Le (en occitan : camin dels Izards) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description Le chemin des Izards est une voie publique. Il relie les quartiers des Trois Cocus et de Lalande.

Il naît, dans le prolongement de la rue rue Ernest-Renan, au nord de la place des Trois-Cocus, au carrefour du chemin d'Audibert. Long de 2988 mètres, il suit un parcours relativement rectiligne, orienté sud-nord. À partir du carrefour du chemin de Rispet, à l'ouest, et du chemin de Boudou, à l'est, le chemin des Izards marque la limite entre les communes de Toulouse et de Launaguet. Il se termine au carrefour de la route de Launaguet qui se prolonge au nord, par la route de Bessières, jusqu'au centre-ville de Launaguet.

La chaussée, entre le chemin d'Audibert et la rue des Cerisiers, compte une voies de circulation automobile pour chaque sens de circulation, sans aménagement cyclable. Entre la rue des Cerisiers et le chemin de Rispet, des bandes cyclables sont aménagées dans les deux sens, ne laissant qu'une voie de circulation automobile à double sens. Dans sa dernière partie, entre le chemin de Rispet et la route de Launaguet, le chemin des Izards appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h.

Voies rencontrées Le chemin des Izards rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Chemin d'Audibert (g) Rue Ernest-Renan (d) Place Micoulaud (g) Rue du Colonel-Paul-Paillole (d) Place Ahmed-Chenane (g) Rue des Chamois (g) Place des Faons (g) Rue des Chamois (g) Rue des Bouquetins (d) Rue des Violettes (g) Rue des Cerises (g) Rue des Cerises (g) Rue Olympe-de-Gouges (d) Rue de la Faisanderie (d) Chemin de Rispet (g) Chemin de Boudou (d) Rue Irena-Sendler (g) Rue de la Violette - Launaguet (d) Rue Virginia-Woolf (g) Rue Edgar-Degas (g) Rue Bordelongue - Launaguet (d) Rue Jorge-Semprun - Launaguet (d) Route de Launaguet

Transports Le chemin des Izards est parcouru et desservi dans sa première partie, entre le chemin d'Audibert et la rue Olympe-de-Gouges, par la ligne de bus . De plus, au niveau de la place Micoulaud se trouve la station Trois-Cocus de la ligne du métro, où est également placé le terminus de la ligne de bus .

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité du chemin des Izards : les stations (6 rue Antoine-van-Dyck), (place Micoulaud), (22-24 boulevard Henri-Gaussen) et (14 rue Virginia-Woolf).

Odonymie vignette|gauche|Plaque de rue en français. Le chemin des Izards tient son nom d'un lieu-dit, la Croix-des-Izards. En effet, une croix de chemin se trouvait au carrefour du chemin de Boudou, à proximité d'une métairie que possédait, au , la famille Izard. Le nom s'appliquait au à tout le chemin, depuis son embranchement avec le chemin de Négreneys (actuelle rue de Négreneys)Salies 1989, vol. 2, .. Ce n'est qu'en 1937 que la municipalité d'Antoine Ellen-Prévot donna à la première partie du chemin, entre le chemin de Négreneys et le chemin de Lanusse, le nom de rue Ernest-RenanSalies 1989, vol. 2, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, le chemin des Izards n'est qu'un chemin rural, qui traverse le nord de la campagne toulousaine. Il se prolonge au sud jusqu'à la porte de Pouzonville (emplacement de l'actuel rue Merly) et au nord jusqu'au village de Launaguet. La plaine qui s'étend au nord de la ville reste cependant peu peuplée, à cause de la mauvaise qualité des sols et des difficultés de l'agriculture. Quelques grands domaines se constituent cependant le long du chemin, tel le domaine Fabié, qui s'étend entre le chemin des Izards, le chemin d'Audibert et la chemin de Launaguet, et appartient à la fin du à Jean Fabié, procureur au parlementSalies 1989, vol. 1, ..

Époque contemporaine

Au , le chemin des Izards conserve un visage profondément rural. Il est bordé de quelques métairies (bòrdas en occitan) et de maisons de maraîchers ou « toulousaines », constructions de brique typiques de la campagne toulousaine (actuels , 89, 97, 115, 127, 129, 143, 157, 161, 163 et 181 ; , 42, 62, 70, 76, 82, 86, 94, 98, 128 et 132). D'autres domaines ont disparu, mais ont laissé des traces dans la toponymie : on trouve ainsi le domaine BignalSalies 1989, vol. 1, ., les Izards (emplacement de l'actuel chemin de Boudou) ou encore Bordelongue (bòrda longa en occitan) à Launaguet (emplacement de l'actuelle rue de Bordelongue)Salies 1989, vol. 1, ..

Certaines familles toulousaines viennent y chercher le calme de la campagne. Au milieu du , le grand séminaire acquiert l'ancien domaine Fabié pour le repos de ses séminaristesSalies 1989, vol. 2, .. Au nord, le domaine de Bois-Fleuri est implanté près de la ferme du même nom, à l'angle du chemin de Rispet.

Le domaine Fabié est confisqué, au profit de la commune, à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État, et de l'inventaire des biens du clergé. En 1907, la municipalité décide d'y créer un établissement de mise en quarantaine des personnes contagieuses – le Lazaret de Lalande –, capable d'accueillir environ 80 personnes. Mais on installe aussi à proximité un dépotoir, vaste décharge recevant chaque jour 8 à 10 tonnes d'ordures en 1920. Le quartier s'urbanise progressivement, par la construction des premiers lotissements. En 1924, au nord, un lotissement est créé au lieu-dit de la Croix-des-Izards, autour de la rue de la Faisanderie et de la rue FabasSalies 1989, vol. 2, .. Dans les années 1930, le quartier Bignal est aménagé autour de plusieurs rues en impasse sur le chemin des Izards (rue des Cerisiers, impasse des Pêchers)Salies 1989, vol. 2, .. C'est dans ce contexte que le dépotoir du Lazaret est finalement fermé et évacué pour être enfoui dans l'ancienne carrière de Ginestous, en 1939.

Deuxième moitié du La cité des Izards est construite en plusieurs tranches sur une partie de l'ancien domaine du Lazaret de Lalande.

La mairie de quartier est ouverte en et installée en Salies 1989, vol. 2, et 126..

Première moitié du Au début des années 2000, les quartiers que traversent le chemin des Izards connaissent de profonds bouleversements. Au nord, plusieurs résidences sont élevées entre le chemin des Izards et l'avenue de Fronton.

Au sud, le quartier des Izards, le plus urbanisé souffre d'une image très dégradée, liée à la pauvreté, aux difficultés sociales, ainsi qu'à la délinquance. Il bénéficie d'une vaste opération de renouvellement urbain portée par le Grand projet de ville. Il se caractérise par la démolition de plusieurs immeubles. De nouveaux services publics sont créés avec la construction d'une nouvelle médiathèque, l'ouverture d'une station de métro. Le quartier poursuit sa croissance avec la construction de nombreuses résidences. Ce mouvement s'accompagne de la disparition de plusieurs fermes anciennes, derniers vestiges du patrimoine agricole (ancien n° 34 en 2023). Plusieurs initiatives visent à la préservation de ferme de Borde Bio.

Patrimoine et lieux d'intérêt Fermes vignette| : ancienne ferme. 34 : ferme. 42 : ferme.. 70 : ferme.. 76 : ferme Puget.. 79 : ferme de Borde Bio..

vignette| : ancienne ferme. 82 : ferme..

vignette| : ancienne ferme. 86 : ferme..

89 : ferme.. 97 : ferme.. 115 : ferme Bois Fleuri.. 127 : ferme.. 128 : ferme.. 129 : ferme.. 132 : ferme..

Établissements scolaires 71 : écoles maternelle et élémentaire privées Laudato Si'. Le groupe scolaire privé Laudato si' est construit entre 2020 et 2021 à l'emplacement d'une ferme maraîchère. Il est une annexe de l'école privée Sainte-Germaine, ouverte en 2020 dans le quartier de Borderouge (actuel chemin de Borderouge), qui appartient au réseau de l'enseignement privé catholique sous tutelle diocésaine. L'ensemble ouvre à la rentrée scolaire 2021.

Jardins et parcs publics vignette| : jardin des Bouquetins. 48 : jardin des Bouquetins. Le jardin des Bouquetins occupe une parcelle de 850 m² laissée libre de construction à l'angle de la rue des Bouquetins. Il est progressivement aménagé par l'action d'associations de riverains à partir de 2018.

72 : jardin des Pots-Bleus.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . Guillaume Lafforgue, La Grande-Lande et Croix-Daurade (partie du gardiage de Toulouse), éd. Privat, Toulouse, 1909.

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des œuvres publiques de Toulouse Liste des édifices religieux de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, 20 septembre 2021 (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

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