La (en occitan : carrièra Léo Lagrange) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Léo-Lagrange est une voie publique. Elle traverse le quartier du Busca. Elle correspond à une partie de l'ancien chemin vicinal 19, du Pont-Montaudran à Lasbordes, par la rue Léo-Lagrange, la rue du Midi et la rue Bonnat..

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile, en sens unique, de l'avenue Paul-Crampel vers la place du Busca. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées La rue Léo-Lagrange rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Avenue Paul-Crampel Rue Julien-Desprez (g) Rue Louis-Marc-Demouilles (d) Rue Marceau (g) Rue Henri-Rachou (g) Rue de la Tannerie (d) Rue Georges-Picot (d) Rue Saint-Luc (d) Rue Xavier-d'Auriol (d) Place du Busca

Transports La rue Léo-Lagrange est parcourue et desservie par la ligne de bus . La station de métro la plus proche est la station Saint-Michel - Marcel-Langer, sur la ligne , sur la grande-rue Saint-Michel, où se trouvent également les arrêts du Linéo .

Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations (47 allée Édouard-Branly) et (2 place du Busca).

Odonymie vignette|gauche|Léo Lagrange, député du Nord, en 1932 (agence Meurisse, BnF). La rue porte le nom de l'homme politique français Léo Lagrange (1900-1940).. C'est en 1947 que la municipalité de Raymond Badiou, issue des rangs de la Résistance, lui donna le nom de Léo Lagrange. À Toulouse, son nom a également été donné à un centre sportif du quartier Saint-Aubin (actuel place Pierre-Paul-Riquet) et à un groupe scolaire du quartier Empalot (actuels allée Henri-Sellier).

Au , la rue Léo-Lagrange n'était qu'un chemin qui longeait le cours de deux ruisseaux, progressivement confondus, le Mièjesole et le Sauzat.. Il était aussi désigné comme le chemin de Pelade, sans qu'on puisse en déterminer l'origine.. En 1898, la rue prit le nom de François-Frizac, comme une avenue voisineSalies 1989, vol. 1, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt Établissements scolaires 43-51 : lycée professionnel Georges Guynemer. Le collège d'enseignement technique (CET) est construit en 1958 sur les plans de l'architecte Louis Cazelles.. Il est construit à l'emplacement d'une ancienne usine de moteurs d'avions, les Ateliers Saint-Éloi. et porte naturellement le nom de l'aviateur Georges Guynemer (1894-1917), aviateur mort durant la Première Guerre mondiale. En 1975, il devient lycée d'enseignement professionnel (LEP), puis lycée professionnel en 1985..

60 : écoles maternelle et élémentaire Jean-Jaurès.La municipalité confie en 1925 la construction du groupe scolaire du Busca à l'architecte de la ville, Jules Milloz. Pour cela, la municipalité fait l'acquisition d'une partie des terrains d'une usine de constructions métalliques, l'atelier Saint-Éloi.. Le projet, qui comprend une école de garçons, une école de filles et une école maternelle, est établi sur une vaste parcelle entre l'avenue François-Frizac (actuel ), la place du Busca, la rue Léo-Lagrange (actuel ) et la rue Xavier-d'Auriol (actuels ). C'est en 1927, lors de l'inauguration de l'école de garçons, que le maire socialiste de la ville, Étienne Billières, lui donna le nom de Jean Jaurès, dont la mère habitait une maison sur l'avenue François-Frizac (ancien ).L'école de filles, qui borde la rue Léo-Lagrange, est achevée en . Elle avait trois classes, une salle de repassage, un préau couvert et, à l'étage, les logements de la directrice et de son adjointe. Les bâtiments sont en maçonnerie de briques, mises en œuvre avec soin, avec notamment des jeux de calepinage qui animent les façades..

Immeubles et maisons 2-6 : résidence Descartes.La résidence Descartes fait partie, avec la résidence Montesquieu (actuel avenue Paul-Crampel), d'un vaste ensemble immobilier construit par l'architecte Jacques Cartery entre 1969 et 1972 à l'emplacement des établissements Fournier et Fourquin, spécialisés dans les constructions métalliques, pour le compte de la SMCI Guy Devaux....

9 : villa Fiva (1912)..

10 : maison. Cette petite maison, construite en 1914, se trouve en fond de parcelle. Elle reprend les méthodes de construction et l'architecture des maisons toulousaines, mais elle s'en distingue par le soin apporté à l'appareillage de brique et de galets. Le bâtiment s'élève sur trois niveaux, séparés par des cordons de brique : un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble. La porte et les fenêtres ont des chambranles à crossettes et des agrafes en pierre..

15 : maison toulousaine. Une maison est construite en 1880 à l'angle de la rue Marceau (actuel ).. Le mur aveugle sur cette dernière porte une fresque des graffeurs franciliens Jober et Poes, représentant un épisode de l'Épopée de Gilgamesh, réalisée en 2016 dans le cadre du festival Rose Béton« Top 10 des graffs de Toulouse », sur le site de l'office de tourisme de Toulouse (consulté le 30 juin 2021)..

Personnalité Henri Montaut (1861-1906) : né au rue des Paradoux, fils d'un peintre-vitrier et d'une couturière, il est élève école gratuite des Frères des écoles chrétiennes, rue du Jardin-des-Plantes (actuel rue Jean-Baptiste-Lamarck). Il fait le métier de voyageur de commerce et vit avec sa mère dans le quartier du Busca, au , puis au allées Saint-Michel (actuelles allées Jules-Guesde), au , puis au rue Saint-Joseph. Il s'installe ensuite avec sa maîtresse, rue Frizac (actuelle rue Léo-Lagrange). Poète autodidacte, il se fait connaître sous le pseudonyme de « l'Anric del Busca », il se lie à l'homme politique Albert Bedouce et à l'écrivain Armand Silvestre, et fonde avec eux des banquets poétiques mensuels. Il meurt au domicile de sa femme, rue des Arènes (actuelle rue Georges-Picot)Daniel Rigaud, Henri Montaut. Un authentique poète toulousain injustement tombé dans l’oubli, Petite Bibliothèque, , Les Amis des Archives de la Haute-Garonne, 2005.. En 1938, son nom a été donné à une rue du quartierSalies 1989, vol. 2, ..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des collèges et lycées de Toulouse

Liens externes Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ). Le Busca, notre quartier, site officiel de l'Association des riverains de la prison Saint-Michel et du Busca (consulté le ).

Leo Lagrange Leo Lagrange