Le Marsouin est une gabare de la Marine royale construite à La Seyne-sur-Mer en . Puis elle est armée à Toulon.
En 1822, cette gabare est transformée au Havre en brick. Après sa participation à l'expédition d'Espagne par blocus de La Corogne et de Cadix, il s'oppose sur les côtes d'Afrique noire au commerce d'esclaves. Puis appartenant à la flotte du Levant, il sécurise les mers après la bataille de Navarin. Il prend part à l'expédition d'Alger. Il participe au cordon sanitaire instauré devant Marseille en raison de la deuxième pandémie de choléra.
En 1834, il s'échoue à cause d'un fort mistral au passage des Grottes, à l'île du Levant.
Mouvements Gabare : 1809-1822 1809 1815 1820 1822
Brick : 1823-1833 1823 vignette|redresse=1.3|alt=Aquarelle sur dessin. Navire au mouillage alors que sur la côte une tractation se déroule avec des hommes blancs à propos d'esclaves|Chargement d'un navire négrier. 1824 1825 vignette|redresse=1.3|alt=Gravure. Bâtiment caboteur au pont couvert avec deux mâts portant un grément pour voiles latines.|Mistic selon Jean-Jérôme Baugean. 1827 1828 1829 1830 1831 1832 1833
Naufrage redresse=1.3|vignette|alt=Cliche numérique couleur d'un deux mâts au mouillage dans une passe.|Un brick, analogue au Marsouin, abrité dans la baie d'Hyères par l'île de Port-Cros en 2016. Durant l'hiver 1833-1834, marqué par très violentes tempêtes en mer Méditerranée., il part d'Alger le vers Toulon et il subit un fort mistral qui malmène la mature occasionnant ainsi une légère voie d'eau. En vue de la terre, le , il se met à la cape sous misaine puis il tente de s'abriter dans la baie d'Hyères. À bord se trouve un pilote-côtier. Ainsi vers deux heures du matin, dans la nuit du , il passe entre les îles de Port-Cros et du Levant, mais une variation subite de direction de l'air l'amène à virer face au vent. Par manque de vitesse la manœuvre échoue enfin ses deux ancres bâbord puis tribord, jetées ensemble en dernier recours, cassent. Drossé alors à la côte par les courants il talonne et s'échoue.. Un coup de canon est tiré pour donner l'alerte. Les soixante-quinze militaires rapatriés d'Alger puis l'équipage sont mis à terre. En effet, le naufrage a lieu si près du bord, qu'une filière installée le long du gui, sert de pont et tous sont sauvés. Un baril de farine est retiré de la cale. Des tentes faites de voiles sont disposées sur une plage, peu avant la dislocation du bâtiment. Le commandant évacue le dernier entre neuf et dix heures. Le grand canot, mis à l'eau lors du naufrage, va prévenir Fort-Man sur l'île de Port-Cros. Puisque le navire vient d'Alger , les officiers font respecter la quarantaine en évitant le contact avec les îliens, seul un tonneau de vin apporté par les secours de Port-Cros est accepté...
Le Castor, bateau à vapeur, commandé par le lieutenant de vaisseau Lelieur de Ville-sur-Acre, part de Toulon le et ne récupère qu'un peu de chaîne, deux ancres de bossoir cassées et une partie du gréement. Il revient à Toulon le .. La Ménagère, gabare commandée par le lieutenant de vaisseau Baligot, partie de Toulon la nuit du au pour évacuer l'équipage arrive le . Elle est de retour à Toulon le .. En , l'artillerie, les caisses à eau et le lest de fer sont à leur tour ramenées..
À la suite de ce naufrage un conseil de guerre se tient à Toulon le . Celui-ci, présidé par le contre-amiral Auguste Samuel Massieu de Clerval, est constitué de huit juges, un procureur et un greffier appartenant tous à la Marine royale qui appellent seize témoins. Il conclut que le navire est perdu involontairement, sans impéritie, ni perte humaine, le commandant quittant le bord le dernier. Chacun de ces points est reconnu par tous les juges. Cependant, s'ils se prononcent unanimement pour l'acquittement, le caractère honorable n'est obtenu que par sept voix sur huit. Son épée est alors rendue au lieutenant de vaisseau Adrien Law de Clapernou.
L'épave est localisée passe des Grottes en 1987 par Sylvain Poirier par six mètres de fond et déclarée par Roland Blanc. Une campagne de fouille est conduite par le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN) du 18 au . Sont retrouvés des éléments propres au navire tels du lest de pierre et une ancre brisée ou à son armement tels des boulets et une platine de mise de feu. Se trouve aussi des balles de fusil en plomb. Parmi les objets personnels existent quelques céramiques vernissées, un pied de verre, un bouchon de caraffe, des souliers et un carreau de terre cuite. Globalement le site s'avère très pauvre. Ceci d'une part en raison des opérations de récupération du matériel organisées peu après le naufrage, et d'autre part en raison de la proximité de la plage et de la faible profondeur facilitant l'accès aux habitants des îles voisines et aux pêcheurs ..
Commandants vignette|alt=Peinture sur huile du portrait en buste de trois-quarts d'un officier de marine.|Pierre-Henry Gauttier du Parc nommé contre-amiral le . 1815 : Pierre-Henry Gauttier du Parc, capitaine de frégate 1823-1825 : Eugène Danycan [de l'Espine], lieutenant de vaisseau 1825-1827 : Alexandre Guettard, lieutenant de vaisseau 1827-1829 : Pierre-Auguste-Éole-Émile de Sercey, lieutenant de vaisseau 1829-1830 : Alexandre-François de Forget, lieutenant de vaisseau 1831-1833 : Victor-Auguste Touboulic, lieutenant de vaisseau 1833-1834 : Joseph-Élisabeth-Geneviève-Adrien Law de Clapernou, lieutenant de vaisseau
Articles connexes Liste des types de navires Navire de guerre
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Nom de bateau de la Marine française Catégorie:Bateau lancé en 1809 Catégorie:Gabare Catégorie:Trois-mâts Catégorie:Navire construit à La Seyne-sur-Mer Catégorie:Brick de la Marine française Catégorie:Deux-mâts Catégorie:Navire construit au Havre Catégorie:Navire coulé dans les années 1830 Catégorie:1834 Catégorie:Épave des îles d'Hyères Catégorie:Île du Levant