Ratu Joeli Mesake Nacola, dit « Jo Nacola » "Ministers endorse action", Pacific Islands Monthly, août 1994, p.19, né en 1939, est un écrivain, universitaire et homme politique fidjien.

Biographie Titulaire d'un Master de l'université de Waikato en Nouvelle-Zélande, il suit également des études théâtrales à l'université d'Exeter en Angleterre. En 1969 il est l'un des deux seuls Fidjiens, avec Satendra Nandan, à être enseignant fondateur de l'université du Pacifique Sud aux Fidji, où il enseigne la littérature de langue anglaise. Il y co-fonde et préside la Société des Arts créatifs du Pacifique Sud "A life of luck and simplicity", Wansolwara, 8 novembre 2018, p.8 "Fiji's younger and smaller Cabinet", Pacific Islands Monthly, juin 1987, p.20 "Fiji Fiction, Songs and Drama", Pacific Islands Books "Mana", Pacific Islands Monthly, mai 1973, p.59. En 1976 est publié I, Native no more, recueil de trois courtes pièces de théâtre en anglais dont il est l'auteur "Publications by the South Pacific Creative Arts Society", Pacific Islands Monthly, août 1980, p.147.

Fait membre du Sénat en par le Premier ministre Ratu Kamisese Mara "Hansard: The Senate: Meetings of 1976", Bibliothèque de l'université du Pacifique Sud, il le quitte en 1978 "Hansard: The Senate: Meetings of 1979", Bibliothèque de l'université du Pacifique Sud. Il est élu député à la Chambre des représentants avec l'étiquette du Parti travailliste aux élections de 1987, et est nommé ministre des Industries primaires (agriculture, pêcheries et forêts) par le nouveau Premier ministre Timoci Bavadra Brij Lal, In the Eye of the Storm: Jai Ram Reddy and the Politics of Postcolonial Fiji, Australian National University Press, 2010, chapitre 5 "Achievements of FLP", Parti travailliste fidjien. Seul chef autochtone au gouvernement, il n'exerce cette fonction de ministre qu'un mois, le gouvernement Bavadra étant renversé par un coup d'État militaire. Il retourne alors au métier d'enseignant, cette fois dans l'enseignement secondaire "Fiji '91", Pacific Islands Monthly, mars 1991, p.13.

Il se présente avec succès comme candidat indépendant aux élections législatives de 1992, mais rejoint par la suite le parti Soqosoqo ni Vakavulewa ni Taukei du Premier ministre Sitiveni Rabuka et est nommé ministre des Femmes, de la Culture, de la Sécurité sociale et des Affaires multi-ethniques "Battle of the bedroom", Pacific Islands Monthly, janvier 1994, p.42. Réélu député aux élections anticipées de 1994, il est nommé ministre de l'Information, toujours dans le gouvernement de Sitiveni Rabuka, en . À ce poste, il défend publiquement la liberté de la presse. Il critique les médias pour leur sensationnalisme et leur manque de respect envers les chefs coutumiers, mais affirme que la sensibilité culturelle à cet égard ne peut pas justifier de censure de la part du gouvernement "Freedom of expression - an endangered institution", Pacific Islands Monthly, août 1996, pp.15-17.

À sa retraite, il s'établit dans le village de Nakorotubu, dans la province de Ra "Former minister basks in double joy", Fiji Times, 6 octobre 2020.

Bibliographie Jo Nacola, I Native No More: Three Drama Sketches, Mana Publications, 1976 Jo Nacola, "No more Loloma", dans Stanley Atherton et Satendra Nandan (dir.), Creative writing from Fiji, Fiji Writers Association, 1985

Références

Catégorie:Écrivain fidjien Catégorie:Personnalité politique fidjienne Catégorie:Ministre fidjien de l'Agriculture Catégorie:Étudiant de l'université de Waikato Catégorie:Étudiant de l'université d'Exeter Catégorie:Naissance en 1941