Ahmed Ali est un universitaire, homme politique et diplomate fidjien. Auteur d'articles et d'ouvrages sur l'histoire de la communauté indo-fidjienne dont il est issu, il est l'un des très rares Indo-Fidjiens à soutenir activement les mouvements suprémacistes autochtones et anti-démocratiques à la fin du et au début du .

Biographie Fils d'un employé indo-fidjien du département colonial fidjien des travaux publics, Ahmed Ali obtient une licence d'histoire à l'université d'Auckland en Nouvelle-Zélande et devient enseignant dans l'enseignement secondaire aux Fidji. En 1970 il est employé comme chercheur au département d'Histoire du Pacifique et d'Asie orientale de l'Université nationale australienne, où il obtient dans le même temps un diplôme de doctorat "Fiji Minister dies overseas", Fiji Times, 9 juin 2005.

Il travaille dès lors comme enseignant-chercheur à l'École de Développement social et économique de l'université du Pacifique Sud, à Suva. Ses publications portent sur l'histoire sociale et politique des Indo-Fidjiens.

Il entre en politique au parti de l'Alliance et est élu député de la circonscription de Lau-Cakaudrove à la Chambre des représentants aux élections de 1982. Le Premier ministre Ratu Sir Kamisese Mara le nomme ministre de l'Éducation, puis en 1986 le transfère à la fonction de ministre de l'Information. Ahmed Ali conserve son siège de député aux élections de 1987, mais celles-ci sont perdues par le gouvernement, ce qui aboutit à un coup d'État militaire le mois suivant. Ahmed Ali soutient publiquement le coup d'État, et est nommé en 1988 directeur général de la Fijian Broadcasting Corporation, le service public de diffusion radiophonique - sa tâche étant d'instrumentaliser ce média aux souhaits du régime militaire John Garrett, "Uncertain Sequel: The Social and Religious Scene in Fiji since the Coups", dans The Contemporary Pacific, vol.2, n°1, printemps 1990, p.99.

En 1990 il est fait consul général des Fidji à Auckland, avant d'être nommé haut commissaire (ambassadeur) des Fidji en Malaisie Brij V. Lal, In the Eye of the Storm: Jai Ram Reddy and the Politics of Postcolonial Fiji, Australia National University Press, 2010, p.581. En 2001, le Premier ministre Laisenia Qarase le nomme membre du Sénat. En , Qarase, héritier idéologique du mouvement suprémaciste autochtone du coup d'État de 1987, nomme Ahmed Ali ministre de l'Information, des Communications et des Relations avec les médias "Three ministers resign in Fiji Cabinet reshuffle", Fiji Sun, 16 décembre 2004. Fin , souffrant de troubles du foie, il se rend à Sydney pour y être soigné, et y meurt le à l'âge de 67 ans. Il est inhumé à la mosquée de Lakemba, dans la banlieue de Sydney "Fiji's information minister Ali dies in Australia", Radio New Zealand, 9 juin 2005.

Publications Ahmed Ali & Alexander Mamak, Race, class and rebellion in the South Pacific, Sydney : George Allen & Unwin, 1979 Ahmed Ali, Plantation to politics : studies on Fiji Indians, Suva : université du Pacifique Sud, 1980 Ahmed Ali, Girmit : Indian indenture experience in Fiji, Suva : Fiji Museum, 2004 Ahmed Ali, Fiji and the Franchise: A History of Political Representation, 1900-1937, Lincoln, Nebraska : iUniverse, 2007

Références

Catégorie:Historien fidjien Catégorie:Universitaire fidjien Catégorie:Personnalité politique fidjienne du XXe siècle Catégorie:Personnalité politique fidjienne du XXIe siècle Catégorie:Diplomate fidjien du XXe siècle Catégorie:Naissance en 1938 Catégorie:Étudiant de l'université d'Auckland Catégorie:Étudiant de l'université nationale australienne Catégorie:Décès en juin 2005 Catégorie:Décès à Sydney Catégorie:Ministre fidjien de l'Information Catégorie:Ministre fidjien de l'Éducation