Le régiment d'artillerie lourde sur voie ferrée () est une ancienne unité de l'Armée de terre française. Créé en 1924, il est alors un des deux puis l'unique unité regroupant l'artillerie lourde sur voie ferrée (ALVF) française. Il combat au début de la Seconde Guerre mondiale et est dissout après la Bataille de France.
Création et différentes dénominations : création 1929 : dissous : recréation : dissous
Chefs de corps
1940 : colonel Blazy 1940 : chef d'escadron de Courrèges d'Ustou
Historique Entre-deux-guerres Lors de réorganisation des corps d'artillerie français effective le , le d'artillerie à pied (ou régiment d'artillerie lourde sur voie ferrée) est dissout et forme les et . Ces deux régiments, le premier stationné à Bayonne et Saint-Pierre-Quiberon et le second à Châlons-sur-Marne, au Camp de Mailly et à Saint-Eulien, regroupent tous les canons sur voie ferrée français.
En 1929, le est dissous. La plupart du matériel est stocké à Neuvy-Pailloux. Devenu l'unique régiment d'ALVF, le forme notamment les officiers de réserve destinés à rejoindre les unités qui seront mises sur pied en cas de mobilisation.
Seconde Guerre mondiale vignette|, baptisé Joyeux, de la du , capturé en Lorraine par les Allemands en juin 1940. À la mobilisation de 1939, le donne naissance à un régiment de servitude, le et quatre de combat, les , , et RALVF.
Après la fin de sa mobilisation le , le régiment est organisé ainsi :
: avec deux et batterie avec deux , : avec quatre , avec trois et avec deux , : et batteries avec chacune deux 340 modèle 1912 à berceau et avec un 340 modèle 1912 à berceau, groupe : et batteries avec chacune quatre , (devient le du ) : et avec chacune deux obusiers de 400 modèle 1915, (devient le du ) : , et batteries avec chacune deux obusiers de 400 modèle 1915, d'instruction. Les quatre groupes, sauf la mise à disposition de l'armée des Alpes, sont positionnées en Moselle à disposition des et .
Les modernes 274 restent en réserve. Par contre, les canons de 305 et 320 à glissement effectuent des tirs en mai- en direction de la Belgique, du Luxembourg, de Völklingen en Allemagne ou encore de la région de Sedan. Ils visent par exemple des ponts de bateaux sur la Meuse, des terrains d'aviation ou encore contrebattent des pièces d'artillerie sur voie ferrée allemandes.
Le régiment se rassemble à Pagny-sur-Moselle le pour tenter d'échapper vers le sud à l'encerclement. Un seul train parvient à Bayonne, les autres sont saisis par les Allemands.
La , initialement stationnée au Pont-de-Claix, se sépare : une section (une pièce) part dans les Alpes-Maritimes et l'autre se met en batterie près de Modane. Elle effectue plusieurs tirs sur la gare italienne de Suse.
Après l'arrêt des combats le , toutes les pièces d'ALVF restées françaises sont livrées aux Allemands en vertu des conditions de l'Armistice. Le régiment est dissout en .
Étendard vignette|Dessin du revers du drapeau du d'artillerie. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Verdun 1916 L'Aisne 1918
Insigne L'insigne du régiment présente une roue de locomotive, chargée des armes de la ville de Châlons-sur-Marne et d'un canon sur affût ferroviaire. La devise du régiment, (), est placée sur le haut de la roue.
Personnalités ayant servi au
Anatole Abragam, mobilisé au en 1939
Références
Liens externes
Régiment, 372 Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute