Marie-Louise Néron est le nom de plume de Marie-Louise Guénault (ou Marie Passerieu ou Madame Jean Bernard Passerieu), née le à La Trimouille et morte le à Vineuil-Saint-Firmin, est une écrivaine et journaliste française.
Considérée comme une pionnière du journalisme de l'« human interest », elle formait, avec son mari Jean-Bernard, un couple de gens de lettres influents et témoins de leur temps.
Biographie
Marie Louise Jeanne Eugénie Radegonde Guénault., fille d'Adrienne Néron., et de Louis Guénault., est née à La Trimouille le . Elle étudie notamment au lycée de Tours.. Elle épouse l'avocat et écrivain Jean-Bernard à Bagnères-de-Luchon le , ce qui la conduira à signer, au civil, Marie Passerieu ou Madame Jean Bernard Passerieu.
En 1896, elle publie à Toulouse un premier roman, La Grisette de Saint-Cyprien., sous le nom de plume « Marie-Louise Néron », dans la collection de tante Rosalie.. Il est publié en feuilleton dans Le Progrès de Seine-et-Oise du . au ..
À partir de ., elle est une des journalistes importantes du journal féministe La Fronde., où elle rédige une chronique régulière. Han Ryner lui dédie en 1898 un chapitre dans son ouvrage Le Massacre des Amazones. Étude critiques sur deux cents bas-bleus contemporains..
Elle rejoint en 1899 la Société des journalistes parisiens. La même année, elle est nommée « officier d’académie » par le ministre des beaux-arts.. Cette année-là, son roman Le Moulin du Père Gérôme est publié en feuilleton dans Le Journal de Confolens du au . et dans Le Confédéré du au ..
Sa comédie en un acte La Lune de miel parlementaire est représentée au théâtre La Bodinière à Paris le .. Elle est publiée en 1900 dans la nouvelle bibliothèque de Motteroz., ainsi que dans le Journal de Fourmies en janvier. et .. Cette année-là, son nom est cité dans une liste de quarante femmes pressenties pour une Académie des femmes qui serait créée sur le modèle de l'Académie française..
Marie-Louise Néron arrête en ses chroniques pour La Fronde afin de se consacrer à la direction de la revue Familia... En 1907, elle hérite de la maison de sa mère appelée L’Ermitage, 6 rue des Sœurs à Vineuil-Saint-Firmin, où Chateaubriand a écrit le livre XXII du tome 2 de ses Mémoires d'outre-tombe.
En 1914, son ouvrage Notes et impressions d'une Parisienne. réunit plusieurs de ses articles, qui montrent son intérêt pour le journalisme de l'« », dont elle est considérée comme une pionnière.
Elle fait partie des membres de l'association L'Idée française à l'étranger, déclarée en , qui œuvre pour la défense des idées françaises à l'étranger.. En 1917, elle s'implique dans le « Comité des dames » de cette association, qui a pour objectif d'entretenir les tombes des étrangers morts au service de la France et de s'occuper de leurs veuves et orphelins en France ou à l'étranger.. Elle devient chevalière de la Légion d'honneur en 1919..
En 1927, elle contribue au journal La Rumeur, publié de 1927 à 1929, avec notamment Renée Dunan et Myriam Harry.. Son roman La première Empreinte, publié en 1928 après une première publication en feuilleton dans La Revue mondiale sous le titre Le troublant Mystère d'avril. à ., raconte une histoire de jalousie fondée sur la théorie scientifique, abandonnée depuis, de la télégonie...
Marie-Louise Néron meurt le à Vineuil-Saint-Firmin., elle est inhumée dans la tombe familiale du cimetière de cette communeVoir l'inscription sur sa tombe dans le cimetière de Vineuil-Saint-Firmin : « Marie-Louise JEAN-BERNARD PASSERIEU née GUÉNAULT / 17 novembre 1866 - 4 mars 1942 »..
Famille Marie-Louise Néron est la belle-nièce de Louis-Ariste, journaliste du Midi républicain.. Elle est la petite-fille d'Eugénie Néron, née Villain, et morte à La Trimouille à 85 ans en ..
Elle se marie le à Bagnères-de-Luchon, la ville de sa mère, Adrienne Néron, avec l'avocat, écrivain et historien Jean-Bernard Passerieu..
Leur premier fils, Maxime, meurt en .. Leur deuxième fils, Alpi Jean-Bernard, avocat à la cour d'appel puis directeur général de la SACEM, exerce également une activité politique comme membre de plusieurs cabinets ministériels, dont le cabinet Delcassé..
Œuvres Romans . . .
Reportages . . , 304 p., .
Théâtre
. .
Nouvelles
. . . . . .
Distinctions
(1899) (1919)
Bibliographie
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Notes et références
Liens externes
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