Les formations de volontaires azerbaïdjanais sont recrutées parmi des prisonniers de guerre, principalement de l'Union soviétique et des pays annexés par celle-ci après 1939. Ces formations sont organisées pour lutter contre l'Union soviétique aux côtés de l'Allemagne nazie .
Origines Les grandes victoires initiales de l'opération Barbarossa produisent des centaines de milliers de soldats prisonniers non russes dans les camps de prisonniers de guerre de l'armée allemande. En seulement huit mois de à , les armées allemandes tuent environ de prisonniers de guerre soviétiques par la famine, l'exposition et l'exécution sommaire. Les conditions dans les camps de prisonniers sont atroces: « Il n'y avait pas de baraquements ni de logements permanents. Les camps étaient simplement des zones ouvertes, clôturées avec du fil de fer barbelé. Les prisonniers devaient s'allonger au soleil, puis dans la boue et à l'automne — avec des températures pouvant atteindre moins degrés Celsius — ils risquaient de mourir de froid. » The German Army and Genocide, by Hamburg Institute for Social Research p. 142”
Les débuts des légions étrangères sont entourés d'un grand secret. Hitler s'est opposé à la participation de citoyens soviétiques à la guerre contre la Russie. Mais les besoins de l'armée sur le front de l'Est incitent les commandants allemands à accepter les services de volontaires pour combattre le régime soviétique même contre les ordres clairs du commandement suprêmeRussian Volunteers in the German Wehrmacht in World War II by Lt. Gen Wladyslaw Anders and Antonio Munoz”.
Des dizaines de milliers d’entre eux sont musulmans, et la majorité viennent de l'Union soviétique. En , un mémorandum top secret ordonne au commandement suprême des forces armées allemandes de créer deux unités musulmanes : la Légion du Turkestan, composée de volontaires musulmans d'Asie centrale; comme les turkmènes, les ouzbeks, les kazakhs, les kirghizs, les karakalpaks et les tadjiks, et la Légion musulmane caucasienne composée de volontaires musulmans du Caucase; comme les azerbaïdjanais, les daghestanais, les ingouches et les lezghiensThe Soviet war against ‘Fifth Columnists’ Jeffrey Burds Vol 42(2), 267–314. . ”.
La courtisation allemande des musulmans soviétiques fait partie des plans d'Hitler qui vise à rallier la Turquie à sa cause et à faire progresser la prise de contrôle des champs pétrolifères au Moyen-Orient et à Bakou. Les musulmans soviétiques les plus nombreux qui servent les Allemands sont les turkmènes. Les premiers volontaires (turkmènes) sont intégrés en tant que bataillon (: Bataillon) de la 444e Division de sécurité en et deviennent une force auxiliaire pour aider les Allemands à combattre les partisans locaux. Le major Andreas Meyer-Mader a été nommé commandant du bataillon. Meyer-Mader, un Autrichien, avait fait partie de l’état-major de l’armée nationaliste chinoise de Chiang Kai-shek avant la Seconde Guerre mondialeThe Devil's Shadow. Stuart Pearson”.
Selon le journal Argumenty i Fakty, ressortissants azerbaïdjanais ont combattu pour le Troisième Reich, tandis que azerbaïdjanais ont été enrôlés dans les armées de l'Union soviétique.
450e bataillon turkmène Le Bataillon est formé dans la ville de Legionowo (région de Varsovie) en Pologne, et à son déploiement passe la majeure partie de l'été à patrouiller les réseaux de communications et ferroviaires entre Kharkov et Stalingrad. La discipline est devenue si mauvaise qu'Andreas Meyer-Mader a été démis de ses fonctions de commandement en 1943.
En , Meyer-Mader rencontre Himmler pour lui proposer ses services afin d'aider à créer et commander une unité turque. Himmler approuve le projet, puis transfére Meyer-Mader dans les rangs de la Waffen SS et le promeut au grade de obersturmbannführer. Le , une réunion se tient à Berlin en présence du Grand Mufti de Jérusalem, Mohammad Amin al-Husseini . Le Grand Mufti approuve le plan de lever une division SS turco-musulmane et de donner son « leadership spirituel » pour influencer les volontaires musulmansDr.K.G.Klietmann, Die Waffen-SS – eine Dokumentation Verlag Der Freiwillige GmbH Osnabrück, 1965, S. 381-382, dort als Turk-Btl.480 bezeichnet, s.a. Neulen, S. 332.
Régiment SS des musulmans d'Orient Entre et , une série de rencontres entre Meyer-Mader et des volontaires musulmans a lieu. À la suite de ces réunions, le , il est décidé de former le Régiment Musulman oriental (Ostmuselmanisches -Regiment) . Lors de la même réunion, il est décidé de dissoudre les bataillons de la Wehrmacht suivants qui serviraient de base à la nouvelle plate-forme : les , , , , , et / bataillons turkmène, le bataillon azerbaidjanais et le bataillon tatar de la Volga. De nombreux volontaires désertent à cette époque, et le bataillon rejoint les mouvements de résistance polonais et ukrainiensIsmayil Akber: Die Azerbaydzhanische Legionare Im kampf Oleg Romanko: Muslim legions of the Second World War.
De plus, à la même époque, Andreas Meyer-Mader effectue plusieurs visites dans des camps de prisonniers de guerre et appelle des volontaires à rejoindre la nouvelle légion musulmane . Les recrues étaient non seulement turques, mais aussi azerbaïdjanaise, kirghize, ouzbèkes et tadjikes. A la fin du mois de , il réussit à recruter trois mille volontaires concentrés à Poniatova. Pour augmenter les effectifs du régiment, des dizaines d'officiers et sous-officiers allemands y sont transférés. Néanmoins, il s'agit d'un processus très lent, principalement en raison du manque d'équipement, notamment d'uniformes et même des chaussures. Par conséquent, à la date limite d' qu'Himmler a fixée pour le déploiement, il n'y a que quatre mille hommes formés en trois bataillons.
L'unité est formée à Trawniki, en Pologne, avant d'être transférée en Biélorussie pour une formation complémentaire. L'Obersturmbannführer Andreas Meyer-Mader en est le premier commandantKlietmann, S. 382, dort Aufstellung im Sommer 1944 Munoz, S.164, 165..
L'unité souffre d'une mauvaise discipline et d'un mauvais moral, surtout après que Meyer-Mader ait été tué lors d'une escarmouche avec des partisans à Yuratishki, près de Minsk, le . La situation s'aggrave lorsque le commandant de remplacement, l'Hauptsturmführer Billig exécute membres de l'unité pour insubordination. Cet incident a mis Himmler en colère et Billig est relevé (ndt: de ses fonctions, de son commandement)Klietmann, S. 382, Neulen, S.332, Munoz, S. 164 Der Osttürkische Waffen-Verband der SS Roland Pfeiffer – MIHAG – DI. En , les hommes (turkmènes, tatars de la Volga, azerbaïdjanais, kirghiz, ouzbek et tadjiks) du régiment sont rattachés à la Brigade SS DirlewangerRolf Michaelis Die SS-Sturmbrigade „Dirlewanger“. Vom Warschauer Aufstand bis zum Kessel von Halbe. Band II. 1. Auflage. Verlag Rolf Michaelis, 2003, .
Varsovie vignette|250x250px| Des soldats d'azerbaïdjanais Feld-Bataillon I./111 pendant le soulèvement de Varsovie Le , Heinz Reinefarth est affecté comme chef de la et de la police du Reichsgau Wartheland (Reichsgau Wartheland, voïvodie polonaise de Grande-Pologne annexée par l'Allemagne en 1939). A ce poste, il est alors responsable de la répression organisée contre les Polonais et autres nationalités privées de tous droits par l'Allemagne. Après le déclenchement de l'insurrection de Varsovie, Reinefarth reçoit l'ordre d'organiser une unité militaire à partir de la compagnie de police et d'autres unités de sécurité plus petites ; et se dirige vers Varsovie. À son arrivée, ses forces sont incluses dans le groupe de corps d'armée () Von Dem Bach (du général Erich von dem Bach) qui a reçu l'ordre d'Himmler de réprimer la rébellion. Dès le , le groupe Reinefarth participe aux combats dans la région de Wola. En quelques jours, ses soldats et ceux d'Oskar Dirlewanger (36e Division SS) exécutent environ habitants civils de Varsovie dans ce que l'on appelle aujourd'hui le Massacre de Wola. Celui-ci a été principalement perpétré par des éléments du groupe de combat () Reinefarth qui ont assailli la zone tenue par les insurgés de l'ouest.
Il est difficile de déterminer quelles unités spécifiques doivent être tenues pour responsables, mais les principales tâches de « nettoyage » avaient été assignées à au groupe d'assaut () Dirlewanger avec les forces suivantes :
bataillons de grenadiers I & II de la Division , Bataillon de campagne I./111 azerbaïdjanais (Capitaine Werner Scharrenberg) (compagnie I & II du bataillon de campagne I./111, une partie de la compagnie de mitrailleuse du bataillon de campagne I./111), Regiment musulman oriental (sans le bataillon III), Bataillon II "Bergmann" – (sans la compagnie) (lieutenant Mertelsmann), Groupe opérationnel de la gendarmerie Walter (2 compagnies de gendarmes), Batterie antiaérienne du Régiment, Escadron (compagnie) de chars d'assaut zb V. 218 (8x Brummbär) (capitaine Kellmann), 1 peloton du 654e bataillon de pionnier, 1 unité de lance-flammes KRONE (8x Flammenwerfer 41)
L'absence de documentation précise ne permet pas de spécifier quels éléments ont été impliqués dans le Massacre de Wola. Il est également possible que certaines unités de l'autre groupe d'assaut opérant dans la région (groupe d'assaut () Reck) (: sous le commandement du Major Max Reck) ont pris une part active aux événements, vu qu'elle était également constituée d'unités de police ou de gendarmerie et d'unités d'affectation spéciale (la compagnie de police de Warschau du capitaine Kirchhubel, la compagnie de garde du capitaine Fersemann, le peloton mitrailleuse de la compagnie Posen (Poznań) de Röntgen mais aussi les grenadier Schule-Treskau et la 7e compagnie azerbaïdjanaise du bataillon II (Bergmann))Rolf Michaelis Die SS-Sturmbrigade „Dirlewanger“. Vom Warschauer Aufstand bis zum Kessel von Halbe. Band II. 1. Auflage, 2003, http://www.powstanie-warszawskie-1944.ac.pl/niemcy%20_w_powstaniu_warszaws2.htm http://www.powstanie-warszawskie-1944.ac.pl/cv_reinefarth.htm www.poloniatoday.com/uprising5.htm - 20k - www.powstanie-warszawskie-1944.ac.pl/niemcy%20_w_powstaniu_warszaws2.htm - 74k.
Unité turques de la Waffen-SS Le , le reste du régiment des musulmans oriental est transféré d'Ukraine à la Slovaquie et rebaptisé "Osttürkische Waffen-Verbände der " (régiment Waffen-SS de la Turquie orientale) et réorganisé en 3 bataillons organisés selon des lignes ethniques.
1 groupe armé turkmène 1 groupe armé azerbaïdjanais (2851 soldats: archives Gerhard von Mende) 1 groupe armé d'Idel-Ural
Chaque bataillon est composé d'un état-major, d'une compagnie d'état-major et de cinq compagnies d'infanterie. Le régiment des musulmans oriental est intégré dans l' et est considéré comme dissous. En décembre 1944, le groupe Waffen-SS azerbaïdjanais (Obersturmführer Kerrar Alesgerli) est transféré dans les Kaukasiche Waffen-Verbände der SS (groupe Waffen-SS caucasien). La brigade de montagne Waffen-SS tatar (Waffen Gebirgs der SS), qui a été dissoute, remplace les soldats azerbaïdjanais ; le commandant : standartenführer Harun el-Raschid Hintersatz (né Wilhelm Hintersatz à Senftenberg, Lausitz) est un officier allemand qui s'est converti à l'Islam en 1919. Les réorganisations commencent en comme suit :
Groupe Waffen-SS Turque Groupe Waffen-SS de Crimée Groupe Waffen-SS IDel-Urals