin, qui lui permettrait de vivre du produit de sa pêche. Simonet, songeant à son avancement, n'ose pas refuser, d'autant plus que Volabruque a encore deux ans à faire avant de prendre sa retraite… et n'est pas réputé pour être tendre.
Il ne lui reste plus qu'à faire appel à l'oncle Victor Ploubaz, un vieux loup de mer ayant sillonné tous les océans. Ploubaz s'installe chez Simonet après avoir imposé à Volabruque de renoncer à construire son Grondin, au profit d'un sloop à gréement Marconi. On en comprendra plus tard la raison. Le voilier est construit dans le jardin familial avec l'aide de collègues de Simonet qui se prennent tous au jeu et ne jurent bientôt plus que par la mer et les bateaux. Balloche, en particulier, renonce à sa passion exclusive pour le vélo, pour ne plus rêver que vagues et gréements. Après quelques semaines, et plusieurs incidents , le voilier est enfin prêt. Mais le fameux loup de mer n'est pas celui que l'on croit, et le sort du bateau et des parties de pêche de Volabruque est bientôt remis en question...
Fiche technique Réalisation : Michel Audiard Scénario : d'après le roman Il était un petit navire de René Fallet (éditions Denoël) Adaptation : Michel Audiard, René Fallet et Jean-Marie Poiré Dialogue : Michel Audiard Assistants réalisateurs : Tony Aboyantz, Henri Helman, Emmanuel Fonlladosa Images : Pierre Petit Opérateur : Adolphe Charlet, assisté de Max Dulac, Gérard Petit, Michel Coteret, François Audiard Musique : Georges Brassens Direction musicale : François Rauber (Éditions Hortensia et Éditions musicales 57) - extrait de de Richard Wagner, avec l'autorisation de Pathé Marconi Décors : Jean d'Eaubonne, assisté de Marc Frédérix et Jacques Brizzio Son : Guy Villette, assisté de Jean Bareille et Victor Revelli Montage : Robert et Monique Isnardon, assistés de Marie-Josée Audiard Script-girl : Colette Robin Photographe de plateau : Marcel Dole Chargée de presse : Josée Elvira Maquillage : René Daudin, Irène Servet Costumes : Hélène Nourry, Mimi Gayo, Micheline Bonnet Régisseur général : Jean-Marc Isy Ensemblier : Roger Joint Accessoiriste : Pierre Roudeix Deuxième équipe : Paul Nuyttens, André Domage, Robert Florent Tournage : intérieurs dans les Studios de Boulogne ; extérieurs à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), et au moulin de Sannois (Val-d'Oise) Format : pellicule - 1,65:1 - couleur (Eastmancolor) Son : mono Tirage : Laboratoire Franay L.T.C Saint-Cloud Son Magnaphone - Auditorium Paris Studio Cinéma Générique : Stan Distribution : C.I.C Production : Marianne Productions, Profilm Producteur : Jean-Paul Guibert Directeur de production : Pierre Saint-Blancat Pays de production : Budget : 6 millions de francs. (soit environ en ) Langue : français Genre : comédie Durée : Date de sortie : . Visa d'exploitation : 38.191 Affiche : Michel Landi (France)
Distribution Jean Gabin : Victor Ploubaz, vieux loup de mer mythomane Ginette Leclerc : Marie-Ange Ploubaz, femme de Victor Éric Damain : Pierre Simonet, le fils d'Antoine Jacques Marin : Antoine Simonet, chef de train S.N.C.F. Micheline Luccioni : Paulette Simonet, l'épouse d'Antoine Claude Piéplu : Alexandre Volabruque, le chef d'Antoine Jean Carmet : Staline, un cheminot André Pousse : Balloche, un cheminot et cycliste Michel Pilorgé : Camille Coulibeux, le bistrot Raymond Meunier : Tartinville, un cheminot Jacqueline Doyen : Léontine Coulibeux, femme de Camille Roger Lumont : Counissard, un cheminot Yves Barsacq : Ravasson, le maître d'école Ginette Garcin : Séverine, la sœur de Marie-Ange Philippe Castelli : le chef de gare Michel Audiard : un cheminot Henri Cogan : le camionneur Jacques Hilling : Fernand Gilberte Géniat : Volabruque Yvan Chiffre
Sortie et accueil Box-office Le film sort dans les salles françaises le Certaines sources cinématographiques donnent d'autres dates de sortie en salles comme Unifrance (le ), AlloCiné (le et le CNC (le ). et démarre à la sixième place du box-office la semaine de sa sortie avec ., dont sur Paris, où, distribué dans 12 salles, il atteint la deuxième place du box-office.. Le film gagne des spectateurs la semaine suivante avec une quatrième place au box-office durant cette période, pour un total de depuis sa sortie.. Par la suite, le film se stabilise mais voit sa fréquentation passer en dessous des durant les deux semaines suivantes avant de connaître une forte chute un mois après sa sortie avec en cinquième semaine d'exploitation en salles, le faisant approcher les depuis sa sortie.. Deux mois après sa sortie, le film parvient à atteindre les . et finit l'année avec un décevant , ce qui lui vaut d'être à la 65 place du box-office annuel de 1971..
Avec en fin d'exploitation., Le Drapeau noir flotte sur la marmite s'avère être un échec commercial. aussi bien pour Michel Audiard en tant que réalisateur, après celui du Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques, sorti huit mois plus tôt ( en fin d'exploitation)., mais aussi pour Jean Gabin, qui connaît une perte de vitesse au box-office au début des années 1970, qui a pourtant bien débuté après le succès de La Horse et ses 2,1 millions d'entrées en 1970, mais son film suivant, Le Chat n'a pas connu le même écho auprès du public, avec à peine un million d'entrées en 1971.En 1972, Jean Gabin connaîtra un autre échec commercial avec le film policier Le Tueur (plus de , avant de connaître un dernier succès au box-office avec Deux hommes dans la ville en 1973 avec 2,4 millions d'entrées.. Le film est également le quatrième de cinq films avec Gabin en tête d'affiche à ne pas atteindre le million d'entréesAvant Le Drapeau noir flotte sur la marmite, seuls Pour l'amour du ciel ( en 1951), Le Jardinier d'Argenteuil ( en 1966) et Sous le signe du taureau ( en 1969) n'avaient pas atteint le million d'entrées en salles. En 1972, Le Tueur, sorti peu après le film d'Audiard, totalise , devenant le cinquième long-métrage de l'acteur à ne pas atteindre le seuil du million d'entrées..
Exploitations ultérieures En raison de problèmes de droits, le film, ayant été enfermé pendant plus d'une cinquantaine d'années dans les tiroirs de la Paramount à Hollywood, n'a été que rarement diffusé à la télévision, la seule diffusion connue date du sur TF1 dans le cadre de l'émission Caméra pour rire d'André Halimi, suivi d'un débat..Le film fut un temps annoncé pour une diffusion télévisée sur TF1 le également dans le cadre de l'émission Cinéma pour rire, mais d'après la page du programme Télé 7 Jours de TF1 du , il est annoncé en bas de l'encadré annonçant le film et le débat que la diffusion en janvier 1975 a été déprogrammée à la dernière minute. et n'a jamais connu d'exploitation sur support vidéo en VHS.. Il aura fallu la persévérance de Thierry Blondeau, fondateur de la société d'édition indépendante Coin de Mire Cinéma pour convaincre les ayant droits à lui vendre les droits du film, afin de l'éditer pour la première fois en vidéo dans une version restaurée en 4k en DVD et Blu-ray, sorti le ..
Autour du film vignette|Le drapeau noir flotte sur la marmite (n°6) à l'affiche du cinéma K7 sur La Canebière, en 1971. Il s'agit du seul film réalisé par Michel Audiard dans lequel joue Jean Gabin. René Fallet, auteur d'Il était un petit navire, le roman qui a servi de base au film, était fils de cheminot et natif de Villeneuve ; il était également un ami intime de Georges Brassens, qui a composé la musique du film. Les ferrovipathes retiendront les scènes ferroviaires du film et notamment celles sur le pont tournant de la rotonde à locomotives. Les spécialistes auront noté que le Grondin n'est pas vraiment un bateau de pêche, mais plutôt un bateau de plaisance. C'est aussi le cas d'ailleurs, pour le sloop conçu par Victor Ploubaz... Jean Gabin a affirmé au cours d'une interview avec Pierre Tchernia, réalisée pour la promotion du film, avoir porté dans le film sa propre casquette de marin..
Notes et références Notes
Références
Liens externes
- Entretien filmé avec Roger Lumont sur son rôle dans Le drapeau noir flotte sur la marmite (série d'entretiens réalisée par Boris Jeanson Béteille)
Catégorie:Film français sorti en 1971 Catégorie:Comédie française Catégorie:Film réalisé par Michel Audiard Catégorie:Film scénarisé par Michel Audiard Catégorie:Adaptation d'un roman français au cinéma Catégorie:Film tiré d'une œuvre de René Fallet Catégorie:Film tourné en Ille-et-Vilaine Catégorie:Film ferroviaire Catégorie:Film en français