La réserve de biosphère de la Basse vallée de l’Ouémé est une réserve de biosphère située sur la côte atlantique sud-est du Bénin. Elle est ajoutée au réseau mondial des réserves de biosphère par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture UNESCO en 2020.
Gestion La réserve de biosphère de la Basse vallée de l’Ouémé est organisée autour de plusieurs catégories d’espaces correspondant à des niveaux différents de protection et d’utilisation. Son territoire comprend une zone centrale destinée à la conservation, une zone tampon destinée à limiter les pressions sur les habitats sensibles et une zone de transition où sont concentrées les activités humaines et les actions de développement durable. Ce zonage concerne notamment le fleuve Ouémé, le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo, les mangroves, les plaines inondables et les forêts marécageuses« Basse vallée de l'Ouémé », sur UNESCO Centre du patrimoine mondial (Listes indicatives), 16 juin 2020 (lire en ligne https://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/6481/, consulté le 12 août 2026)« Basse Vallée de l'Ouémé, Lagune de Porto-Novo, Lac Nokoué », sur Service d'information sur les Sites Ramsar, 24 janvier 2000 (lire en ligne https://rsis.ramsar.org/fr/ris/1018, consulté le 12 août 2026).
La gestion de la réserve repose sur la participation des collectivités territoriales, des services techniques, des organisations non gouvernementales et des communautés locales. Les démarches de conservation prévoient notamment la concertation entre les acteurs, le partage des responsabilités et l’élaboration de règles d’utilisation des ressources naturelles. Cette approche vise à réduire les conflits entre la protection des habitats, la pêche, l’agriculture, l’élevage et les autres activités pratiquées dans la basse vallée.
Environnement Un point chaud naturel de la biodiversité équato-guinéenne à l’ouest et de la biodiversité équato- congolaise à l’est. Et s’étale sur plus de 850 500 ha et intègre la flore naturelle locale, aussi, les écosystèmes hydromorphes, les prairies, les marais, les forêts galeries et les mangroves, qui ajoutent tous de la valeur à la biodiversité naturelle du site.
Menaces climatiques et anthropisation La réserve de biosphère de la Basse vallée de l’Ouémé est exposée à plusieurs aléas hydroclimatiques, notamment les inondations, les sécheresses, les pluies intenses et les variations du régime du fleuve. Ces phénomènes peuvent modifier la durée et l’étendue des périodes d’immersion, perturber les cycles de reproduction de certaines espèces et affecter les activités agricoles, halieutiques et pastorales pratiquées dans la vallée. Les changements observés dans les régimes de pluie et dans les niveaux d’eau compliquent également la planification des activités
La réserve et la gestion durable des ressources en eau Les écosystèmes de la basse vallée de l’ Ouémé fournissent des services indispensables aux populations riveraines. Les cours d’eau, les lacs, les lagunes et les zones marécageuses contribuent à l’approvisionnement en ressources halieutiques, en eau et en produits végétaux. Les plaines inondables participent également à la fertilité des sols et au maintien d’activités agricoles adaptées aux variations saisonnières du niveau de l’eau.
Les zones humides jouent aussi un rôle dans la régulation des crues, la rétention des sédiments, l’épuration naturelle de l’eau et la conservation des habitats aquatiques. Ces fonctions sont particulièrement importantes dans une région où les échanges entre le fleuve, les lagunes et le lac Nokoué structurent les activités économiques et les conditions de vie des communautés. La préservation de ces services constitue donc un enjeu lié à la fois à la sécurité alimentaire, à la gestion de l’eau et à l’adaptation aux changements environnementaux.
Économie Cette zone est caractérisée par une disponibilité permanente de l'eau du fleuve Ouémé,des lacs et des lagunes. Aussi, la cité lacustre de Ganvié qui est une zone humide est d'une importance internationale.
Dégradation des habitats et actions de restauration La réserve est confrontée à la surexploitation de certaines ressources naturelles et à la transformation progressive des sols. La coupe de la végétation, l’occupation des espaces humides, la pollution et les changements dans les conditions hydrologiques peuvent altérer les caractéristiques écologiques du site. Ces perturbations menacent notamment les mangroves, les forêts marécageuses, les prairies inondées et les habitats utilisés par les espèces aquatiques.
Des initiatives locales cherchent à restaurer les habitats dégradés, notamment par le reboisement des berges lagunaires et la plantation de palétuviers. Dans la commune de Sèmè-Podji, une organisation de la société civile mène une campagne pluriannuelle de restauration de la mangrove visant à reconstituer les berges, à améliorer les habitats aquatiques et à renforcer le stockage du carbone. Ces actions associent la restauration écologique à la mobilisation des populations locales « L'union fait la force pour préserver la Réserve de Biosphère de la Basse Vallée de l'Ouémé », sur UICN - Programme de Petites Initiatives (PPI), 7 mars 2025 (lire en ligne https://www.programmeppi.org/lunion-fait-la-force-pour-preserver-la-reserve-de-biosphere-de-la-basse-vallee-de-loueme/, consulté le 12 août 2026) .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Bouche du Roy Réserve de biosphère transfrontière Basse Vallée de l'Ouémé, Lagune de Porto-Novo, Lac Nokoué Liste des aires protégées du Bénin
Liens externes
Catégorie:Réserve de biosphère au Bénin Catégorie:Réserve de biosphère transfrontière