Philippe Chancel est un photographe documentaire, photojournaliste et artiste visuel français, né en 1959 à Issy-les-Moulineaux.

Biographie Philippe Chancel naît en 1959 à Issy-les-Moulineaux.

Il découvre très jeune la photographie grâce au photographe Emile Joublin un ami proche de son père. Après des études d’économie à l’université de Nanterre, il se forme au journalisme au CFPJ à Paris.

Il devient photojournaliste au début des années 1980 et publie des reportages dans VSD ou Libération.

Depuis plus de vingt ans, Philippe Chancel poursuit une expérience photographique dans le champ complexe, mouvant et fécond, entre art, documentaire et journalisme. Un travail en constante évolution sur le statut des images quand elles se confrontent elles-mêmes à ce qui fait "images" dans le monde contemporain. Initié très jeune à la photographie, Philippe Chancel poursuit des études de sciences économiques à l'université de Nanterre et de journalisme au CFPJ de Paris.

Des reportages successifs dans les ex-pays de l'Est marqueront ses débuts dans le photojournalisme. Son travail a été largement montré et publié en France et à l'étranger dans les plus grands magazines du monde entier. Il a affirmé progressivement une nouvelle approche de la photographie documentaire, en particulier avec son travail sur le monde de l’art contemporain qui a fait l’objet de plusieurs ouvrages. DPRK, sa vision de la Corée du Nord, a été montré pour la première fois aux Rencontres d'Arles (2006), suivi d'autres expositions comme au C/O Berlin, à la Photographer's Gallery à Londres ou dans le cadre du Deutsche Börse Photography Prize (prix du public 2007). Philippe Chancel a également exposé à New York au sein de la Open Eye Society Foundation. DPRK a fait l'objet d'un livre aux éditions Thames&Hudson, ce qui lui a valu le début d'une reconnaissance internationale. Emirates project a été présenté pour la première fois à la 53e Biennale de Venise (pavillon d'Abou Dhabi) avec Catherine David comme commissaire, puis à l'exposition Dreamlands au Centre Pompidou (commissariat Quentin Bajac) en . D'autres expositions ont suivi à travers le monde. Deux ouvrages (Dubaï aux éditions Be-pôles, et Desert Spirit, aux éditions Xavier Barral), rendent déjà compte pour une part de ce corpus suivis de Emirates Workers, aux éditions Bernard Chauveau, ainsi que kim Happiness et Drive thru Flint aux éditions l’Artiere.

Philippe Chancel a travaillé sur un nouveau terrain documentaire intitulé Datazone, qui cherche à montrer sous ses multiples facettes et par une écriture singulière, des territoires surexposés ou au contraire inconnus des radars médiatiques. Ce projet l'a mené à Port-au-Prince à Kaboul en passant par Fukushima, Astana, l’Afrique du Sud, la Cisjordanie, le delta du Niger la péninsule Antarctique, ou encore à plusieurs reprises en Corée du Nord. Il est finaliste du Prix Pictet 2012 pour son travail sur Fukushima intitulé Fukushima : The Irresistible Power of Nature. Il expose aux Rencontres d’Arles 2013 son travail sur les mineurs de platine en Afrique du Sud. En 2014, il est nommé pour le premier prix Elysée et lauréat de la dotation du festival photoreporter en baie de st Brieuc. En 2017,pour sa deuxième édition,il se voit attribuer le prix Fidal de la photographie documentaire. Philippe Chancel expose à Arles de juillet à à l'église des frères prêcheurs, DATAZONE.

Il a capturé au tout début des années 80 à Paris, les extérieurs nuit et intérieurs brillant, à la manière de West Side story entre deux bandes rivales venues des banlieues mais aussi des beaux quartiers : les Vikings et les Panthers. Jeunesse rock et blacks, blancs, beurs. C'est une série en noir et blanc qu'il nomme REBEL'S, réalisée en 1982 tirée récemment de ses archives et qu'il présente pour la première fois à Paris Photo 2016, puis au Multimedia Arts Museum à Moscou en 2017, au Barbican Centre à Londres, à l'Institut des Cultures de l'Islam en 2018, à la galerie Mélanie Rio Fluency sur l'Ile de Nantes. En 2021 la Galerie Miranda présente REBEL'S et une série de photo historiques du photographe Gary Green (né en 1956 aux Etats Unis). Elles immortalisent la culture “underground” de Paris et de New York à la fin des années 70 et au début des années 80.Chacune de leurs séries respire une jeunesse fulgurante – la leur mais aussi celle des communautés photographiées.

Publications

Expositions Liste non exhaustive

2006 : Rencontres de la photographie d’Arles 2009 : Biennale de Venise 2010 : Centre Pompidou 2013 : Rencontres de la photographie d’Arles 2017 : Rebels & Dandys, 1982, Multimedia Art Museum, Moscou 2018 : Another Kind of Life : Photography on the Margins, exposition collective, Barbican Centre, Londres 2020 : Datazone, Église des Frères prêcheurs, Rencontres de la photographie d’Arles 2021 : Rebels & Dandys, 1982, Galerie Miranda, Paris

Prix et récompenses 2007 : Deutsche Börse Photography - Prix du public 2012 : Finaliste du prix Pictet pour la série Fukushima : The Irresistible Power of Nature 2014 : Nommé pour le Prix Élysée de la photographie 2014 : Lauréat de la dotation du festival Photoreporter en baie de Saint-Brieuc 2016 : Prix Fidal de la photographie documentaire pour sa série Datazone

Références

Liens externes

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