est un film japonais réalisé par Tamizō Ishida, sorti en 1938. L'ensemble de la distribution de ce film est tenu par des actrices.

Synopsis Le à Kyoto, dans un contexte de guerre civile entre forces impériales et forces pro-shogunat qui a conduit à la restauration de Meiji, le film dépeint deux journées de la vie dans une maison de geishas du quartier de Gion.

Fiche technique Titre : Les Fleurs tombéesNote : Les Fleurs tombées, titre français du film lors de sa diffusion à la Cinémathèque française lors de la rétrospective « Chefs-d’œuvre inconnus du cinéma japonais » de novembre à décembre 1978. Source : Titre original : Réalisation : Tamizō Ishida Assistant réalisateur : Kon Ichikawa Scénario : et Shirō Yamamoto, d'après une pièce de théâtre de Kaoru Morimoto Photographie : Harumi Machii Musique : Senji Itō Décors : Yasuhide Katō Montage : Yoshio Ebara Société de production : Tōhō Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — 1,33:1 — 35 mm — son mono Genres : drame Durée : 75 minutes (métrage : huit bobines - ) Date de sortie : Empire du Japon :

Distribution Ranko Hanai : Akira Rumi Ejima : Harue Reiko Minakami : Tanehachi : Tomi Kimie Hayashi : Miyako Ayako Ichinose : Matsuba : Yoshiya Fujiko Naruse : Oshige Chieko Ishii : Shimewaka Ginko Ii : Okiyo Ryoko Satomi : Michiyo

Autour du film Les deux journées décrites dans le film se placent historiquement après l'affaire Ikedaya ( du calendrier grégorien) et à la veille de la rébellion des portes Hamaguri ( du calendrier grégorien) qui provoqua l'incendie d'une partie de Kyoto.

Selon l'historien du cinéma Noël Burch, Les Fleurs tombées est l'un des plus remarquables portraits de communauté jamais filmé.. Il se caractérise par trois partis pris fermement arrêtés. Les deux premiers dérivent en clair du processus théâtral, la caméra ne quitte jamais la maison de geishas et son jardin, le récit historique est évoqué en off au moyen d'effets sonores (combats de rue) et de descriptions dialoguées et en second lieu, nous sommes dans un univers de femmes, aucun homme n'apparait à l'écran.. Le troisième parti pris arrêté par Tamizō Ishida est purement filmique, il tient à l'absence de toute reprise : aucun cadrage n'est répété du début à la fin du film (il comporte 371 plans). Noël Burch précise qu'à sa connaissance, cette combinaison du décor restreint et unifié avec un renouvellement continuel de l'imagerie, est sans équivalent dans l'histoire du cinéma « classique ».

Pour le critique de cinéma Tadao Satō, les films de Tamizō Ishida, Les Fleurs tombées (1938) et La Chanson d'autrefois (1939), ..

Kon Ichikawa a fait ses débuts en tant qu'assistant réalisateur sur ce film, il se souvient de Tamizō Ishida comme d'un homme chaleureux et gros buveur, célèbre à l'époque pour son film , réalisé alors qu'il était sous contrat pour la société de production Shinkō Kinema..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Bakumatsu Restauration de Meiji Rébellion des portes Hamaguri

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