Lamia El Aaraje, née le à Rabat (Maroc), est une femme politique française d'origine marocaine.

Conseillère de Paris à partir de 2020, elle est présidente de la commission du Conseil de Paris (en charge de l'espace public, de la sécurité et des transports).

À l'occasion d'une élection législative partielle en juin 2021, elle est élue députée de la circonscription de Paris. L'élection est invalidée en par le Conseil constitutionnel car l'un de ses adversaires en lice se présentait sous une fausse identité et revendiquait publiquement une investiture qu'il n'avait pas reçue, ce qui peut avoir eu un effet sur le résultat. De nouveau candidate quelques mois mois plus tard, elle est battue au second tour par Danielle Simonnet. Elle est ensuite nommée adjointe à la maire de Paris en .

Le , elle est élue première secrétaire fédérale du Parti socialiste à Paris.

En deuxième position sur la liste d'Emmanuel Grégoire pour les élections municipales de 2026, elle devient première adjointe au maire de Paris le .

Biographie Lamia Marie-Anne El AarajeJORF n° 0148 du 27 juin 2004 est née à Rabat (Maroc) en 1986, d'un père travaillant dans la maintenance de réseaux télécoms et d'une mère laborantine. Elle arrive en France en 2004, à Limoges, où elle suit des études de pharmacie.

Vie professionnelle Docteur en pharmacie, elle soutient en une thèse d’exercice sur l'« Évolution des concepts de santé publique et d’éducation à la santé et rôle de l'école dans leur promotion ».

Parallèlement, elle complète sa formation en devenant juriste en droit de la santé et du médicament.. Lamia El Aaraje commence sa carrière professionnelle à la Haute Autorité de santé en tant que stagiaire, avant de rejoindre l’équipe parlementaire de Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales, pendant la législature.

Parcours politique

Lors des élections municipales de 2014, elle est candidate sur la liste d’Anne Hidalgo menée dans le par Frédérique Calandra.. Elle devient la benjamine du conseil d’arrondissement et est désignée adjointe chargée de la santé, du conseil local de la santé mentale et du handicap.. Elle devient par la suite présidente du groupe socialiste, républicain et apparentés.

Elle est de nouveau candidate PS sur la liste d’Anne Hidalgo menée par Éric Pliez dans le pour les élections municipales de 2020. Après la victoire de la liste socialiste face à celles des Républicains et de La France insoumise, elle devient conseillère de Paris en et présidente de la troisième commission du Conseil de Paris..

En , à la suite de la démission de la députée de la de Paris George Pau-Langevin, devenue adjointe du Défenseur des droits, elle remporte l'élection législative partielle avec 56,56 % des voix face à Danielle Simonnet (LFI). Cette victoire, dans une circonscription historiquement ancrée à gauche depuis de nombreuses années, marque la fin d’une campagne longue de plusieurs mois du fait de la crise sanitaire et de reports du scrutin du fait du contexte sanitaire lié au Covid-19..

Elle entre à l'Assemblée nationale le et intègre la commission des Lois au nom du groupe PS. Elle prend position en faveur de la vaccination obligatoire contre le Covid-19, de la levée des brevets de ces vaccins pour un accès mondial à ce bien commun et s’oppose au passe sanitaire, qui selon elle porte gravement atteinte aux libertés individuelles..

Le , le Conseil constitutionnel annule l'élection de qu'elle a remportée. Les élections législatives se tenant quelques mois plus tard, il n'y a pas de partielle et le siège reste vacant..

À la suite des accords conclus par la NUPES, Lamia El Aaraje n'est pas investie pour les élections législatives de 2022. Elle se présente malgré tout, face à la candidate investie par la NUPES, Danielle Simonnet (LFI). Sa candidature est soutenue par l'ancien Premier ministre Lionel Jospin. Durant sa campagne elle reçoit le soutien officiel du Parti socialiste. Elle obtient 41,55 % des voix au second tour contre 58,45 % pour son adversaire Danielle Simonnet, qui remporte l'élection.

À l'approche du congrès de 2023 du PS, elle est l’une des porte-paroles du courant « Refondations », s'opposant à Olivier Faure et à la NUPES. À la suite des premières journées du courant à Montpellier, elle est désignée co-présidente de Refondations aux côtés de Nicolas Mayer-Rossignol.

Le , Lamia El Aaraje est nommée adjointe à la maire de Paris chargée de l'accessibilité universelle et des personnes en situation de handicap.. Le , lors de la passation du poste de premier adjoint et des délégations d'Emmanuel Grégoire à Patrick Bloche, Anne Hidalgo confie à Lamia El Aaraje les délégations d'adjointe chargée de l'Architecture et de l'Urbanisme.

En , après le congrès de Marseille, Lamia El Aaraje est élue première secrétaire de la Fédération parisienne du PS, avec 60,1 % des suffrages, face à Emma Rafowicz, adjointe au maire du arrondissement et présidente des Jeunes socialistes. Elle succède à David Assouline. En lui succède une direction collégiale, à laquelle elle participe en collaboration avec Emma Rafowicz et Maxime Sauvage.

Pour les élections municipales de 2026, elle est en deuxième position sur la liste menée par Emmanuel Grégoire. Réélue conseillère de Paris, elle devient première adjointe au maire le . Elle retrouve également le conseil métropolitain du Grand Paris, dont elle devient première vice-présidente.

Affaires médiatiques En , une ex-collaboratrice de Lamia El Aaraje effectue un signalement pour harcèlement moral auprès d’Yves Charpenel, président de la commission de déontologie du Conseil de Paris (CDCP). L’affaire est en cours d’instruction.

Par ailleurs, selon Le Parisien, la maire de Paris Anne Hidalgo saisit la CDCP afin de rendre un avis sur un conflit d’intérêts qui pourrait exister après l'arrivée de son conjoint Julien Parelon comme chef de cabinet d’Anouch Toranian, adjointe à la maire de Paris chargée des associations..

Lamia El Aaraje réagit en se disant victime d'une « manipulation politique » et « d’un acharnement »..

Affaires judiciaires 2024 : diffamation envers Rachida Dati Le , elle est condamnée en référé à euros de dommages et intérêts pour avoir diffamé Rachida Dati. Elle annonce son intention de faire appel.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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