Jean Lacou (en occitan, Jan Lacor), né le à Mérignac et mort le à BordeauxArchives de Bordeaux Section 2, Acte dressé le 2/2/1908, vue 39 / 342, est un poète d'expression française et occitane. C'est aussi un journaliste, un inventeur-mécanicien, un marchand de vins et de conserves alimentaires, un armateur de pêche.
Biographie Issu d'un milieu social modeste (son père était tonnelier), il a été scolarisé aux écoles chrétiennes de Bordeaux de 1828 à 1832. Il a appris à lire, écrire et calculer. Ne pouvant payer ses études, il a commencé à travailler comme apprenti-mécanicien. Après un séjour au Portugal (1840-1843), il a publié ses premières œuvres, Les Premiers Chants en 1845, dont il avoue les faiblesses. Dans ce recueil, on trouve Diégo, brigand portugais, composé à Lisbonne en 1840. Jean se marie à Bordeaux le avec Marie Cans. Il réside à Arcachon, où il exerce les métiers de libraire, marchand de vins et de conserves alimentaires puis armateur de pêche. Il a écrit en 1856 le Guide du voyageur à Arcachon puis a fondé en 1858 le journal Le Phare d'Arcachon. Se disant prolétaire, profondément chrétien, Lacou est attiré, de par ses origines, par les problèmes sociaux. En 1852, les lois sur la presse de l'Empire jugent le journal non-conforme à la loi, et Lacou est emprisonné un mois au fort du Hâ à Bordeaux, après avoir payé d'amende. Il écrit en prison Les heures d'un prisonnier Œuvres complètes (p. 263), recueil dans lequel il s'adresse à sa muse, à ses deux enfants, aux nombreux amis qui sont venus me voir en prison. Son recueil Fleurs des Landes (1853) le voit employer l'occitan pour la première fois. Il s'agit d'un gascon girondin, celui qui se parlait à Mérignac et dans ses environs. C'est un parler avec des francismes, mais qui a l'immense intérêt d'être naturel et spontané. Il nous renseigne sur la manière dont on parlait l'occitan du côté de Bordeaux au . En 1866, il fonde le Courrier de Bordeaux et en 1867 le Messager des Landes et de la Gironde. En 1869, ses œuvres complètesEn deux volumes, le premier consultable sur Gallica. sont éditées à Bordeaux, chez Auguste Bord. Il est mort en 1908, âgé de 87 ans.
En tout, nous possédons quatre poésies occitanes de lui publiées dans Fleurs des Landes : La Gouyata daou bucherounŒuvres complètes (p.175), Pendèn la tempestoŒuvres complètes (p.239), Lous ParansŒuvres complètes (p.259) et Amiga perduda qu'il a extraites de son recueil lors de la publication de ses œuvres complètes en 1869.
Ses influences littéraires, pour le français, sont BérangerIl lui consacre un poème A Béranger - Œuvres complètes (p.221)«Oh Béranger que j'aime tes chansons» - Œuvres complètes (p.336), Victor Hugo, Lamartine<ref>Une poésie Alphonse de Lamartine' en 1848</ref>Une dédicace attachée au poème En rêvant de Laurence Œuvres complètes (p. 327), peut-être de Nerval. Pour l'occitan, il semble avoir été marqué par le style de Jansemin, alors au sommet de son prestige, mais nous savons qu'il connaissait aussi son cadet et voisin Théodore Blanc (1840-1880), auquel la poésie La Gouyata daou bucheroun de Fleurs des Landes est dédiée.
L'inventeur Jean Lacou a utilisé sa formation de mécanicien pour imaginer diverses inventions pour certaines desquelles il a déposé des brevets. Il revendique 21 inventions dans un article paru dans Le Véloce-sport (). Il est très certainement un précurseur du vélocipède à pédales (avant Pierre Michaux), mais n'ayant pas foi en cette invention, il a renoncé à développer ce projet.
..
L'article Causerie Bordelaise du journal La Gironde du , expose que Lean Lacou, entre 1846 et 1848, a construit deux machines mécaniques à force humaine, l'une établie sur quatre roues, mue par deux manivelles à vilebrequin et l'autre sur trois roues, aussi à vilebrequin, actionnée par des pédales. Plusieurs témoins déclarent qu'ils sont montés sur ces machines et ont parcouru diverses campagnes des environs de Bordeaux. Jean Lacou ne dénie pas à Pierre Michaux d'avoir eu la même idée en 1861, soit 13 ans plus tard. Jean Lacou reconnaît qu'il n'a pas cru à l'avenir de son invention voir le P.S.. Il nous est agréable de rendre justice à l'inventeur de la pédale... Attestation établie sur papier timbré, enrgegistrée au Palais de Justice de Bordeaux, signée par cinq personnes. Jean Lacou a construit une voiture de trois roues, à vilebrequin, actionnée par des pédales..
En 1873, Jean Lacou se présente comme un inventeur-mécanicien breveté dans Six inventions nouvelles : divers systèmes de machines pouvant fonctionner par des gaz combinés, par le vent et par des forces humaines, pour être appliquées aux tramways et aux chemins de fer d'intérêt local. Dans cet ouvrage, il présente un Vélocipède à gaz.
Autres inventions au crédit de Jean Lacou : une machine à vapeur sans tiroir ni détente, une machine routière circulant sur un seul rail, une couveuse artificielle à gaz. Brevet pour un système de bouchage pour conserves alimentaires et fruits à jus; brevet pour un système de machine à vapeur et à gaz combinés.
Par ailleurs il a écrit différents mémoires pour proposer des chemins de fer d'intérêt local reliant Bordeaux et les communes voisines.
Œuvres Poésies, littérature . Ce volume contient en introduction une autobiographie, en partie reproduite ci-dessus. (annoncé dans le tome I). (contient 4 poésies en occitan)
Donnez toujours !, Romance, Musique de Valmont Bal, P., paroles de J. Lacou (1863) Le Soir, Romance, op.3. Musique de Casquil, paroles de J. Lacou (1878) Mon pays et mes amours op.67. Musique de Carrères, J. B., paroles de J. Lacou (1879) Farinette. Brunette, Musique de Bopp, F., paroles de J. Lacou
Ouvrages sur la région de la Gironde
Essais sur les travaux du Port de Refuge
Inventions, ouvrages techniques
Journaux . Hebdomadaire, fusionne avec L'Industrie de Bordeaux de juillet à septembre 1858 sous le titre L'Industrie et Le Phare d'Arcachon'' avant de reprendre sa parution sous son titre initial. Dernier numéro attesté : ().
Autres publications . Le recueil de poésies forme les .
Pour approfondir Bibliographie
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Naissance en août 1820 Catégorie:Naissance à Mérignac Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Écrivain régionaliste français Catégorie:Écrivain de langue d'oc du XIXe siècle Catégorie:Écrivain dont l'œuvre est dans le domaine public Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Poète occitan Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Inventeur français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité gasconne Catégorie:Décès à 87 ans Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Décès en février 1908