La de spahis () est une unité de cavalerie de l'armée française. Créée au début de la Seconde Guerre mondiale en Afrique française du Nord, elle regroupe le régiment de spahis algériens et le régiment de spahis marocains. Elle combat pendant la bataille de France où elle est capturée dans les derniers jours.

Historique Drôle de guerre vignette|Un spahi du en 1940. La de spahis est créée à Mascara peu après la mobilisation de , avec le regroupé à Tlemcen et le regroupé à Marrakech.

Fin , la brigade embarque à Oran pour débarquer à Marseille. Elle rejoint en novembre la zone de Rethel puis Signy-l’Abbaye. En décembre, elle part pour la région de Givet. À la fin de l'hiver, elle s'installe dans la région de Mézières, rattachée à la armée.

Manœuvre en Belgique Dès l'attaque allemande contre la Belgique neutre le , la cavalerie française entre dans l'Ardenne belge pour couvrir le flanc de la manœuvre Dyle. La brigade assure la jonction entre la légère de cavalerie de la et la de la .

Le corps allemand chasse le de Mouzaive et s'empare d'une passerelle sur le Semois.

Combats dans les Ardennes françaises Le , la brigade détache un escadron et quatre canons de 25 pour défendre Mézières. Le , la est regroupée avec la et la pour essayer en vain de s'opposer aux Allemands, déplorant 14 tués dans un aller-retour vers Vendresse.

Réorganisation et reprise du combat La majeure partie de la brigade parvient à se replier à l'ouest de Reims jusqu'au . Le , il est décidé que la brigade peut continuer le combat mais elle ne reçoit quasiment aucun renfort pour combler ses pertes.

Le , la rejoint l'Aisne près d'Autry. Elle est rattachée au groupement de cavalerie du général .

La brigade se rend sur ordre le près d'Étreval.

Équipement vignette|Uniforme du en mai 1940. La est une brigade organisée sur le type outre-mer. Son armement est moins moderne que celui des autres brigades de spahis, notamment les cavaliers sont équipés du vieux mousqueton Berthier modèle 1892. La logistique est encore assurée par un train muletier et non motorisé, tandis que la traction des canons antichars de est toujours hippomobile.

En , l'armement lourd est de 64 fusils-mitrailleurs modèle 1924/29, huit mortiers de modèle 1935, 16 mitrailleuses Hotchkiss modèle 1914, huit canons antichars de 25 et deux canons de . Lorsque la brigade est réorganisée en , elle compte 48 FM 24/29, deux mortiers de 60, 11 mitrailleuses Hotchkiss, un canon de 37 et aucun canon antichar.

Effectifs Les spahis marocains sont des volontaires en service long, tandis que les spahis du sont en partie des réservistes appelés pour la guerre et moins expérimentés. La drôle de guerre permet leur mise à niveau avant l'attaque allemande.

Commandement De à : général Denis Clouët des Pesruches De mars au : colonel Olivier Marc Du au : chef d'escadrons René Robert Du au : lieutenant-colonel Yves Le Maignan de Kerangat Du au : colonel Alfred Peillon

Insigne vignette|L'insigne peint en 1940 sur les véhicules de l'état-major de la brigade. L'insigne de la brigade est un hippocampe.

Références

Bibliographie

Voir aussi Liens externes . Articles connexes Armée française en 1940

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