Les apparitions mariales de San Nicolás désignent les événements survenus de 1983 à 1990 dans la ville de San Nicolás de los Arroyos en Argentine, où une femme de 46 ans, mère au foyer, Gladys Herminia Quiroga de la Motta dit avoir été témoin d'apparitions de la Vierge Marie. La Vierge, sous l'aspect de Notre-Dame du Rosaire portant l'Enfant-Jésus, lui est apparue à de nombreuses reprises et lui a délivré environ .

Rapidement informé, l'évêque du lieu, , ouvre une première enquête canonique qui étudie les faits et transmis par la voyante, mais il ne prend pas de décision à l'issue. Il met cependant en place un accompagnement pastoral des fidèles (qui commencent à se rassembler autour de la voyante) pour accompagner le mouvement de dévotion. Au tout début de 1986, des fidèles organisent un premier pèlerinage mensuel qui par la suite rassemble des dizaines de milliers de pèlerins. L'évêque y prend part dès la première année. Dans les années suivantes, l’Église catholique va donner des marques de reconnaissance implicite des apparitions, comme la construction d'un sanctuaire et le couronnement canonique de la statue, avant de les reconnaître officiellement le .

Historique Le contexte thumb|Vue partielle de la ville de San Nicolás de los Arroyos. Gladys Herminia Quiroga de la Motta est née le . Elle a interrompu sa scolarité à l'âge de 11 ans. Elle est mariée à un ouvrier métallurgiste et est mère de deux filles. Le couple habite à San Nicolás de los Arroyos, à de la capitale Buenos Aires. Gladys a une instruction élémentaire, et elle sait tout juste lire et écrire...

La paroisse est construite au . En 1884, une femme apporte de Rome une grande statue de Notre-Dame du Rosaire, qu'elle a fait bénir par le pape Léon XIII. Cette statue est l'objet de la vénération des fidèles. En 1947, l'église devient la cathédrale du nouvel évêché. À une date indéterminée, la dévotion à la Vierge du Rosaire tombe en désuétude, la statue est abandonnée et entreposée dans le clocher de l'église. Elle tombe dans l'oubli.

Le récit et le contenu des apparitions est connu par le récit de la voyante et l'enquête canonique réalisée par les autorités de l’Église pour authentifier l'événement.

Récit des apparitions Premières apparitions thumb|Statue de Notre-Dame du Rosaire dans le sanctuaire marial. Le , Gladys voit son chapelet à son domicileCertaines sources (La nuova Bussola Quotidiana) indiquent que ce phénomène de s'est également produit dans différentes maisons de la ville. René Laurentin ne le rapporte pas ainsi.. Le lendemain, le , alors qu'elle récite son chapelet, Gladys vêtue d'une robe bleue, portant l'Enfant-Jésus dans ses bras, tous deux entourés d'une lumière extraordinaire. Aucune parole n'est échangée, mais l'apparition lui tend un chapelet..

Le Gladys dit être témoin d'une nouvelle apparition de la Vierge. L'apparition reste à nouveau silencieuse.

Les apparitions

La voyante rapporte que le , la Vierge lui montre un sanctuaire. Avec cette vision, Gladys dit comprendre .. Le 13 du mois d'octobre la Vierge lui apparait à nouveau, et pour la première fois, Gladys entend une parole : . Quelques semaines plus tard, Gladys et des voisines voient le grand chapelet suspendu au-dessus de son lit s’illuminer subitement. Les personnes présentes décident alors de prier collectivement le chapelet chaque jour. À partir du , la voyante dit recevoir chaque jour des messages de la Vierge Marie et des indications sur des passages de la bible à méditer. Ce jour-là, le évoque le texte biblique de . Au cours de tout le cycle des apparitions, jusqu'à leur fin le , la voyante rapporte et citations bibliques que lui aurait rapportés la Vierge.

Les apparitions se succèdent à un rythme soutenu, parfois une par jour.. La voyante rapporte qu'elle a pu toucher Marie et sentir la chaleur de son corps. Certains jours les témoins rapportent des parfums inexpliqués durant l'apparition. La voyante indique pour sa part qu'elle a identifié un .

Le la voyante rapporte la parole de la Vierge : . Elle invite Gladys à contacter son évêque diocésain pour lui rapporter ses paroles. La voyante demande à l'apparition : . répond la Vierge en citant . Et la Vierge de rajouter : ..

Le soir du , Gladys accompagnée de sa fille et de quelques amis se rend sur le lieu où la Vierge aurait demandé l'érection du sanctuaire. Il fait déjà nuit. Le site est dégagé. D'après les témoins, . Ce signe se renouvelle plusieurs fois, jusqu'à la pose de la première pierre en 1986. Après la construction du sanctuaire, des témoins rapportent que ..

Le , Gladys retrouve une statue de Notre-Dame du Rosaire, dans la cathédrale de San Nicolas, abandonnée et mise de côtéUne source indique que même les prêtres de l'église avaient oublié son existence. dans le clocher de l'édifice. Cette statue, bénie par le pape Léon XIII en 1884, avait à l'époque été installée dans cette égliseL'église était alors une simple église paroissiale. Elle deviendra plus tard la . est alors en mauvais état, mais d'après la voyante, . La voyante entend alors une voix qui lui dit Le nouveau sanctuaire a été construit sur les rives de ce fleuve qui baigne la ville..

À la suite de l'apparition du la voyante raconte : .

Le , Gladys dit recevoir une demande de la Vierge de faire frapper une médaille à son image avec, sur la face avant, le titre Notre-Dame du Rosaire de San Nicolás, et sur la face arrière, la Sainte Trinité avec 7 étoiles. Plus tard, Marie expliquera à Gladys, selon elle, que les 7 étoiles représentent .

Dernières apparitions Le , toujours à l'occasion de l'anniversaire des apparitions de Fátima, la Vierge dit à Gladys : ..

Les apparitions prennent fin le le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes. Ce jour-là, la voyante rapporte les paroles suivantes : .

Apparitions du Christ Du au Gladys dit voir le Christ à 78 reprises, et recevoir de lui des messages. Parmi les paroles rapportées par la voyante, nous pouvons citer : . . . .

La voyante

Dès le début des apparitions, la voyante, Gladys, s'est comportée humblement et de façon discrète. D'après les autorités religieuses, elle s’est . Son attitude, qualifiée par l'évêque se caractérise par une vie humble, cachée, fidèle à la grâce reçue, dans une obéissance inconditionnelle à l'autorité légitime de l’Église. L'évêque lui même déclare : .

En 1984, Gladys . Elle continue à mener une vie pieuse et discrète, habitant dans une maison modeste à proximité du sanctuaire où elle vient assister très régulièrement à la messe. De nombreux pèlerins viennent déposer, devant sa maison, dans une boite aux lettres spéciale, des intentions de prières (à l’intention de la Vierge).

Suites et conséquences des événements Enquêtes canoniques Le les stigmates apparaissent sur le corps de Gladys. Elle commence à souffrir . Puis les stigmates disparaissent. Ils vont apparaitre et disparaitre chaque année, durant les temps de l'Avent et du Carême. La voyante vit cette stigmatisation . Les médecins examinent la voyante et ils voient . Les tests et contrôles médicaux mettent en évidence la réalité des plaies, leur apparition et leur disparition apparemment inexplicables. Les responsables de l’Église locale notent ..

Une commission d'enquête canonique est instituée par l'évêque en . Ses conclusions sont publiées le suivant : dans les faits de San Nicolas . La commission ajoute que . Mais la commission n'émet pas de conclusion à son enquête.. D'après René Laurentin, nombre de spécialistes (biblistes, théologiens, etc.) sans expérience du discernement spirituel, ont abordé les faits de l'extérieur, du point de vue de leur discipline, c'est pourquoi ils ne se sont pas exprimés globalement sur le phénomène des apparitions. D'après Bruno Cayentano, les reçus par Gladys, . Ces 1804 messages ont été rassemblés et publiés dans trois volumes. Ceux-ci sont disponibles au centre de Diffusion du Mouvement Marial (à San Nicolas). Ces textes ont reçu l'approbation de Dominique Salvador Castagna.

Des guérisons ont été enregistrées par un mis en place pour examiner scientifiquement les dossiers, comme ce fut le cas à Lourdes. En , dix cas très documentés sont constatés, comme ceux d'Oscar Arnaldo Paolini (atteint d'un cancer du larynx) ou celui de Garciela Canet (photo-traumatisme des yeux). Ces guérisons, et d'autres ainsi que des faits difficilement explicables ont été soumis à examens et à l'étude de l'autorité ecclésiastique.

Reconnaissance par l’Église catholique thumb|240px|Vue de la ville depuis le sanctuaire surnommé El Campito, destination des pèlerinages. Marques de reconnaissance implicite Avant même la reconnaissance canonique faite en 2016, les différents évêques du lieu avaient donné des marques indirectes de reconnaissance des apparitions sous différentes formes : À partir de 1986, une procession mensuelle est organisée de la cathédrale au lieu de construction du futur sanctuaire. Dès la seconde session, Dominique Salvador Castagna, évêque de San Nicolas, (puis ses successeurs) y participe. Cette procession regroupe des dizaines et parfois des centaines de milliers de fidèles. Après la procession, ceux-ci assistent à l'Eucharistie, en extérieur. En fin d'année 1986, la construction du futur sanctuaire est lancé. L'évêque en personne bénit la première pierre. À cette occasion il déclare : . Le , l'évêque autorise la fondation d'un Institut de vie consacrée au service du pèlerinage : Les Filles de Marie du Rosaire de San Nicolas. Le , la statue de Notre-Dame du Rosaire, que la voyante déclare être l'image fidèle de l'apparition est transférée en procession dans le nouveau sanctuaire marialCe transfert répond à une demande qu'aurait faite la Vierge à la voyante lors d'une des apparitions.. Bien que l'évêque d'alors n'ait jamais , ni même simplement , il participe néanmoins à toutes les étapes de la vie du sanctuaire. Le , il va même jusqu'à déclarer : .. En 2009, la statue de Notre-Dame du Rosaire est couronnée officiellement par les autorités ecclésiastiques.

Castagna revient deux fois par an à la procession mensuelle du et du Le 25 mai est le jour de la fête nationale en Argentine, et le 25 septembre est la fête anniversaire des apparitions.. Son successeur, Mario Luis Maulion a fait de même durant la période où il était à ce poste. Cardelli, poursuit lui aussi cette tradition.

Reconnaissance canonique

Les apparitions de la Vierge du Rosaire à San Nicolas de los Arroyos, en Argentine, ont été reconnues, dimanche , par l’évêque diocésain, L’évêque est l’auteur de différents livres sur les messages de la Vierge du Rosaire de San Nicolas, dont il est l'évêque du lieu depuis 2004., dans son homélie lors la fête de la Sainte Trinité. Cardelli a ainsi déclaré qu'il reconnaissait officiellement le de l’apparition, au terme de douze années de discernement et d’analyses approfondies. Par un décret intitulé , et daté de ce même jour, Cardelli, en vertu du pouvoir qui lui est conféré, déclare avoir . Il a repris le message la Vierge transmis à la voyante assurant que ..

Conformément aux normes de discernement définies par le Saint-Siège (pour le jugement des révélations privées) : . Ainsi, l'évêque a cité le Catéchisme de l’Église catholique rappelant que Catéchisme de l’Église catholique ..

Le prélat a expliqué qu'il avait jugé l'événement selon deux critères : et il a précisé qu'il avait fait un discernement sur trois critères particuliers : . Les réponses à ces questions ont donné à l'évêque ..

Le sanctuaire thumb|Vue du sanctuaire Notre-Dame du Rosaire construit à la suite des apparitions.