Marcelle Guillemot, née à Paris le et morte à Paris le , est une résistante française reconnue Juste parmi les nations par Yad Vashem en 1989 pour son action en faveur des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, particulièrement pour son organisation du sauvetage de nombreux jeunes juifs parisiens.

Biographie Marcelle Guillemot naît en 1907., le , dans le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 2659, vue 8/31.. Elle devient assistante sociale à Paris. Elle a trente-deux ans au début de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant l'Occupation, elle est la directrice de la Clairière, une œuvre protestante médico-sociale située à Paris dans le quartier des Halles, et comportant un patronage d'enfants. Elle reçoit le la visite de Suzanne Spaak, une résistante envoyée par le pasteur du temple protestant de l'Oratoire du Louvre auquel est rattachée la Clairière, Paul Vergara. Suzanne Spaak lui donne son plan pour sauver les enfants juifs hébergés par l'Union générale des israélites de France (UGIF), et qui risquent d'être déportés en Allemagne.

Marcelle Guillemot se poste le lendemain à la sortie du temple où le pasteur a lancé un appel aux bonnes volontés. Elle recrute une trentaine de fidèles, qu'elle charge d'aller chercher des enfants à l'UGIF comme pour les emmener en promenade.

Soixante enfants juifs lui sont ainsi amenés le lundi à la Clairière. Marcelle Guillemot, avec l'aide de paroissiens et d'éclaireuses unionistes, organise leur placement dans des familles à Paris puis en banlieue et en province. Les enfants sont convoyés par des éclaireuses aînées. Ils seront tous saufs. Elle cache des employées de l'UGIF dans des familles de la paroisse.

Marcelle Guillemot et Paul Vergara font ensuite de la Clairière un centre de secrétariat de la Résistance et une « boîte aux lettres » pour les courriers, postes émetteurs, armes et journaux.

La Gestapo se présente le au centre qu'elle dirige. Elle ne leur ouvre pas, détruit rapidement tous les papiers et documents compromettants concernant les activités de résistance et de sauvetage, puis s'enfuit par la verrière du toit et se cache à proximité.

Après la guerre, elle reçoit la médaille de la Résistance. Elle siège au Comité central de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA).

Elle meurt en 1960, le , dans le .

Distinctions

(décret du ) Reconnue Juste parmi les nations le par l'institut de Yad Vashem pour son implication dans le sauvetage des Juifs.

Bibliographie

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Notes et références

Voir aussi Articles connexes Shoah en France Juste parmi les nations Liste des Justes à Paris

Liens externes

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