Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Salis-Marschlins, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France, et du d'infanterie légère. Il est dissous en 1998.

En 2019, le drapeau du RI est remis à la garde des écoles militaires de Bourges (EMB).

Création et différentes dénominations

: Régiment de Salis-Marschlins : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Salis-Marschlins devient le d'infanterie de ligne ci-devant Salis-Marschlins. : Comme l'ensemble des régiments suisses il est licencié. Alain-Jacques Czouz-Tornare : Les troupes suisses capitulées et les relations franco-helvétiques à la fin du . 12 août 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 21 décembre 1798 : Création de la de deuxième formation 24 septembre 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 12 mai 1814 : Pendant la Première Restauration, le régiment d'infanterie de ligne prend le no 79 : Un décret de Napoléon rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus; il redevient régiment d'infanterie durant les Cent Jours. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration le reste vacant jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1887 : Renommé régiment d'infanterie 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie Après l'armistice du , le régiment est dissous comme l'ensemble de l'armée française 1945 : nouvelle création du régiment à Rouen à partir des maquis du Loiret et de la Nièvre le 1945 : nouvelle dissolution en septembre 1963 : nouvelle création du régiment à Bourges 1966 : devient d'infanterie divisionnaire ( RID) 1985 : devient inter-arme divisionnaire ( RIAD) 1998 : dissolution du régiment 2019 : le drapeau est remis aux Écoles militaires de Bourges

Colonels et chefs de corps

demi-brigade et régiment d'infanterie de ligne 1794 : chef de brigade Gudin (?) 1798 : chef de brigade Veinnet (Jean) 1799 : chef de brigade Grandjean (Balthazard) 1803 : colonel Pecheux (Marc-Nicolas-Louis) 1810 : colonel Pierre François Gabriel Ronzier (*) 1814 : colonel Jean Baptiste Garnier - du à ) 1815 : (Cent-Jours) : Jean Baptiste Garnier régiment d'infanterie 1854 : Compérat ( RI) 1854 : Paulze d'ivoie ( RI) 1854 : Danner ( R thumb|Avenue du de ligne à Bourges. 1855 : colonel Danner (Henry Rodolphe) 1857 : colonel Jolivet (Charles Jean) 1863 : colonel Fihlol de Camas (Armand) Avril 1865- : colonel Simon Carteret-Trécourt 1870 : Colonel Léopold Davout d'Auerstaedt 1871 : colonel Choppin-Merey (Louis-Marie-Paul) 1875 : colonel Richard (Jean Henri) 1880 : colonel Guillet (Jean-Clément-Gustave) 1888 : colonel Malher (Edmond) 1889 : colonel Léger (Joseph Émile) 1894 : colonel Davignon 1896 : colonel Bonneau du Martray 1898 : colonel Rebora (Léopold) 1904 : colonel Noël (Joseph Ulisse) 1908 : colonel Famechon 1912 : colonel Weywada 1914 : colonel Louis Émile Étienne TourretLouis Émile Étienne Tourret - du ?? au . Mortellement atteint à la tête par un éclat d’obus au nord de la commune d’Ortoncourt - Vosges Louis Émile Étienne Tourret sur Mémoire des Hommes (†). : lieutenant-colonel De Chaunac de Lanzaclieutenant-colonel De Chaunac de Lanzacdu au - évacué pour maladie. : chef d'escadron Blavetchef d'escadron Blavet commandant par intérim du au - A été tué le dans le secteur d'Apremont-la-Forêt - Saint-Agnant). : lieutenant-colonel Goybetlieutenant-colonel Goybet du au - évacué à la suite d'une blessure à la main droite d’une balle qui lui coupe deux doigts. : chef de bataillon puis colonel Jean-Marie de Bélenetle chef de bataillon de Bélenet provient du RI. Il est promu lieutenant colonel le 10 janvier 1915 puis colonel le 4 avril 1916. Le 12 septembre 1916, il prend le commandement de la brigade d’infanterie remplaçant le colonel Florentin qui a disparu, le 4 septembre 1916 avec une partie de son état-major dans l’incendie du tunnel de Tavannes.Jean-Marie de Bélenet - du au : lieutenant-colonel Seupellieutenant-colonel Seupel du au - blessé par un ricochet de balle au mollet est évacué : commandant Soulages - commandant le bataillon depuis 3 jours, le commandant Soulages prend le commandement et est tué par un obus vers 12 heures : capitaine Leroy - ancien commandant le bataillon : commandant BarrièreDu 18 au - venant du dépôt divisionnaire 16 où il était en réserve de commandement, il prend provisoirement le commandement du régiment : lieutenant-colonel Gouneylieutenant-colonel Gouney du au - ancien chef d’état major de la DI. Est appelé à d’autres fonctions : chef de bataillon puis lieutenant colonel Andréachef de bataillon puis lieutenant colonel Andréa du au - venant du RI. Le lieutenant colonel Andréa est mis en route pour Salonique 1919 : colonel Moillardcolonel Moillard du au... - venant du RI dissous 1923 : colonel Gelin 1927 : colonel Lebel 1931 : colonel Dentz 1933 : colonel Genoudet 1935 : colonel Rivet 1937 : colonel Compagnon 1940 : colonel Grélot 1945 : colonel Sarreau 1963 : colonel Lenoir compagnie régiment d'infanterie 1963 : capitaine Arbogast 1964 : capitaine de Rancourt de Mimerand 1964 : capitaine Jamet 1966 : chef de bataillon Bonnet régiment d'infanterie divisionnaire 1969 : lieutenant-colonel Rousse Lacordaire 1973 : colonel (CR) Berthelot 1975 : colonel (CR) Aupy 1977 : colonel (CR) Duranton 1979 : colonel (CR) Henon (premier colonel d'origine « réserve ») 1983 : lieutenant-colonel (CR) Crochet régiment inter-arme divisionnaire 1985 : lieutenant-colonel (CR) Médard 1988 : lieutenant-colonel (CR) Baes 1991 : colonel Millour 1994 : lieutenant-colonel Boy Ecoles militaires de Bourges - 95e régiment d'infanterie

2019 : lieutenant-colonel Dubost 2021 : colonel Laplace

Garnisons, campagnes et batailles Ancien Régime

régiment d'infanterie de ligne ci-devant Salis-Marschlins (1791-1793)

Guerres de la Révolution et de l'Empire La conduite que tint le régiment d'infanterie de ligne ci-devant Salis-Marschlins pendant la Révolution française le rendit cher aux habitants de la Corse, qui, à l'époque du licenciement des troupes suisses en 1792, firent des démarches empressées pour le conserver. Dans un rapport à la Convention, Charles André Pozzo di Borgo chercha à prouver que ce régiment grison ne se trouvait point dans des conditions analogues à celles des autres corps suisses, que sa capitulation ne renfermait point les clauses onéreuses ou embarrassantes contenues dans les capitulations des autres régiments, qu'il était enfin tout à fait à la dévotion du gouvernement français. Salis-Marschlins fut, en effet, conservé provisoirement; mais, au commencement de 1793, il fut dénoncé comme attaché à la cause de Paoli, et sur la réclamation de Marat, sa dissolution immédiate fut décrétée, le , par la Convention. Cette mesure eut le résultat qu'on pouvait prévoir : le régiment de Salis-Marschlins passa sous les drapeaux de Paoli.

demi-brigade de première formation (1793-1798) Guerres de la Révolution En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec : le du d'infanterie (ci-devant Artois) le de volontaires de la Creuse le de volontaires de la Haute-Saône

La , fait la campagne de l'an II (1794) à l'armée du Rhin et combat à Edenkoben (13 et ). Durant celles de l'an III (1795) et de l'an IV (1796) il est avec l'armée de Rhin-et-Moselle et participe à la bataille de Handschuhsheim et au siège de Kehl. Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.

demi-brigade de deuxième formation (1798-1804) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le an VII () par l'amalgame de : Détachement de la de deuxième formation. Détachement de la de deuxième formation. Détachement de la de deuxième formation. Détachement de la de deuxième formation. De conscrits De Réquisitionnaires

La fait la campagne de l'an VII (1799) aux armées du Danube et du Rhin et celles de l'an VIII (1800) et de l'an IX (1801) à l'armée du Rhin. En 1800, la demi-brigade se distingua lors des combats et batailles de Kehl, d'Eckartsweier, Erbach et Dellmensingen, Vieux-Brisach et du combat du pont de Reichenau () French Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815.

d'infanterie de ligne (1803-1815) Par décret du an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec les , et de la de deuxième formation.

Guerres de l'Empire Le d'infanterie de ligne fait les campagnes de l'an XII (1803), de l'an XIII (1804) à l'armée de Hanovre. Il fait la campagne de l'an XIV (1805), 1806 et 1807 au de la Grande Armée, avec lequel, durant la campagne d'Allemagne, il s'illustre le 2 décembre 1805 durant la bataille d'Austerlitz., puis, durant la campagne de Prusse et de Pologne, aux batailles de Schleiz (9 octobre 1806), d'Iéna (14 octobre 1806), de Lübeck (6 et ), et le 14 juin 1807 les 2 bataillons du régiment participent à la bataille de Friedland..

À partir de 1808, le régiment est séparé. Une partie est rattachée à la de la Grande Armée et en garnison à Dantzig, dont un bataillon du régiment fit partie de la garnison de Dantzig de 1808 à 1814 date à laquelle il fut fait prisonnier de guerre et l'autre partie est rattachée à l'armée d'Espagne.

Les bataillons envoyés en Espagne sont engagés en 1808 à Durango et Espinosa, en 1810 à Jimena et Cadix, en 1811 à Cadix, Tarifa, et Albuera, en 1812 : Cadix, Miranda, et Saint-Petri et en 1813 à Vitoria, Col de Maya, et Col d'Aran.

Les autres bataillons font les campagnes de 1809 et 1810 aux du Rhin et au de l'armée d'Allemagne, ou le régiment se distingue aux batailles d'Essling et de Wagram, celle de 1813, au corps d'observation de Mayence, au de la Grande Armée et au corps d'observation de Bavière et combat à Dantzig et Dresde.

Le régiment effectue la campagne de 1814 à l'armée des Pyrénées, à la défense de Bayonne et défense de Mayence.

Après l'exil de à l'île d'Elbe une ordonnance de en date du réorganise les corps de l'armée française. Ainsi 90 régiments d'infanterie sont renumérotés, et le prend le . À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus.

En 1815, pendant les Cent-Jours, le RI de ligne ayant retrouvé son numéro, fait partie du de la Grande Armée et participant à la campagne de Belgique il se trouve le à la bataille de Waterloo, ou il couvre la retraite avec le de grenadiers de la Garde impérialeArt de la guerre sur stratisc.org

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises. Son numéro reste vacant jusqu'en 1854.

régiment d'infanterie de ligne (1854-1882) Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 20e régiment d'infanterie légère prend le numéro 95 et devient le régiment d'infanterie de ligne.