est un album de jazz américain de la pianiste et compositrice Carla Bley et du bassiste Steve Swallow avec le Partyka Brass Quintet, sorti en 2009 chez Watt/ECM.
Historique Bien qu'elle ne fête pas Noël., les chants de cette fête font partie de la culture de Carla Bley : son père était organiste d'église, et elle-même a été enfant de chœur et pianiste d'église.
Bley a eu plusieurs occasions de travailler sur le répertoire des chants de Noël. Dans les années 1960, on lui commande des arrangements de chants de Noël pour un livre destiné aux écoles, elle s'efforce alors de retrouver les harmonies qu'elle a entendues dans son enfance.. À la fin des années 1960, le , composé des meilleurs joueurs d'avant-garde, joue ces arrangements très simples et classiques pour Noël. Dans les années 1980, Bley enseigne dans une école de musique d'avant-garde fondée par Karl Berger, située à Woodstock, la . Elle écrit des arrangements décalés de chants de Noël pour ses étudiants. Elle joue également quelques chants en piano solo pour la NPR. Cela fait également des dizaines d'années qu'elle intègre certains chants de Noël dans ses concerts.
Une commande de Michael Kaufmann en 2006 pour la Philharmonie d'Essen a été l'occasion de travailler sérieusement sur ce répertoire, bien qu'elle ait longtemps repoussé le travail sur cet album.. Le résultat est joué à Essen par Carla Bley avec Steve Swallow et le Partyka Brass Quintet en .
En 2008, avec ce groupe et ce répertoire, Bley monte une petite tournée européenne en Italie, en Grèce, en Allemagne (où ont été enregistrés et ), en Pologne et en France, où le groupe s'arrête pour enregistrer dans le studio La Buissone à Pernes-les-Fontaines.
À propos de la musique Carla Bley approche les chants de Noël d'une façon assez traditionnelle, avec des morceaux très connus, mais sans jamais tomber dans la mièvrerie. Son écriture reste parfaitement reconnaissable et cet album s'inscrit dans une quête de l'épure et de l'économie que l'on entendait déjà sur ses précédents albums.
La mélodie de est jouée au carillon tubulaire avant d'être jouée à la guitare basse. Au fil des solos, la musique devient phrygienne.
La suite en deux parties sur est un des moments forts de l'album. La première partie est construite sur le rythme à cinq temps de Take Five et explore les dynamiques des cuivres. La deuxième partie au piano évoque la musique d'Erik Satie.
évoque le swing de La Nouvelle-Orléans.
Deux compositions de Carla Bley font office d'introduction à . Le premier, est un morceau hard bop mettant en valeur Steve Swallow et le trompettiste Tobias Weidinger. Après le solo de Bley, le thème de apparaît, harmonisé de façon kaléïdoscopique. On y entend une citation sarcastique de .. Suit ensuite Jesus Maria, un morceau de Bley enregistré pour la première fois par Jimmy Giuffre en 1961. Les harmonies aux cuivres de Jesus Maria évoluent vers une danse extatique. est construit comme une suite jazz miniature, évoluant de La Nouvelle-Orléans à New York.
Le rythme soul de permet à Steve Swallow de se servir du registre aigu de sa guitare basse, pour un résultat profondément émouvant.
Réception critique
Pour John Fordham (The Guardian), Bley évite les clichés qui sont habituellement réservés aux albums de Noël. Denis Desassis (Citizen Jazz) renchérit : .. Pour Jean-Marc Gelin, ..
John Kelman écrit dans The Guardian que . Pour Thom Jurek (AllMusic), .
Pistes
Personnel Carla Bley : piano, célesta Steve Swallow : guitare basse, carillon tubulaire Partyka Brass Quintet Tobias Weidinger : trompette, bugle, Glockenspiel Axel Schlosser : trompette, bugle, carillon tubulaire Christine Chapman : cor Adrian Mears : trombone Ed Partyka : trombone basse, tuba
Charts L'album est resté au classement des meilleurs ventes de jazz aux États-Unis, atteignant la place..
Références
Liens externes
Il est possible d'acheter les partitions de cet album sur le site de Carla Bley : .
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